L'attentat de Boston a fait trois morts et 264 blessés le 15 avril 2013.

Mauvais souvenirs de l'attentat de Boston pour les Sens

«Le pire, dans toute cette histoire, c'est qu'il ne s'agit pas de notre premier incident du genre...»
Paul MacLean a lâché cette phrase au moment où il s'apprêtait à quitter le Centre Canadian Tire pour rentrer chez lui. Il faisait référence à l'attentat survenu au fil d'arrivée du marathon de Boston, le 15 avril 2013.
Ce jour-là, les Sénateurs étaient à Beantown. Ils devaient se frotter aux Bruins en soirée.
Ce jour-là aussi, la LNH avait décidé de remettre à plus tard le match entre les deux équipes rivales de la section Nord-Est.
Erik Condra, un des cinq joueurs américains de l'équipe à ce moment-là, avait été particulièrement touché.
«Comme je devais participer au match, j'étais rentré à l'hôtel après notre séance de patinage du matin. J'avais fait une sieste. Jim O'Brien et les autres réservistes devaient au départ marcher jusqu'au centre-ville pour aller voir ce qui se passait au fil d'arrivée du marathon. Ils ont changé d'idée à la dernière minute. Ils étaient fatigués parce que nos entraîneurs leur avaient imposé des exercices de patinage supplémentaires en fin de matinée. Finalement, ces exercices de patinage leur ont peut-être sauvé la vie», raconte-t-il.
Le match entre les Sénateurs et les Bruins a été remis 13 jours plus tard. Les Sénateurs ont signé une victoire de 4-2 pour cimenter leur place en séries.
Colin Greening est originaire de Terre-Neuve, mais il a passé quatre années aux États-Unis, alors qu'il étudiait à la prestigieuse université Cornell. Jusqu'à hier, il était convaincu d'avoir grandi dans un pays paisible.
«Tout ça, je vous jure, c'est surréaliste. On ne peut pas se préparer à vivre des journées comme celle-là. On voit des images terribles aux nouvelles, à CNN, à Fox News... On ne pense pas que ça peut se produire dans la ville où on vit», déclare-t-il.