Chris Neil célèbre le but de son coéquipier Colin Greening, samedi soir.

Neil a rêvé à un «vrai» tour du chapeau

Après le match de samedi, on parlait surtout de Nazem Kadri. On parlait aussi de Phil Kessel. L'ailier vedette des Maple Leafs a connu une (énième) soirée de rêve contre les Sénateurs en marquant trois buts.
Avec tout cela, on a presque oublié que Chris Neil a bien failli réussir deux tours du chapeau sur la patinoire du Air Canada Centre.
Neil a réussi un doublé. Il a également obtenu une mention d'aide. Il était donc à un combat près de compléter le troisième «Gordie Howe» de sa carrière.
«Il ne manquait pas grand-chose. Dès ma première présence sur la glace, Colton Orr m'a demandé de jeter les gants. Le moment était mal choisi. Je me bats quand c'est nécessaire ou quand ça peut rendre service à mon équipe. Au hockey, un combat n'est pas un geste égoïste», explique-t-il.
Quand il a marqué son deuxième but, Neil a cessé de penser au «Gordie Howe». Quand il a marqué son deuxième but aux dépens de Jonathan Bernier, il s'est mis à rêver à un «vrai» tour du chapeau.
Il avait déjà connu trois matches de deux buts dans la LNH. Une soirée de trois buts, par contre, ce n'était jamais arrivé.
«C'est presque arrivé cette fois-ci, insiste Neil. J'ai obtenu un bon tir du revers en fin de soirée. La rondelle a frappé l'épaule de Bernier. C'était une vraie belle chance de marquer et j'étais déçu quand il a fait l'arrêt. Ce n'est pas grave, je m'en suis vite remis. Je vous ai toujours dit que je me fiche un peu du nombre de points que je peux obtenir dans une soirée. Pour moi, ce sont les deux points au classement qui comptent», dit Neil.
Coup de pouce à Greening
L'homme fort pourra quand même se consoler en se disant qu'il a réussi à donner un coup de pouce à un coéquipier qui en avait besoin, samedi.
Pour obtenir sa mention d'aide, il a servi une passe à son partenaire de trio Colin Greening. Toute une passe, à part ça. Dans une descente à deux contre un à toute vitesse, il a réussi à faire passer la rondelle par-dessus le bâton du défenseur adverse Cody Franson.
La passe a permis à Greening de mettre un terme à une disette de 10 parties sans marquer.
«Une vraie de vraie passe payante, croit l'ailier terre-neuvien. J'essaie par tous les moyens d'augmenter la production à l'attaque. Cette fois, Chris a vraiment fait le gros du travail. Je n'ai eu qu'à la mettre dedans. En plus, à ce moment-là, ce but nous permettait de prendre les devants par deux buts. J'imagine que je peux construire là-dessus.»
Malgré toutes les expériences de Paul MacLean, Greening finit presque toujours par rebondir dans le troisième trio des Sénateurs. Il passe donc le plus clair de son temps à s'entraîner et à jouer avec Neil. Il n'était pas trop surpris de le voir compléter une passe aussi précise à haute vitesse.
«Il est capable de compléter des passes comme celle-là, ça ne fait aucun doute dans mon esprit. Il n'a pas trop souvent la chance de le démontrer durant les matches. Avec notre style de jeu, nous n'avons pas trop souvent la chance d'attaquer en surnombre», croit-il.
«Samedi, en tout cas, Chris a connu un grand match. Il a participé à tous nos buts. Pour une fois, ses efforts ont été récompensés.»