Le contrat de Jacques Martin avec les Penguins arrive à échéance à la fin de la présente saison.

Martin a encore le feu sacré

PITTSBURGH — À 67 ans bien sonnés, il semble plus en forme qu’à ses débuts dans la LNH, avec une nouvelle hanche et une épaule reconstruite.

Jacques Martin a encore le feu sacré pour son travail d’entraîneur et alors que sa 29e campagne dans le circuit Bettman tire à sa fin, comme adjoint avec les Penguins de Pittsburgh, il ne pense pas vraiment à la retraite.

L’homme de hockey de St-Pascal-Baylon, près de Rockland, aurait d’ailleurs été bien prêt à reprendre du service derrière le banc des Sénateurs d’Ottawa – le club qu’il a dirigé de 1996 à 2004 – alors qu’il a été un des cinq candidats interviewés par le directeur général Pierre Dorion le printemps dernier, avant qu’il ne jette son dévolu sur D.J. Smith.

« Définitivement que j’étais intéressé. Je l’avais déjà fait [prendre en main une jeune équipe] à Ottawa quand je suis venu en 1996 et je pense que j’avais l’énergie, l’enthousiasme et le focus pour relancer cette équipe-là. Mais ça n’a pas été le cas, donc je tourne la page et je continue à faire ce que j’aime », a-t-il confié au Droit mardi matin, quelques heures avant l’affrontement entre ses Penguins et le club de Smith.

« Je ne connais pas D.J. Smith, mais il a l’air de faire du bon travail. En regardant leur club sur vidéo, ils ont l’air de travailler fort et ils compétitionnent. Ils sont bien structurés et ils travaillent fort », note celui qui a aussi dirigé le Canadien, les Panthers et les Blues au fil de sa carrière, en plus d’avoir été adjoint avec les Nordiques/Avalanche et les Blackhawks.

Son contrat avec les Penguins arrive à échéance à la fin de la présente saison, qu’il espère être couronnée par une troisième conquête de la coupe Stanley, après celles de 2016 et 2017. Malgré la récente série de revers du club, il aime leurs chances après une campagne marquée de multiples blessures à des joueurs clés, Sidney Crosby et Evgeny Malkin en tête.


« J’ai vécu de belles expériences et j’aime encore ce que je fais, donc je veux continuer. »
Jacques Martin

Responsable des défenseurs et du jeu en désavantage numérique, Martin a hâte de récupérer les vétérans Brian Dumoulin et John Marino, qui ont affronté les Sénateurs mardi. « Ce sont deux gars qui jouent en désavantage numérique pour nous, probablement nos deuxième et troisième défenseurs [derrière Kris Letang], ça va aider beaucoup. On va avoir trois paires qui peuvent jouer contre n’importe quel trio... On aime notre équipe avec les changements qu’on a apportés. Les acquisitions de Patrick Marleau ainsi que de [Conor] Sheary et [Jason] Zucker nous donnent plus de profondeur. On pense qu’on a une équipe qui peut gagner une autre coupe Stanley », souligne-t-il.

Avec deux bagues de la coupe, qui s’ajoutent aux médailles d’or des Jeux olympiques de 2002, de la Coupe du monde de 2004 et du Championnat mondial de 2007 ainsi qu’à une coupe Memorial chez les juniors avec Guelph en 1986, en plus d’un trophée Jack-Adams d’entraîneur de l’année en 1998-1999 avec les Sénateurs, Jacques Martin pourrait commencer à penser à accrocher son sifflet et écrire ses mémoires. Mais il n’est pas prêt à rentrer dans ses terres de l’Est ontarien.

« Mon contrat finit cette année et on va voir ce que l’avenir va apporter. Je vais probablement continuer à travailler, je pense avoir encore l’énergie et la passion pour continuer. Éventuellement, il va falloir penser à la retraite, mais je pense que j’aimerais encore travailler une couple d’années... J’ai eu une longue et belle carrière, autant dans la Ligue nationale qu’avec Équipe Canada. J’ai vécu de belles expériences et j’aime encore ce que je fais, donc je veux continuer », affirme celui qui a une fiche de 613-481-119-81 en 1294 matches en carrière comme entraîneur-chef dans la LNH. Il est 20e pour les victoires en carrière et 14e pour les matches dirigés dans l’histoire de la LNH.

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Brännström absent longtemps

Le défenseur des petits Senators Erik Brännström sera au rancart pour quatre à six semaines, a fait savoir l’entraîneur de Belleville Troy Mann en entrevue avec TSN 1200 mardi. L’espoir acquis contre Mark Stone l’an dernier avait raté la fin de la dernière saison en raison d’une blessure à un poignet, le même genre de blessure qu’il a présentement (incertain si c’est au même poignet).

Il rejoint le gardien Joey Daccord sur la liste des blessés, ce dernier devant rater le match de mercredi soir contre les Marlies de Toronto en raison d’une blessure mineure.

«Ça fait mal à notre ligne bleue de perdre Brännström, on verra à la fin mars où il en est. Devant le filet, on n’a pas nos gardiens numéro un, deux et trois (Marcus Högberg, Filip Gustavsson et Daccord), mais il va falloir se débrouiller», a dit Mann, qui confiera le but des siens au Québécois Alex Dubeau contre Toronto.

Nouveau masque pour Nilsson

Alors qu’il demeure sur la touche en raison d’une commotion cérébrale, le gardien Anders Nilsson a quand même commandé récemment un nouveau masque de l’artiste, David Gunnarsson.

Celui-ci est arrivé et il a réservé une surprise aux préposés à l’équipement de l’équipe puisque des images de John Forget, Ian Cox et Alex Menezes se retrouvent d’un côté du masque, alors que ses fils sont de l’autre.

«On ne le savait même pas, John avait fait une blague il y a longtemps qu’il devrait nous mettre dessus et finalement, c’est ce qu’il a fait», a raconté le Gatinois Menenzes.

Avec le fameux coronavirus qui inquiète à travers le monde, incluant le milieu du sport, D.J. Smith a justement mentionné mardi qu’il n’y avait pas de mesures spéciales prises par son équipe alors que «nos préposés à l’équipement font un excellent travail pour tout désinfecter».

Entre les lignes

Après Thomas Chabot samedi, le défenseur Mike Reilly a joué un 200e match en carrière à son tour mardi à Pittsburgh. «J’espère en ajouter plusieurs autres à ce total, a dit l’arrière obtenu du Canadien au début janvier. On me donne beaucoup de responsabilités ici. Je joue contre les meilleurs attaquants adverses, une chance que je n’avais pas à Montréal»...

Le centre Colin White est revenu au jeu comme il l’espérait mardi devant plusieurs parents et amis, alors que D.J. Smith a dit qu’Anthony Duclair n’était pas prêt. «Il va probablement jouer jeudi contre les Islanders», a-t-il indiqué.