Heureux du rendement de Marc Méthot, les Sénateurs ne s'ennuient pas trop de Nick Foligno.

Méthot contre Foligno, toujours un bon échange

Quatre ans et demi après qu'il ait été consommé, l'échange un pour un de Marc Méthot contre Nick Foligno demeure une de ces rares transactions qui s'avère bonne pour les deux équipes.
Les Sénateurs sont toujours satisfaits de leur arrière franco-ontarien qui complète très bien Erik Karlsson sur leur première paire de défenseurs avec son différentiel de plus-13. Et après une saison difficile l'an dernier, Nick Foligno est à nouveau un joueur d'impact pour les Blue Jackets, le deuxième compteur d'un club qui lutte pour le premier rang du classement général de la LNH.
Méthot ne porte cependant pas attention aux performances du joueur contre qui il a été échangé le 1er juillet 2012, sauf quand il l'affronte, évidemment, ce qui était le cas jeudi soir.
Marc Méthot
« Je ne me préoccupe pas de ça, pour être bien honnête. Dès le départ, ce n'était pas quelque chose qui m'inquiétait. Je le connais un peu en dehors de la glace, je l'ai rencontré lors de quelques rencontres de l'Association des joueurs pendant le lock-out, je sais que les gars l'aimaient beaucoup ici. Mais je n'y porte pas attention », a raconté Méthot quelques heures avant d'affronter son ancien club.
Foligno, de son côté, est heureux d'avoir rebondi après une campagne 2015-2016 qui l'avait vu passer de 73 à 37 points alors qu'il en était à sa première saison comme capitaine d'un club qui n'a jamais pu récupérer d'un départ désastreux (huit revers de suite).
« Nous connaissons du succès et c'est fantastique, mais je ne me pince pas pour voir si je rêve. Après la saison de l'an passé, on sait ce que c'est que d'être de l'autre côté et on réalise à quel point les choses peuvent changer vite. Notre mentalité, et je donne beaucoup de crédit à Torts pour ça, est d'avoir une attitude de professionnels cherchant à s'améliorer tous les jours. On ne s'occupe pas du reste, on n'a même pas pensé à notre séquence de (16) victoires avant les trois derniers matches, je dirais », a-t-il confié en matinée, alors que son club, selon une pratique établie, n'a pas tenu d'entraînement matinal.
Changement de culture 
« Torts », c'est évidemment l'entraîneur-chef John Tortorella, qui s'était amené en relève à Todd Richards au début de la saison dernière. Pour ce dernier, une partie du changement de culture de l'équipe passe par l'attitude de Foligno, qui avait 15 buts et 36 points à sa fiche avant le match de jeudi.
« L'an dernier, il se tordait l'estomac avec les problèmes du club alors qu'il était un capitaine pour la première fois. Il se sentait responsable et n'a pas été assez égoïste pour s'occuper de son jeu d'abord, il s'inquiétait de tout le monde. Il a fait les choses dans l'ordre cette année, il s'occupe de lui d'abord et là, je le vois aider d'autres gars lentement. Il a dû remettre son jeu sur les rails, car il n'a pas été bon l'an passé », a-t-il noté.
« J'ai appris beaucoup sur moi (l'an dernier), a dit Foligno de son côté. J'ai appris la bonne façon de mener et quoi ne pas faire. J'ai pesé sur le bouton reset cet été quand je suis allé au Championnat mondial (avec Équipe États-Unis). J'en ai parlé avec un gars comme Alfie (Daniel Alfredsson) qu'il faut faire le travail tous les soirs, même quand c'est difficile. Je mets l'accent là-dessus et je pense que ça m'a aidé et que ça aide notre groupe... J'imagine que j'ai ce club très à coeur, quand j'ai été échangé ici, je voulais être un joueur important pour changer les choses. »
Foligno et son épouse Janelle ont eu une grande épreuve à traverser après son arrivée à Columbus alors que sa fille Milana, née en octobre 2013, a eu besoin d'une opération au coeur pour une rare maladie. Elle s'en est tirée et a maintenant trois ans, et elle a un petit frère tandis que la famille attend un autre enfant en mai, était-il heureux de rapporter.
Claesson joue, Bailey rappelé
Fredrik Claesson
Un virus a affaibli quelques joueurs des Sénateurs au courant de la journée de jeudi et celui-ci a particulièrement frappé fort le défenseur Mark Borowiecki, qui n'a pas été en mesure d'affronter les Blue Jackets.
Le septième défenseur Fredrik Claesson a donc été appelé à jouer son neuvième match de la saison, son premier depuis le 7 janvier quand il avait remplacé un Bobby Ryan laissé de côté contre Washington.
« Je suis "Ready Freddy", a-t-il blagué en se présentant devant les journalistes après la pratique matinale optionnelle. C'est excitant d'avoir la chance de rentrer dans l'alignement à nouveau... Je vais être moi-même, essayer de frapper quelqu'un, faire ce que je fais et m'amuser. »
Par mesure de précaution, le club a aussi rappelé l'attaquant Casey Bailey de son club-école de Binghamton, mais il n'est pas arrivé à temps pour le match et tous les attaquants dont les cas étaient douteux étaient finalement disponibles.
Bailey devrait demeurer avec l'équipe pour le week-end alors que deux matches en 24 heures, samedi à Toronto et dimanche contre les Blue Jackets au Centre Canadian Tire, sont au programme.
Damné canon à Colombus
Les visiteurs au Nationwide Arena se font toujours surprendre par le canon que les Blue Jackets font retentir à la fin des hymnes nationaux ainsi qu'après chacun de leurs buts.
« Quand tu joues ici, tu t'habitues à l'entendre. Lorsque tu ne viens pas ici souvent, tu peux sursauter parce qu'il est vraiment bruyant. C'est une tradition assez cool qu'ils ont établie ici, c'est bien qu'ils aient réussi à la conserver aussi longtemps, a souligné l'ancien Blue Jacket Marc Méthot jeudi matin. C'est certain que mon but, c'est de ne pas l'entendre ce soir. »