Maxence Guénette
Maxence Guénette

Maxence Guénette veut aider les Foreurs pour impressionner les Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Sénateurs d’Ottawa ont une demi-douzaine d’espoirs qui sont actifs en Europe pendant la pandémie mondiale de la COVID-19, l’ex-Olympique Vitaly Abramov en tête, lui qui a déjà quatre buts à sa fiche en deux matches avec Jukurit dans la Liiga finlandaise.

Le défenseur Maxence Guénette l’était lui aussi jusqu’à ce que la LHJMQ décrète une pause de deux semaines pour toutes ses formations basées au Québec, trop d’entre elles se retrouvant en «zone rouge».

Ses Foreurs de Val-d’Or sont dans une zone «jaune» en Abitibi, mais ils sont eux aussi réduits à des entraînements seulement en attendant une reprise espérée le 28 octobre.

Joint avant que le circuit Courteau n’annonce sa décision d’interrompre ses activités, le choix de septième ronde qui avait fait belle impression au camp d’entraînement de l’an dernier semblait se douter que quelque chose se tramait.

«On est privilégiés ici au Québec de jouer (devant des gradins vides). Il n’y a personne qui va ‘chialer’ du voyagement ou de toute autre chose alors qu’on est la seule des trois ligues au Canada qui peut jouer. On va en profiter chaque semaine parce que ça peut changer vite», avait-il confié.

C’était assez bien parti pour Guénette avec trois passes lors des quatre premières parties des Foreurs, un des clubs favoris dans la division Ouest cette saison. Il entendait maintenir le rythme alors que cette saison 2019-2020 est importante pour lui permettre de convaincre les dirigeants des Sénateurs qu’il mérite de signer un premier contrat professionnel, ce qu’il doit faire avant le 1er juin prochain au risque de redevenir éligible au repêchage.

«Je reste en contact avec l’équipe par l’entremise de Shean Donovan et Jesse Winchester (responsables du développement des joueurs), ainsi que de Rob Mouland (entraîneur adjoint au conditionnement physique), mais pour moi, c’est de bien faire ici en premier et le reste va suivre», estime-t-il.

«La saison est encore très jeune et comme équipe, on peut encore s’améliorer. Mais avec tout ce qui est en place ici à Val-d’Or, je pense que ça va être une bonne saison pour moi et mon équipe. À 16 et 17 ans, ça a été des saisons difficiles, on a vécu le bas et là, je pense qu’on est rendus au haut de la pente. Ça augure bien», ajoutait l’arrière de 19 ans.

Guénette a été nommé un assistant-capitaine par l’entraîneur des Foreurs Daniel Renaud, le Gatinois qui est arrivé à la barre du club trois semaines avant que la pandémie ne force l’arrêt de la saison 2019-2020 en mars dernier.

«C’est le leader du groupe de défenseurs de cette équipe-là et il joue à toutes les sauces. Il est le quart-arrière du jeu de puissance, il joue des minutes importantes contre les meilleures lignes. Je l’aime parce qu’il est très fiable sur la glace, tu peux l’utiliser dans toutes les situations. Il a de très bons pieds, très explosifs. Et je ne le savais pas avant de le connaître, mais il a un tir du poignet de qualité, qu’il parvient à décocher très rapidement», souligne Renaud au sujet de l’arrière de 6’ 1’’ et 190 livres (il a ajouté quelques livres de muscle à sa charpente, sans sacrifier de la mobilité).

«Comme leader, il n’est pas ‘archi-vocal’, mais il a une belle maturité. Il se comporte comme un homme, tu vois qu’il a un objectif, c’est d’atteindre le prochain niveau», note-t-il également.

Sa participation au camp principal des Sénateurs l’an dernier lui a donné une bonne dose de confiance, surtout qu’il avait été appelé à disputer un match hors-concours, ce qui est assez rare pour un jeune de 18 ans qui n’est un premier choix. «Ce match-là m’avait donné beaucoup de confiance», note le Québécois qui s’entraîne l’été au PEPS de l’université Laval, dans un groupe qui comprend l’arrière des Sénateurs Thomas Chabot.

L’ancien des Commandeurs de Lévis est passé par dessus la déception qu’il n’y ait pas de camp cette année en raison de la pandémie, ainsi que celle de ne pas avoir été retenu pour le camp estival virtuel de l’équipe nationale junior du Canada.

Il n’entend pas se laisser décourager non plus par tous ces espoirs repêchés en première ronde par les Sénateurs avec qui il devra éventuellement lutter pour un poste, les Jake Sanderson cette année, Lassi Thomson l’an passé et Jacob Bernard-Docker en 2018. «Chaque année, il va y avoir des défenseurs qui vont s’ajouter. Ça fait plus de concurrence, mais je ne pense pas que ça crée un stress supplémentaire. Je dois juste garder le chemin que je suis et essayer de me développer le plus possible», affirme-t-il.