Les partisans ne sont pas au rendez-vous, mais Eugene Melnyk préfère ignorer «99% de ce qui se dit».

Melnyk doute du mécontentement des amateurs des Sénateurs

CALGARY — Eugene Melnyk a donné sa première entrevue en 15 mois jeudi, à une station de radio de Toronto comme il l’a si souvent fait par le passé.

En rompant son silence qui remontait à la veille du match en plein air où il avait évoqué la possibilité de déménager la franchise, le propriétaire des Sénateurs n’a pas été trop controversé cette fois, sauf peut-être lorsqu’il a été question des partisans de l’équipe qui l’ont pris en grippe au cours des dernières années. Melnyk semble douter de leur existence même, malgré la diminution des assistances aux parties locales de son club en reconstruction.

« La clé pour nous est d’identifier qui est un partisan des Sénateurs et qui ne l’est pas. On a truqué un de ces gars et c’était finalement un jeune de 12 ans de Toronto qui n’aimait pas les Sénateurs en général. Je suis une personne publique qui est une cible facile. Je les laisse faire ce qu’ils veulent et j’ignore 99 % de ce qui se dit. Pour nos partisans qui sont de vrais partisans, nous faisons de notre mieux », a-t-il lancé.

« Depuis que j’ai acheté l’équipe, nous nous sommes rendus en finale de la coupe Stanley, en finale d’association, nous avons reçu des matches des étoiles, des repêchages, un match en plein air. On fait tout pour nos amateurs, plus que la plupart des franchises », a-t-il ajouté.

Melnyk a mentionné que la reconstruction majeure du club au cours de la dernière année, avec les départs des Erik Karlsson, Mike Hoffman, Mark Stone et Matt Duchene, s’avère nécessaire « parce qu’ils ne donnent pas de rubans de participation dans la LNH ».

Eugene Melnyk

Pour ce qui est du projet de redéveloppement des plaines LeBreton, il n’a pas trop voulu commenter en raison des poursuites judiciaires en cours.

« Je dois faire attention à ce que je dis, mais en bout de ligne, ça ne fonctionnait pas au point de vue économique. Quand ton partenaire propose de construire une monstruosité de 60 étages... ça pourrait fonctionner à New York ou peut-être à Toronto, mais pas à Ottawa, je trouvais que c’était de la folie... C’était tellement tordu que le processus était comme corrompu. Toute l’affaire ne sentait pas bon et j’ai dit : “Sortez-moi de là” », a-t-il affirmé, se disant toujours prêt à écouter les offres d’autres partenaires potentiels.

Concernant le récent congédiement de l’entraîneur-chef Guy Boucher, il a dit que c’était « une décision de Pierre (Dorion), je ne l’ai su qu’une heure avant et d’après ce qu’il m’a expliqué, c’était autant pour lui que pour nous alors qu’on savait qu’il ne reviendrait pas la saison prochaine », a-t-il dit.