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Josh Norris sait que c'est difficile de choisir entre le hockey universitaire et le hockey professionnel.
Josh Norris sait que c'est difficile de choisir entre le hockey universitaire et le hockey professionnel.

Norris comprend les émotions du trio du North Dakota

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Josh Norris a une bonne idée des émotions que vivent présentement les espoirs des Sénateurs d’Ottawa Jacob Bernard-Docker, Jake Sanderson et Shane Pinto.

Le centre recrue est passé par là il y a moins de deux ans, quand l’ancien choix de première ronde des Sharks de San Jose acquis dans l’échange d’Erik Karlsson avait l’option de signer un premier contrat professionnel ou encore de rester à l’Université du Michigan pour une autre saison, lui qui avait raté les derniers mois de la campagne en raison d’une opération à l’épaule.

«Ça avait été une décision difficile pour moi, même si c’était un peu différent dans mes souliers en raison de ma blessure, ce qui avait ajouté de l’incertitude à savoir si je devrais sortir (du hockey universitaire) ou non, a-t-il raconté lundi après l’entraînement des Sénateurs. J’en parlais justement avec quelques autres gars hier. Pas nécessairement du cas de North Dakota, mais de retourner à l’école ou pas. C’est une décision difficile pour ces jeunes-là. Tu essaies de ne pas y réfléchir trop, mais je pense que tout le monde veut prendre la bonne décision. Ils vont savoir ce qui est le mieux pour eux et je suis certain qu’ils sont entourés de bonnes personnes. Ça reste un moment excitant, même si c’est une décision difficile à prendre.»

En tant que joueurs «amateurs», les joueurs issus des rangs universitaires n’ont pas d’agent officiel, juste un «conseiller familial».

Les trois choix des Sénateurs vont probablement les consulter de même que les dirigeants de l’équipe, pour voir quel serait le plan dans leurs cas. Il faut s’attendre à ce que Bernard-Docker et Pinto commencent avec le club-école de Belleville, tandis que Sanderson, le cinquième choix au total au dernier repêchage, cherche probablement l’assurance qu’il pourra faire le saut directement à la LNH, afin de «brûler» la première année d’un éventuel contrat.

Shane Pinto

«Il y a toujours de points de vue différents, différentes personnes qui pensent que certaines options sont mieux pour vous. En bout de ligne, c’est à vous de savoir ce que vous voulez faire, et prendre en considération toute l’information que vous obtenez de vos proches... Moi, ça m’a pris quelques semaines (il a signé son contrat en mai 2019). Mon père a eu une grande influence sur moi et il m’avait dit de prendre mon temps, et mon agence avait aidé aussi», poursuit Norris, qui a passé la saison dernière avec Belleville avant de s’imposer à sa saison recrue en 2021, lui qui a 8 buts et 18 points à sa fiche en 36 matches.

Norris a encore plusieurs amis au Michigan et il était déçu d’apprendre que leur saison a pris fin en queue de poisson, incapable de jouer leur match de huitième de finale à Fargo en fin de semaine parce qu’il y a eu des tests positifs à la COVID-19 au sein de l’équipe. «C’est décevant pour ces gars-là. J’ai été dans leurs souliers et j’ai été assez chanceux pour participer à un Frozen Four à ma première année... Les seniors (joueurs de quatrième année), ils se sont battus toute l’année pour finir leur carrière en se rendant au tournoi, et que leur chance de gagner le championnat leur soit enlevée, c’est difficile. Je sympathise avec eux et j’espère qu’ils auront une autre chance éventuellement», a-t-il noté.

Pour en revenir au trio du North Dakota, Thomas Chabot a indiqué que les joueurs parlent un peu entre eux de la possibilité qu’ils s’amènent. «C’est plate ces kids qui ont vu leur saison prendre fin alors qu’ils voulaient tout gagner. Certains d’entre eux ont l’occasion de débuter leur carrière pro maintenant et s’ils s’amènent à Ottawa, ça va être fantastique, nous allons être heureux de les avoir», a-t-il dit.

L’entraîneur-chef D.J. Smith attend patiemment de voir ce qui va se passer avec ces dossiers. «Tu ne sais jamais à quel point ces joueurs sont bons tant qu’ils ne sont pas ici. Avec certains gars, vous pensez qu’ils ne seront pas prêts dès leur arrivée et ils le sont, et pour d’autres, c’est vice versa. On sait qu’ils vont être de gros morceaux de cette franchise en allant vers l’avant dans cette reconstruction, nous allons les placer aux bons endroits pour avoir du succès s’ils s’amènent, que ce soit cette année, l’an prochain ou l’année suivante. On sait qu’éventuellement, ces gars-là vont nous aider à gagner», estime-t-il.