Le gardien des Sénateurs Anders Nilsson s'est signalé avec trois victoires la semaine dernières.

Nilsson première étoile de la semaine dans la LNH

RALEIGH — Avec ses cinq buts en quatre matches, Jean-Gabriel Pageau aurait certes mérité une des trois étoiles de la semaine dans la LNH comme cadeau de fête, lui qui célébrait son 27e anniversaire de naissance lundi.

Le centre gatinois des Sénateurs d’Ottawa s’est cependant fait damer le pion par son coéquipier Anders Nilsson, qui a mérité la première étoile devant Auston Matthews, des Maple Leafs de Toronto, et Cale Makar, de l’Avalanche du Colorado. Le gardien suédois a remporté ses trois départs au cours de la période visée, avec une moyenne de 1,64 et un taux d’efficacité de ,950 alors qu’il a arrêté 96 des 101 lancers dirigés vers sa cage.

« C’est un honneur dans une ligue où il y a tellement de bons joueurs. Honnêtement, je n’ai pas vu ça venir. En même temps, c’est lundi aujourd’hui, c’est une nouvelle semaine et il y a un nouveau match à jouer ce soir, tu ne peux pas trop penser à ça. C’est quelque chose à mettre de côté et à considérer après la saison, peut-être, alors qu’il faut vivre dans le moment présent », a commenté Nilsson quelques heures avant d’affronter les Hurricanes de la Caroline à Raleigh en soirée.

C’était un premier hommage du genre pour lui alors qu’il en est à sa septième saison dans la LNH. Pour les Sénateurs, c’était une première depuis avril 2017, quand le gardien Craig Anderson avait reçu lui aussi une première étoile hebdomadaire.

« C’est un jeu d’équipe et je pense que notre jeu collectif s’est amélioré beaucoup lors des deux dernières semaines... Quand l’équipe joue bien, c’est facile pour nous, les gardiens, de présenter de meilleures statistiques également. Les joueurs nous permettent de bien voir la rondelle et c’est plus facile », a-t-il noté. 

Un des trois gains de Nilsson a été enregistré grâce à un but gagnant de Pageau en prolongation, et le cerbère suédois a souligné à quel point le Gatinois contribue lui aussi aux récents succès de son club.

« Je ne connais pas ses chiffres de la semaine, mais il est en feu. Il est un excellent joueur et une bonne personne, je suis vraiment heureux pour lui, de le voir compter des beaux buts et des buts importants pour notre équipe. D’en arrière, quand je le vois obtenir une chance de compter, j’ai pas mal confiance en lui », a-t-il ajouté.

Entre les lignes

Avant leur entraînement optionnel lundi, les Sénateurs ont tenu une réunion et l’entraîneur-chef D.J. Smith a invité les joueurs à penser aux vétérans des différents conflits armés auxquels le jour du Souvenir rend hommage. « D.J. nous l’a dit ce matin, il y a des gens qui font des sacrifices tous les jours pour qu’on puisse jouer des matches. Ça met les choses en perspective, a dit le défenseur Mark Borowiecki, dont le grand-père Waclaw Borowiecki, décédé récemment, a participé à la Deuxième Guerre mondiale. J’ai la chance de jouer avec une rondelle pour gagner ma vie, mais j’ai aussi la chance de parler à beaucoup d’anciens combattants (en tant qu’ambassadeur du programme Soldier On) et ça rend ça (la guerre) plus réel. »

L’attaquant recrue Jonathan Davidsson a été retranché de l’alignement à la dernière minute lundi en raison d’une blessure au bas du corps remontant au match de samedi. Bobby Ryan a été appelé à le remplacer sur le quatrième trio aux côtés de Jean-Christophe Beaudin et Filip Chlapik.

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DZINGEL AIME ÊTRE UN JERK

Ryan Dzingel aime bien faire partie de la Bunch of Jerks, surnom pas très flatteur donné l’an dernier par le controversé Don Cherry à des Hurricanes dont il n’aimait pas les célébrations d’après-victoire au PNC Arena.

Congédié lundi, la « Cerise » ne pourra plus distribuer d’autres insultes du genre à Hockey Night in Canada, que ce soit envers les immigrants, les joueurs européens portant la visière et les Québécois. Une bonne chose, en passant.

L’ancien attaquant des Sénateurs, un compteur de plus de 20 buts à ses deux dernières saisons, a eu un peu moins d’options qu’il le pensait lorsqu’il est devenu agent libre le 1er juillet dernier, après un séjour de quelques mois à Columbus, ayant été refilé aux Blue Jackets contre Anthony Duclair et des choix de deuxième ronde en 2020 et 2021. 

Il a eu besoin d’une dizaine de jours avant de trouver preneur, signant un contrat de deux ans pour 3,375 M$/an. « Le plafond salarial n’a pas monté alors ça a été plus difficile que prévu, j’ai été nerveux pour un petit bout de temps, mais je suis content de m’être joint à un club qui a plusieurs bons jeunes joueurs. À moi de refaire mes preuves », a dit l’Américain qui a ajouté une 9e passe, pour aller avec ses trois buts, en première période lundi. 

« Matt Duchene dit qu’il ne me reconnaît plus, je fais des jeux, je ne suis plus un trou noir », a-t-il blagué. Dzingel a aussi rarement montré pendant qu’il était à Ottawa qu’il avait un certain talent pour lâcher les gants, lui qui a corrigé Vladislav Namestnikov samedi. « Il m’a donné un double-échec au visage et j’ai perdu la carte un peu. Mais je ne suis qu’un poids plume », a-t-il noté.

Namestnikov n’a donc pas été invité dimanche soir quand Dzingel est allé souper avec quelques anciens coéquipiers, dont Jean-Gabriel Pageau, Thomas Chabot, Chris Tierney et Bobby Ryan.