Eugene Melnyk

Moins de revirements, plus de victoires

Eugene Melnyk est un homme de parole.
Lors de sa dernière visite à Ottawa, le propriétaire des Sénateurs s'était dit « intéressé » à offrir un autre contrat à Bryan Murray. Les conditions gagnantes n'étaient cependant pas réunies pour se lancer dans un blitz de négociations.
« Il est bien plus facile de négocier durant une longue séquence victorieuse », avait-il souligné.
Il a fait cette déclaration le 16 décembre dernier. Les Sénateurs avaient remporté seulement cinq de leurs 15 parties précédentes.
Depuis ce jour, tout va beaucoup mieux. Les Sénateurs présentent une fiche de 7-3-2. Ils ont signé une autre victoire sur une patinoire étrangère, samedi soir, à Nashville.
Pendant quelques heures, ce week-end, ils se sont retrouvés à égalité avec les Red Wings de Détroit au quatrième rang dans la section Atlantique.
Paul MacLean s'explique assez facilement ce revirement de situation. « Je consulte la feuille de match de notre victoire contre les Predators et je vois que nous avons seulement commis cinq revirements durant toute la soirée.
« En début de saison, il nous arrivait de commettre 15 revirements dans une seule période ! »
« Nous en avons très souvent parlé dans nos 40 premières parties.
« Tous ces revirements nous poussaient à passer trop de temps dans notre territoire. Dernièrement, nous avons beaucoup plus de facilité à compléter nos sorties de zone. Moins de revirements, plus de temps passé en territoire adverse, moins de défaites, plus de victoires. »
Cette nouvelle réalité ferait également en sorte que les Sénateurs passent moins de temps à se défendre en infériorité numérique.
Moins de pénalités
« Les joueurs qui commettent beaucoup de revirements se retrouvent souvent dans une position où ils doivent utiliser leurs bâtons pour ralentir leurs adversaires. Nous passons moins de temps au banc des pénalités dernièrement parce que nous passons moins de temps dans notre territoire. Il y a un lien de cause à effet », opine MacLean.
En passant moins de temps dans leur zone, les Sénateurs ont réussi à récolter cinq points sur une possibilité de six dans les trois premières parties d'un voyage de quatre parties. La quatrième rencontre sera présentée demain soir au Xcel Energy Center de Saint-Paul, au Minnesota.
« Cinq points sur six, c'est bien. Le problème, c'est que dans une séquence victorieuse comme ça, on peut devenir gourmands. Nous voulons gagner le dernier match », dit Jason Spezza.
sstlaurent@ledroit.com