Vendredi soir, le défenseur Maxime Lajoie a joué son premier match de la saison dans l’uniforme des Sénateurs cette saison.

Maxime Lajoie content que son tour soit venu

Maxime Lajoie se réjouissait, depuis le début de l’automne, chaque fois qu’un de ses amis quittait Belleville pour effectuer un stage à Ottawa.

Chaque fois, c’était sincère.

Le défenseur franco-albertain était quand même un peu jaloux. Il commençait à se demander si son tour allait venir.

« C’est le fun ! On est tous ensemble. On est tous jeunes. On a l’impression de passer à travers les mêmes étapes, en même temps », dit-il.

Mais...

Selon nos calculs, une dizaine d’espoirs qui évoluent sous les ordres de Troy Mann dans la Ligue américaine ont obtenu une audition à Ottawa.

Jusqu’à vendredi, tous les joueurs rappelés évoluaient à l’attaque.

« C’est certain que je trouvais ça un peu plate. Les besoins étaient tout le temps en avant. Je ne souhaitais pas de malheur à personne. Je ne voulais pas que personne se blesse. Mais j’avais hâte d’obtenir ma chance et je suis content que mon tour soit venu. »

Il faut dire que le malheur a frappé tout d’un coup, sur la ligne bleue d’Ottawa.

Le jeune Erik Brännström a besoin de quelques jours de plus pour soigner une blessure mineure. 

Son remplaçant, Cody Goloubef, est allé le rejoindre à l’infirmerie. Il ne s’agirait pas d’une blessure majeure, non plus.

Nikita Zaitsev est en santé, mais il a été obligé de quitter l’équipe pour quelques jours. Il a obtenu la permission de rentrer en Russie pour s’occuper d’une affaire personnelle.

Les Sénateurs ont eu tellement besoin d’aide qu’ils ont rappelé deux défenseurs d’un coup. Christian Jaros a lui aussi disputé son premier match de la saison dans la LNH.

Le cas de Lajoie nous intéresse tout particulièrement. À pareille date, l’an dernier, il était un des quatre défenseurs les plus utilisés par Guy Boucher.

On le croyait parti pour la gloire, quand il a inscrit sept points à ses six premières parties.

Lajoie n’a pas rouspété, fin septembre, quand D.J. Smith et Pierre Dorion lui ont demandé de retourner à Belleville. 

Au début du camp d’entraînement, les résultats de ses tests de conditionnement physique n’avaient pas été très bons. Il a donc reconnu, avec humilité, qu’il aurait pu accorder plus d’importance à son entraînement cardio-vasculaire durant la saison morte.

À Belleville, il a donc passé une grande partie de ses temps libres dans le gymnase. « J’ai pédalé sur les vélos stationnaires. J’ai couru en masse sur le tapis roulant. »

Il a repassé les tests, éventuellement, pour obtenir des résultats plus intéressants.

Tous ces exercices supplémentaires ont été payants, déjà.

Les Senators de Belleville ont éprouvé tout plein d’ennuis en défensive. Les blessures se multiplient, chez eux.

« Je crois que, cette semaine, il nous restait juste deux ou trois défenseurs réguliers dans l’alignement », raconte Lajoie.

« C’est une bonne chose parce que ça nous permet d’offrir des opportunités à certains joueurs. C’est aussi une bonne chose pour un gars comme moi. Je suis appelé à jouer dans à peu près toutes les situations. »

Troy Mann sollicite surtout Lajoie dans des situations offensives. « Quand on tire de l’arrière par un but, par exemple, je joue souvent. »

Le gaucher de 22 ans a obtenu cinq points en 17 parties, en deuxième division.

« Je commence à vraiment bien jouer. J’ai retrouvé ma game. Je me sens pas mal confiant. »

Les Sénateurs ont aussi rappelé un attaquant, Jean-Christophe Beaudin, vendredi matin.


Anthony Duclair croit aux chances des Sénateurs d'accéder aux séries éliminatoires.

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LES SÉNATEURS EN SÉRIES ?

Est-il trop tôt pour parler des séries éliminatoires ?

Anthony Duclair croit qu’il n’est pas trop tôt.

Si les Sénateurs continuent de jouer comme ils jouent depuis quelques semaines, ils vont finir par s’inviter dans la course.

« Il ne faut pas commencer à regarder trop loin, devant. Le mois de novembre n’est même pas encore terminé ! Mais nous ne pouvons pas ignorer le fait que nous accumulons des points, en ce moment », note-t-il.

« Il faut continuer de se concentrer sur la façon dont nous jouons. Ça ne change pas. Cela dit, on sait qu’il peut se passer beaucoup de choses durant une saison de 82 matches. La plus belle preuve nous a été servie l’an dernier. L’équipe qui occupait le dernier rang au temps des Fêtes a fini par gagner la coupe Stanley ! Je ne dis pas que nous allons imiter les Blues de Saint-Louis, mais... »

« L’important, c’est de continuer à travailler fort. Nous voulons juste que nos partisans soient fiers de nous. »

Les gens qui doutaient des Sénateurs, en début de saison, ne sont sans doute pas tous convaincus. Plusieurs doivent s’imaginer qu’ils traversent présentement une bonne séquence parce qu’ils jouent au-dessus de leurs moyens.

« Nous ne formons pas l’équipe la plus talentueuse. Ça, nous l’avons dit, dès le départ », répond Duclair, quand on lui donne l’occasion de s’adresser directement à ces gens.

« Nous allons miser sur le travail pour battre les autres équipes, cette saison. Nous allons aussi utiliser notre vitesse. C’est ce que nous faisons, depuis environ 10 matches. Ça se voit, sur la glace. »