Marc Méthot pourrait manquer à l'appel lors du premier match contre les Bruins.

Méthot espère être de retour bientôt

Les Sénateurs d'Ottawa ont adopté le slogan propre au poker, « All in », pour leurs séries de ce printemps.
Kelly de trop ?
Pour amorcer leur duel contre les Bruins de Boston en première ronde, il pourrait cependant manquer un jeton important dans leur jeu. Le défenseur Marc Méthot demeure un cas douteux en raison d'un auriculaire de la main gauche qui a dû être reconstruit de toute pièce.
« Je ne sais pas encore si je vais jouer. Je dois parler à nos soigneurs et on va prendre une décision, a raconté le défenseur franco-ontarien après son premier entraînement complet depuis l'incident. Le petit doigt a été coupé complètement. Ce sont des choses qui arrivent à ce jeu. Ce n'est qu'un doigt et il y a des choses bien pires qui arrivent à bien des gens. C'est quand même surprenant, tout ce qui peut arriver en pratiquant un sport... »
Méthot a dit qu'il fait tout pour revenir au jeu.
L'entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, voit bien que son défenseur aimerait jouer. Il devra cependant prendre une décision pour son bien à long terme.
« Tout le monde est prêt sauf Meth. Je vais devoir prendre une décision. C'est un peu serré, et chaque jour fait une énorme différence pour lui. On va voir. On pourrait attendre quelques jours de plus », a indiqué Boucher, notant que Fredrik Claesson ou Ben Harpur serait appelé à le remplacer s'il demeure sur la touche.
« Si c'était un septième match, il jouerait, c'est certain. En attendant, est-ce qu'on est mieux avec un gars à 100 % comme Claesson ou Harpur ou un gars à 85-90 %, qui pourrait être à 100 % trois jours plus tard ? C'est ma décision à ce moment-là », a ajouté Boucher plus tard.
Le deuxième match de la série aura lieu samedi.
Méthot a révélé que Crosby a communiqué avec lui une semaine après l'incident, présumément pour s'excuser du dommage causé par son coup de bâton.
« J'ai échangé quelques mots avec lui quand c'est arrivé, puis je suis parti parce que je sentais que quelque chose bougeait dans mon gant. J'ai commencé à patiner vers le banc et je voulais voir ce qui n'allait pas, donc j'ai enlevé mon gant. J'ai vu que (le bout) pendait, retenu par un peu de peau », a relaté Méthot au sujet de l'incident qui a revu souvent en reprise à la télévision.
« J'ai eu de mauvaises blessures, comme une mâchoire fracturée. Ça, c'était différent. C'était pire parce qu'il y a beaucoup de nerfs là-dedans... La première semaine a été vraiment difficile, ça faisait tellement mal que je ne pouvais pas dormir. À part ça, c'est d'avoir de la patience que tout "pogne" dans le doigt et que ça guérisse, mais ça prend du temps », a ajouté Méthot, qui pourrait avoir besoin d'être opéré à la fin de la saison dans l'espoir de retrouver toutes ses sensations dans le doigt.
Méthot a profité de son absence pour se fiancer avec sa copine de longue date, Ellie Campbell, imitant ainsi son partenaire à la ligne bleue, Erik Karlsson. 
Ce dernier était heureux de le retrouver mardi sur la glace du Sensplex.
« Il est un vétéran et quand il va être capable de jouer au meilleur niveau possible, on va avoir besoin de lui, que ce soit (mercredi) ou pour un autre match », a indiqué Karlsson. Le capitaine s'est lui-même dit dit « assez près » d'être rétabli à 100 % d'une blessure à un pied.
Kelly de trop ?
Chris Kelly
Chris Kelly est un des trois joueurs des Sénateurs qui ont disputé toutes les 82 parties du calendrier régulier pour les Sénateurs, Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt étant les deux autres. S'il faut se fier aux trios déployés mardi par Guy Boucher, il est cependant fort possible qu'il soit laissé de côté contre les Bruins, son ancien club avec qui il a gagné la coupe Stanley en 2011, afin de faire place à Zack Smith au centre du quatrième trio.
« Les entraîneurs et la direction vont prendre des décisions pour aider notre équipe à gagner et comme joueur, c'est notre travail de jouer et de s'inquiéter seulement de ce qu'on peut contrôler », a dit Kelly au sujet de cette possibilité. Boucher a cependant dit de ne « pas trop se fier aux lignes d'aujourd'hui, ça pourrait changer après cinq minutes ». Mais son message aux vétérans comme aux jeunes qui pourraient être laissés de côté est « le même qu'en saison, quand tu joues, tu joues, quand tu ne joues pas, tu as une excellente attitude et tu es un bon coéquipier. Si tu n'as que quelques gars qui peuvent jouer, tu ne gagneras pas en séries », a-t-il dit.