Garret Sparks a connu une soirée difficile devant le filet des Maple Leafs, samedi. À l’autre bout de la patinoire, Anders Nilsson s’est beaucoup mieux débrouillé.

Nilsson aimerait jouer à Vancouver

Sans trop faire de vagues, Anders Nilsson continue de très bien faire son travail. Il s’était déjà montré dominant, jeudi, dans son blanchissage contre les Blues de Saint-Louis. Deux jours plus tard, il s’est offert une performance tout aussi solide contre les Maple Leafs de Toronto.

Les rivaux ontariens des Sénateurs possèdent la deuxième meilleure attaque de toute la Ligue nationale de hockey. Devant leurs milliers de partisans réunis au Centre Canadian Tire, ils ont marqué deux buts.

Pour marquer le deuxième, ils ont eu besoin de jouer plus de 90 secondes à cinq contre trois.

«Nous avons encore du travail à faire, défensivement parlant», note le jeune vétéran Zack Smith.

«Il faut, encore une fois, lever notre chapeau à Anders. Il a livré une autre solide performance. À plusieurs occasions, ses arrêts nous ont permis de rester dans le match», ajoute-t-il.

Après avoir vaincu, coup sur coup, deux équipes qui devraient participer aux séries, le Suédois de 28 ans se tourne vers l’avenir.

Les Sénateurs s’envoleront vers l’Ouest canadien, en fin de journée, lundi. Ils joueront leur prochain match à Vancouver. Là-bas, Nilsson retrouvera ses anciens coéquipiers.

Il aimerait bien obtenir la chance de les affronter pour ajouter à sa – récente – séquence victorieuse.

«Évidemment, je vais respecter la décision des entraîneurs. Ce sont eux qui décident. Mais ce serait vraiment amusant de prendre part à ce match», affirme-t-il.

Nilsson ne veut pas causer de vagues. Il comprend qu’il demeure le gardien de buts numéro deux des Sénateurs. Les gardiens réservistes ont rarement la chance d’entreprendre trois matches consécutifs entre les poteaux.

«Le match à Vancouver sera différent, pour moi, que je sois d’office ou non. Les émotions seront au rendez-vous, quel que soit mon rôle. J’ai hâte», a-t-il précisé.

Nilsson ne sera pas le seul membre de l’organisation qui aura un peu l’impression de retourner chez lui dans les prochaines heures.

L’entraîneur-chef intérimaire Marc Crawford connaît la métropole de la Colombie-Britannique comme le fond de sa poche. Il a porté le maillot des Canucks à 176 occasions, pendant six ans, à une époque où il faisait la navette entre la Ligue nationale et la Ligue américaine.

Il a élu domicile de façon permanente à Vancouver en 1998, en tant qu’entraîneur-chef. Il a conservé ce poste pendant sept saisons complètes.

«Beaucoup de gens me connaissent, là-bas. Je leur dois beaucoup d’argent. Ça me rend nerveux», a-t-il blagué, samedi soir, à l’occasion de son dernier point de presse.

Sur un ton légèrement plus sérieux, il a suggéré à tout le monde de savourer la victoire obtenue contre les Leafs avant de penser aux Canucks.

«Je veux que les boys profitent de leur soirée, a-t-il déclaré. Je veux qu’ils quittent le building avec le sourire. Ils viennent de gagner deux matches d’affilée. Ce n’est pas arrivé trop souvent, cette année.»

Opportunité

Les statistiques donnent quand même à Nilsson le droit d’espérer un troisième départ consécutif.

Pour une simple question de fierté, les Sénateurs aimeraient quitter la cave du classement.

Craig Anderson n’a pas gagné depuis le 17 décembre. Depuis, il présente une fiche de 0-12-1.

Nilsson, pendant ce temps, présente un dossier légèrement gagnant: 10 victoires contre neuf revers depuis son arrivée.

«Depuis mon arrivée, on m’a offert une grande opportunité de jouer souvent. Les entraîneurs, les dirigeants et mes coéquipiers ont confiance en moi. Je le sens», dit-il.

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QUATRE BUTS EN DEUX MATCHES : PÄÄJÄRVI A LE NUMÉRO DES MAPLE LEAFS

En marquant deux buts contre Garret Sparks, Magnus Pääjärvi (photo) a eu son gros mot à dire dans la victoire contre les Maple Leafs, samedi.

Le joueur de soutien n’a pas eu à chercher trop loin, dans sa mémoire, quand on lui a demandé de nous parler du dernier match où il avait enfilé l’aiguille deux fois. Il s’en souvenait très bien. Il a battu Frederik Andersen à deux occasions lors du dernier passage des Sénateurs dans la Ville-Reine, le 6 février dernier.

« J’aimerais bien que cette séquence s’étire encore un peu. Ce serait chouette », a-t-il dit, sourire en coin.

Les Sénateurs ont un dernier affrontement prévu contre leurs grands rivaux. Les Leafs seront de retour au Centre Canadian Tire, le samedi 30 mars prochain.

« Jouer contre Toronto, c’est toujours spécial. Il y a la rivalité, bien entendu. Les Leafs forment aussi une jeune équipe talentueuse. Nous voulons aussi former une jeune équipe talentueuse », indique l’ancien choix de première ronde qui est aujourd’hui âgé de 27 ans.

Pääjärvi a trouvé un moyen de marquer deux buts importants, samedi, contre les « jeunes et talentueux » Leafs.

Son premier, en particulier, a permis aux Sénateurs de se donner une priorité de 3-1 à mi-chemin en deuxième période.

« Nous avions besoin d’un gros shift à ce moment-là, croit Marc Crawford. Les deux buts de Magnus ont été importants. Chaque fois, la rondelle a frappé le poteau avant de se retrouver dans le filet. Il a donc décoché deux très bons lancers, très précis. »