Alexandre Burrows répète que les Sénateurs croient en leurs chances contre Pittsburgh, contrairement à beaucoup d'experts.

«Négligés pour une troisième fois»

Guy Boucher n'a même pas jugé bon de jouer la carte des négligés avant de prendre le chemin de Pittsburgh, estimant que c'était l'évidence même.
« Tout ce que je sais, c'est que nos joueurs méritent d'être ici. Nous affrontons les champions en titre de la coupe Stanley, qui viennent de vaincre l'équipe numéro un en saison régulière (Washington). Pas besoin de décrire l'affrontement ici, tout le monde sait de quoi il en retourne », a commenté l'entraîneur-chef des Sénateurs vendredi. 
L'attaquant québécois Alexandre Burrows pense en effet que les Sénateurs sont les négligés des parieurs, mais en le concédant, il a lancé une petite pointe au gardien Marc-André Fleury.
« C'est sûr que oui, nous sommes négligés pour une troisième fois (après Boston et New York). Là, ce sont les champions en titre de la coupe Stanley. Ils ont le meilleur joueur de la Ligue nationale des 10 dernières années (en Sidney Crosby), le meilleur Russe de l'histoire avec (Evgeny) Malkin et Marc-André Fleury qui a gagné une coupe Stanley et qui joue au-dessus de sa tête présentement. Ils ont plusieurs éléments clés, c'est normal qu'on soit les négligés à ce temps-ci de l'année », a-t-il lancé.
Fleury a repris son poste de gardien partant quand Matt Murray s'est blessé au bas du corps pendant la période de réchauffement du premier match de la série de première ronde contre Columbus, et il semble bien qu'il conservera le poste même si ce dernier est rétabli, ayant agi comme adjoint lors du septième match de la série contre les Capitals où Fleury a obtenu un jeu blanc. « Je le connais personnellement, je sais que c'est un excellent gardien de but et je n'ai jamais eu de doute en ses habiletés. Je suis un peu content pour lui qu'il ait pu reprendre le filet et avoir du succès », a ajouté Burrows pour tempérer un peu ses propos.
L'ailier acquis des Canucks de Vancouver a réitéré à quel point il importe peu que les gens de l'extérieur croient ou non aux chances des siens de l'emporter, l'important est qu'eux ont cette foi.
« C'était ma vision quand j'étais échangé, je croyais que les Sénateurs avaient une bonne équipe de l'extérieur. Qu'ils étaient bien dirigés, qu'ils jouaient de la bonne manière, ne sacrifiaient pas de la défensive pour de l'offensive. Je savais aussi qu'ils avaient d'excellents morceaux pour gagner une coupe Stanley, comme un défenseur numéro un de la trempe d'Erik Karlsson et un gardien de premier plan comme Craig Anderson, beaucoup de profondeur offensivement, de bonnes unités spéciales... Je me suis rendu compte que c'est un groupe qui est tissé serré... Le discours du premier jour de Guy Boucher était "Pourquoi pas nous" et il l'a répété quand je suis arrivé », a-t-il raconté.
Comme Burrows, le Gatinois Derick Brassard a déjà atteint la troisième ronde des séries à quelques reprises, et il s'est mesuré aux Penguins lors des trois dernières années, remportant deux de ces duels (2014 en sept matches et 2015 en cinq), il sait donc à quoi s'attendre.
« L'expérience que j'ai eue avec les Rangers (contre Pittsburgh), ça va m'aider personnellement ainsi qu'à l'équipe... On est conscient que ce ne sera pas facile, mais on est conscient aussi qu'on peut battre n'importe qui, a-t-il dit. Je les connais quand même assez bien, il y a des petits détails sur les mises au jeu ou les tendances sur la patinoire que je vais pouvoir partager avec mes coéquipiers, c'est certain. »
Boucher a mentionné qu'avoir affronté un club rapide comme les Rangers au tour précédent devrait bien servir ses joueurs. « On fait face au même défi en termes de vitesse et de contre-attaque. Ils ont énormément de vitesse, avec des super-vedettes qui peuvent créer quelque chose à partir de rien », estime-t-il.
Les Sénateurs n'auront au moins pas le défenseur Kristopher Letang, l'équivalent de Karlsson chez les Penguins, dans les pattes lors de cette série alors que sa saison est terminée. « Il est une autre super-vedette, mais ils ont de la profondeur avec huit gars qui sont capables de jouer dans la ligue. C'est un défi, mais nous allons tenter de les fatiguer plus la série avance. Ça risque d'être long », estimait l'attaquant Mark Stone, qui a compté des buts lors des deux derniers matches de la série contre New York.