Anders Nilsson a repoussé 27 rondelles devant le filet des Sénateurs contre les Flyers.

Nilsson frustre les Flyers

Alain Vigneault et ses Flyers de Philadelphie ont réussi à contenir les élans offensifs de son concitoyen gatinois Jean-Gabriel Pageau vendredi soir.

Ils ont sacrifié de l’attaque pour ce faire cependant, alors que Pageau et ses coéquipiers, le gardien Anders Nilsson en particulier, ont limité les dégâts contre Claude Giroux et compagnie en route vers un gain de 2-1 devant une autre petite foule de 10 664 amateurs au Centre Canadian Tire.

Nilsson, qui avait été retiré du match à sa dernière sortie lundi dans un revers de 8-2 en Caroline, s’est particulièrement illustré en fin de rencontre alors qu’un bâton élevé de Colin White à l’endroit de Giroux a donné un avantage numérique de quatre minutes aux visiteurs, qui ont alors eu une occasion d’aller en prolongation pour un cinquième match de suite.

Le gardien suédois a notamment sorti la mitaine sur un tir de Giroux avec 2:32 à faire, un de ses 26 arrêts après lequel l’ancien capitaine des Olympiques a semblé aller lui parler pour tenter de le déconcentrer.

« S’il a dit quelque chose, je n’ai rien entendu. Il aime parler sur la glace, il est parfois bien drôle, mais à ce moment-là, je ne l’ai pas entendu », a relaté Nilsson après coup.

« Mon travail ne changeait pas (avec la double mineure), c’est d’arrêter la rondelle. Je ne me sentais pas à l’aise avec notre unité de désavantage numérique qui a connu un excellent match, surtout contre une équipe qui a plusieurs joueurs habiles sur le jeu de puissance », a ajouté Nilsson, la première étoile de la semaine dernière dans la LNH.

Giroux n’était pas dans le vestiaire des Flyers pour commenter le revers de son club dans son patelin d’adoption, lui qui a maintenant une résidence à Kanata.

Son entraîneur Alain Vigneault, dont le club était invaincu en temps réglementaire à ses sept matches précédents (5-0-2), a levé son chapeau aux Sénateurs.

« Nous étions prêts à jouer, notre première période a été bonne, mais on a été incapables de compter le deuxième but. En deuxième, ils ont été en mesure de gagner des batailles à un contre un et faire beaucoup plus de jeux que nous. En troisième, on a eu des chances, le jeu de puissance a eu une chance à la fin, mais notre exécution n’était pas à point », a-t-il analysé.

Les locaux avaient commencé le match sur les talons, ce qui a permis à Tyler Pitlick d’ouvrir le pointage dès la troisième minute de jeu, après quelques bons arrêts de Nilsson.

Blanchie à ses 16 chances précédentes de se déployer, l’attaque à cinq anémique des Sénateurs a réussi à obtenir seulement son cinquième but de l’année, œuvre de Tyler Ennis, au deuxième tiers, son tir se faufilant tout juste entre les jambières du jeune gardien Carter Hart. Ennis, qui a reçu une passe du défenseur Erik Brännström au bas de l’enclave, a compté trois des cinq buts des siens en avantage numérique.

Filip Chlapik a lancé Ottawa en avant moins de quatre minutes plus tard avec un tir vif de l’enclave qui a dévié sur le bâton d’un défenseur.

« C’était notre pire départ de l’année, les trois premières présences n’ont pas été bonnes, j’imagine qu’on n’était pas prêts, ou ils l’étaient. Mais après les cinq premières minutes, nous avons été compétitifs, on a joué avec ardeur. Notre “P.K.” (penalty kill) a fait le travail, c’est notre meilleure phase du jeu depuis le début de la saison », estimait l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Le centre Logan Brown est revenu au jeu lors de cette rencontre et il a raté une chance en or de compter son premier but dans la LNH, ratant une cage béante après un bel échange avec ses compagnons de trio Brady Tkachuk et Anthony Duclair.

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UN BUT GAGNANT POUR CHLAPIK

Filip Chlapik est probablement le prochain jeune joueur des Sénateurs qui pourrait bientôt se faire dire de se trouver un appartement à Ottawa.

L’attaquant tchèque joue du bon hockey depuis son rappel, lui qui a deux buts et trois passes en seulement neuf parties en jouant sur un quatrième trio.

L’auteur du but gagnant contre les Flyers pense que son club prend goût à la victoire, avec une fiche de 7-4 à ses 11 dernières sorties (8-10-1 au total). « Je pense qu’on a compris ce qu’il faut faire pour gagner. À chaque match, on donne notre 100 %. Ce soir, même quand on tirait de l’arrière 1-0, on n’a pas paniqué, on a continué à jouer de la même façon. On joue du bon hockey présentement... Le désavantage numérique à la fin nous a gagné ce match, tout comme “Nilly” (Anders Nilsson) », a noté Chlapik.

Ce dernier aime bien jouer avec Bobby Ryan sur le quatrième trio. « Il est un très bon joueur, les choses ont “cliqué” entre nous. On tente d’établir un bon échec-avant, créer de l’énergie pour les autres lignes et je pense qu’on fait du bon travail », a-t-il dit.

Le but de Tyler Ennis en avantage numérique avait auparavant créé l’égalité. « On n’a pas connu un bon départ, mais nous avons rebondi par la suite. On a fait ce qui fait qu’on a du succès, on a envoyé la rondelle au fond de la zone et on a travaillé plus fort que l’autre équipe. Et “Nilly” s’est tenu sur la tête ensuite pour nous donner la chance de gagner », a-t-il noté.

Quand il s’est fait demander s’il avait vu une ouverture sur son tir qui s’est frayé un chemin entre les jambières du gardien Carter Hart, il a rétorqué : « J’ai juste lancé. Ça ne rentrait pas pour moi récemment (cinq matches sans but), donc j’ai juste cherché à envoyer des rondelles au filet et j’ai été assez chanceux que ça rentre. »