Eugene Melnyk a mentionné qu’il hésitait en raison de la partie résidentielle du projet Rendez-vous LeBreton, qui comporte 4000 unités alors qu’il y a plusieurs autres projets de condominiums dans le secteur.

Melnyk hésite

La deuxième journée de rencontres du propriétaire des Sénateurs d’Ottawa Eugene Melnyk avec des détenteurs d’abonnements a permis d’apprendre que celui-ci entretient de sérieux doutes quant à la viabilité du projet de revitalisation des plaines LeBreton, qui comprend la construction d’un nouvel aréna pour son équipe.

Melnyk en avait déjà parlé lors de sa controversée sortie de décembre dernier, à la veille de la Classique 100 de la LNH au parc Lansdowne, quand il avait aussi évoqué la possibilité de déménager l’équipe dans une autre ville si les assistances «devenaient un désastre».

Il avait alors déclaré : «Je ne suis pas certain que le centre-ville est la solution. La Ville et d’autres sont de cet avis, mais bien des gens se demandent si on a besoin d’être au centre-ville.»

En réponse à la question d’un amateur à la session de mercredi matin à 7 h, Melnyk a lancé cette fois : «Concernant le projet LeBreton et la CCN (Commission de la capitale nationale), c’est un processus très difficile, beaucoup plus que je le pensais. Ce n’est pas la CCN qui retarde l’entente. Ils ont été en fait très bons à travers tout ce processus. Les problèmes que nous rencontrons sont tellement compliqués que je ne peux commencer à les décrire. C’est un projet gigantesque, avec des risques énormes. J’aime prendre des risques, mais ce projet-là est vraiment un coup de dé. Si nous avons tort, nous avons vraiment tort», peut-on l’entendre dire dans un enregistrement de la rencontre effectué par un amateur, qui l’a partagé sur internet.

«La question que je me pose est, est-ce qu’on doit déménager de Kanata, où nous nous sommes stabilisés, où nous sommes ‘OK’ ? Pourquoi déménageons-nous ? Est-ce que c’est pour se rapprocher de gens qui ne peuvent pas ou ne veulent pas acheter de billets ? Notre défi à ce moment-ci est vraiment d’essayer de parler aux gens du gouvernement fédéral et même du gouvernement municipal pour permettre à leur monde d’avoir accès à des billets de courtoisie. Nous n’avons pas de base corporative ici à Ottawa. Nous avons un gros employeur qui a maintenant interdit à ses employés d’obtenir des billets pour un match. si vous regardez d’autres marchés, ils ont une base corporative. Ils donnent des billets à leurs amis, leurs familles, leurs employés. Nous ne pouvons pas faire ça, ici à Ottawa. Je ne pense pas qu’on a réalisé l’impact que ça pouvait avoir lorsque cette mesure est entrée en vigueur, en 2005-2006, je crois. Ça doit changer», a-t-il poursuivi.

En réponse à une autre question un peu plus tard, Melnyk a mentionné qu’il hésitait en raison de la partie résidentielle du projet Rendez-vous LeBreton, qui comporte 4000 unités alors qu’il y a plusieurs autres projets de condominiums dans le secteur, dont un pour deux tours de 50 étages, pourraient saturer le marché, alors que le taux d’immigration à Ottawa ne serait pas assez élevé pour répondre à l’offre.

«Je soupèse le risque (‘hedging’, en anglais)... Il faut être financièrement responsable», a-t-il dit.

Plus tôt, il avait aussi mentionné que les négociations avec la CCN. se poursuivent. «Ça va prendre du temps. À un moment donné, nous allons y arriver ou dire que c’est fini pour nous, nous allons rester à Kanata, où nous avons une base de partisans. Je connais les difficultés pour se rendre là, dans nos sondages, le premier problème mentionné est le stationnement», a-t-il indiqué.

Melnyk a aussi déclaré qu’il va continuer à occuper le poste de président et chef de la direction laissé vacant quand Tom Anselmi a démissionné en janvier, jusqu’à nouvel ordre. «J’ai hérité de cet emploi, a-t-il affirmé. J’aimerais bien mieux trouver quelqu’un pour mener cette entreprise et juste aller aux matches et m’amuser. Mais ‘the buck stops here’ et je vais faire du bon travail, je suis en affaires depuis longtemps», a-t-il ajouté.

Côté hockey, le directeur général Pierre Dorion, qui rencontrera les médias jeudi matin pour faire son bilan de la saison, a indiqué qu’il a amorcé des négociations de contrat avec l’attaquant Mark Stone, qui sera joueur autonome avec compensation (éligible à l’arbitrage salarial) le 1er juillet prochain.

Chris Neil nommé ambassadeur des Sénateurs

Chris Neil est de retour dans l’organisation des Sénateurs d’Ottawa.

L’ancien dur à cuire de l’équipe a été nommé mercredi à titre d’ambassadeur des Anciens par le propriétaire Eugene Melnyk, rôle qu’il partagera avec son ancen coéquipier Chris Phillips. À ce titre, il sera principalement responsable d’appuyer le travail de sensibilisation de l’équipe partout dans la région d’Ottawa-Gatineau ainsi qu’auprès des gens d’affaires de la région.

Choix de sixième ronde en 1998, Neil a annoncé sa retraite en décembre dernier alors qu’il a disputé son dernier match lors du sixième match de la série de deuxième ronde contre les Rangers de New York. Il a disputé plus de 1000 matches, tous avec Ottawa (troisième à le faire après Daniel Alfredsson et Phillips) et est le joueur le plus puni de l’histoire du club avec ses 2522 minutes passées au cachot.

« Nous sommes ravis du retour de Chris chez les Sénateurs, a déclaré Melnyk par voie de communiqué. L’un des joueurs les plus résilients et déterminés que cette franchise n’aie jamais connu, la mentalité de Chris de faire passer l’équipe d’abord ainsi que sa qualité de personne accessible lui permettra de remplir ce nouveau rôle avec succès; il est le candidat parfait pour représenter la marque des Sénateurs. »

Natif de Flesherton, en Ontario, Neil réside toujours à Ottawa avec son épouse Caitlin et leurs trois enfants, Hailey, Cole et Finn. Le couple est co-présidents d’honneur de la Maison Roger-Neilson depuis juillet 2011.