Les efforts de Nick Paul ce week-end ont permis à l’attaquant des Sénateurs de pouvoir affronter les Coyotes, mardi soir.

Nick Paul prend du galon

Nick Paul a compté un but important pour son avenir à très court terme samedi soir à Saint-Louis.

Ce filet a permis à l’attaquant des Sénateurs de conserver son poste mardi lors de la visite dans la capitale des Coyotes de l’Arizona, même si Guy Boucher est revenu à un alignement à sept défenseurs afin de réintégrer Mark Borowiecki. C’est plutôt la recrue Rudolfs Balcers qui a écopé et s’est retrouvé sur la galerie de presse.

Pour ce qui est de savoir si ce petit (gros ?) but allait permettre à Paul de passer la pause de 10 jours sans match des siens en Floride avec sa copine ou plutôt à Belleville avec les petits Senators, qui ont un programme double à domicile contre Toronto vendredi et samedi au programme, il allait devoir patienter jusqu’après le match pour être fixé. Il en allait de même pour Balcers et le défenseur Christian Wolanin.

« Je vais probablement aller en Floride avec ma copine, j’ai une résidence là-bas et je dois préparer certaines choses parce que je vais la louer à quelques personnes bientôt, a-t-il confié au Droit quelques heures avant le match contre les Coyotes. Je n’ai aucune idée cependant si je vais avoir congé ou non. Ça va être un billet d’avion de dernière minute si ça se confirme. On va voir ce qui va se passer. Je ne suis pas encore certain. »

C’est le lot d’un joueur de quatrième trio qui a peine à se confirmer une place à temps plein dans la LNH, à sa quatrième saison dans l’organisation d’Ottawa.

Acquis dans l’échange de Jason Spezza à Dallas, l’imposant ailier gauche de 6’ 4’’ et 230 livres peut connaître d’excellents matches où il a vraiment l’air à sa place dans le circuit Bettman, alors qu’il y a encore plusieurs occasions où il est plutôt invisible, ce qui n’est pas facile à faire pour un joueur de sa taille.

Ça explique pourquoi, depuis son deuxième rappel de la saison au début décembre, il a été laissé de côté à huit occasions, dont les deux matches précédant celui de samedi à Saint-Louis.

Avant de déjouer Jordan Binnington et de voir la rondelle franchir tout juste la ligne des buts quand il a accepté une passe de Mikkel Boedker dans l’enclave, Paul n’avait qu’une passe à sa fiche en 17 matches cette saison. Son but précédent dans la LNH, lui qui en a quatre en tout en 54 parties réparties sur quatre ans, remontait au 29 décembre 2017 lors d’un match contre Columbus.

« C’était bien de marquer. Je pense que j’ai obtenu des chances autour du filet, j’ai frappé une couple de poteaux. Ça enlève un petit poids des épaules de finalement marquer après avoir obtenu autant de bonnes chances de le faire. J’espère que ça va rentrer plus facilement à partir de maintenant. Je dois continuer à faire ce que je fais. J’ai des chances, il faut juste que je capitalise sur celles-ci. Mes meilleurs matches sont lorsque je donne des mises en échec et que j’utilise ma vitesse. Je dois continuer à le faire pour obtenir des déviations et sauter sur des retours », soulignait-il.

Le but de Paul a été compté à l’occasion du voyage des pères auquel son paternel, Ellwood, participait. « Il a eu beaucoup de plaisir, notamment lorsque nous sommes allés souper chez Ruth’s Chris Steakhouse. C’était la première fois qu’il mangeait là. C’était bien de compter quand il était là. Maintenant que j’y pense, ça aurait été bien de ramasser la rondelle pour lui. Je n’y ai pas pensé à ce moment-là », a-t-il raconté.

L’entraîneur-chef Guy Boucher n’a pas voulu discuter des rétrogradations qui pourraient toucher Paul et compagnie après le match contre l’Arizona. Concernant celui-ci, il a simplement dit : « Il a compté un but et il a eu quelques mises en échec, il a travaillé fort. Je ne voulais pas le sortir [de l’alignement] à cause de ça. Balcers ne le méritait pas, mais je pensais que c’était juste de garder Paul... Je voulais lui donner la chance de connaître un bon match. »

+

LES SÉNATEURS EN BREF

Une date butoir ?

Les tractations se poursuivent dans les dossiers des trois joueurs autonomes potentiels des Sénateurs, Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Un des informateurs de TSN, Darren Dreger, a avancé que les négociations avec le clan Duchene se poursuivent et il soutient qu’une date butoir pourrait être fixée dans environ trois semaines afin de savoir s’il accepte de signer une prolongation de contrat. « Ottawa a besoin de savoir [ce qu’ils font] d’ici au 10 février, le 15 au plus tard », a-t-il déclaré en entrevue avec une station de radio de Vancouver mardi. Son collègue Bob McKenzie ne pense pas que ces dossiers vont se régler pendant la pause qui s’amorce mercredi, alors que le DG Pierre Dorion assistera au match des espoirs de la LCH, avant de quitter pour l’Europe.

Plus que deux

Les visiteurs mardi soir, les Coyotes, ont subi tout un roulement de personnel au cours des deux dernières années. L’attaquant des Sénateurs Mikkel Boedker a révélé en matinée qu’il ne reste que deux joueurs avec qui il a joué dans cette organisation qui l’a repêché en 2008 (8e au total) et l’a échangé au Colorado en février 2016 (notamment contre Alex Tanguay), soit le défenseur Oliver Ekman-Larsson et l’attaquant Bruce Richardson (blessé présentement). « Ça reste l’équipe qui m’a repêché et avec laquelle j’ai joué plusieurs saisons. Tu veux surtout battre ton ancien club qui t’a échangé », a dit Boedker en matinée, lui qui est resté ami avec Ekman-Larsson, un partenaire de tennis qui a assisté à son mariage l’été dernier.

Lajoie de retour

Laissé de côté samedi à Saint-Louis, le défenseur Maxime Lajoie était de retour à son poste mardi contre les Coyotes. « Je voulais juste lui donner un repos. Parmi tous nos jeunes joueurs, c’est lui qui a été le plus taxé. Je voulais aussi donner un match à Ben Harpur », a expliqué l’entraîneur-chef Guy Boucher. L’arrière franco-albertain s’est fait dire par ses entraîneurs que pour garder sa place dans l’alignement, « c’est juste d’être un peu plus ‘physique’ et d’utiliser davantage mes jambes. Quand je ne patine pas autant, je n’appuie pas l’attaque autant », a dit Lajoie, qui profitera de la pause de 10 jours pour aller se reposer à Palm Springs et Los Angeles, en Californie.