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La vie de Matt Murray a changé considérablement lorsqu’il a été échangé aux Sénateurs d’Ottawa en octobre dernier.
La vie de Matt Murray a changé considérablement lorsqu’il a été échangé aux Sénateurs d’Ottawa en octobre dernier.

Matt Murray s’adapte à sa nouvelle vie

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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La vie de Matt Murray a changé considérablement lorsqu’il a été échangé aux Sénateurs d’Ottawa en octobre dernier, et c’est encore plus vrai maintenant qu’il est devenu un père de famille.

Le gardien obtenu des Penguins de Pittsburgh était de retour à l’entraînement avec ses coéquipiers mardi, et il avait même pratiqué en solitaire lundi alors que la majorité obtenait congé. En visioconférence, il a rapporté que sa conjointe et le bébé, une petite fille dont il préférait garder le nom privé, se portent bien.

«Ça a été fou, c’est une expérience qui change une vie, tout parent peut vous le dire. On ne pourrait pas être plus heureux... Tout a bien été, ma femme a été une championne et elle (sa fille) est parfaite», a-t-il indiqué.

Afin de se préparer à cette naissance en temps de pandémie, le résident des Muskokas pendant la saison morte s’est amené dans la capitale dès le mois de novembre dernier afin de s’installer et de se familiariser avec son nouvel environnement, en plus de commencer à travailler avec l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx.

«Avec un bébé en chemin, on voulait se préparer, mais aussi, je voulais commencer à bâtir des relations, en particulier avec ‘PG’ (Groulx). C’est bien parti, c’est un plaisir de travailler avec lui. On va espérer de continuer à bâtir cette relation avant que les choses commencent pour vrai», a-t-il mentionné.

Avec le contrat qu’ils lui ont consenti (6,25 M $ par an pour quatre saisons), les Sénateurs misent évidemment beaucoup sur Murray pour remplacer Craig Anderson, leur gardien numéro un pendant une décennie. Le gagnant de deux coupes Stanley avec les Penguins a cependant connu une saison plus difficile l’an dernier (taux d’efficacité de ,899 et moyenne de 2,87).

«C’est une grosse transition de déménager ici et devenir père. Mais je me compte chanceux, j’ai été bien accueilli ici, c’est fantastique jusqu’à maintenant», dit-il.

Matt Murray

Avec un calendrier comprimé de 56 matches en 111 jours, il reste à voir quelle part de la charge de travail lui sera confiée par l’entraîneur-chef D.J. Smith.

«Nous allons avoir trois autres matches simulés d’ici au premier match (le 15 contre Toronto), dont un (mercredi). Il va obtenir des périodes de travail pour se préparer, et une fois que la saison va débuter, nous allons voir comment il compose avec la charge de travail et comment il joue. On pense que ‘Hoggy’ (Marcus Högberg) est capable de jouer et il va avoir besoin de départs lui aussi. Nous ne sommes pas un produit fini, on doit encore développer un gars comme ‘Hoggy’ également», a souligné Smith lors de son point de presse virtuel.

Le cerbère de 26 ans originaire de Thunder Bay pense qu’il va avoir assez de temps pour aiguiser ses réflexes d’ici au premier match, le 15 janvier contre les Maple Leafs de Toronto.

«Il faut traiter les entraînements comme des matches. Nous allons avoir quelques matches simulés également, il faut tirer avantage du temps que nous avons. C’est une nouvelle situation, mais tout le monde est dans le même bateau», affirme-t-il.

Murray apprend à connaître ses nouveaux coéquipiers, lui qui avait joué au Championnat mondial de 2019 en Slovaquie avec Thomas Chabot tandis qu’il a patiné avec Brady Tkachuk sous la direction de Gary Roberts à Toronto lors de quelques étés. Il a aussi eu le défenseur Erik Gudbranson comme coéquipier à Pittsburgh brièvement.

«Sur la glace, le plus gros ajustement concerne le maniement de rondelle. C’est un élément où il faut être sur la même page que les autres, souvent ce n’est pas autant une question de communication verbale, c’est de lire ce que chaque gars aime faire, où ils veulent avoir la rondelle. Ça, ça va venir avec le temps et des répétitions. On n’a eu qu’une journée jusqu’à maintenant où on a parlé de cet aspect-là. On développe ça tous les jours au camp et on va continuer tout au long de la saison», a Murray, que les Sénateurs ont obtenu contre un choix de deuxième ronde et l’espoir Jonathan Gruden.