Nathan MacKinnon, Jean-Gabriel Pageau et Cale Makar luttent pour la rondelle au cours de la première période du match au Colorado.
Nathan MacKinnon, Jean-Gabriel Pageau et Cale Makar luttent pour la rondelle au cours de la première période du match au Colorado.

Makar dans une course enlevante pour le Calder

DENVER — Les amateurs de hockey de l’Ouest sont choyés cette saison alors que la course au trophée Calder entre Cale Makar, de l’Avalanche, et Quinn Hugues, des Canucks de Vancouver, est particulièrement enlevante.

Il faut veiller un peu tard dans l’Est pour voir les exploits de ces deux jeunes défenseurs, qui se relancent soir après soir.

Makar avait repris la tête du classement des pointeurs parmi les recrues de la ligue dimanche quand il a récolté sa 30e passe de la saison, pour aller avec ses 12 buts. Il est devenu seulement le deuxième arrière de première année dans l’histoire de la franchise à amasser autant d’aides au cours d’une saison, rejoignant Bruce Bell (31) avec les Nordiques de 1984-1985.

Les 42 points de Makar étaient un de plus que Hugues, sauf que celui-ci a répliqué lundi soir en récoltant trois mentions d’assistance pour le reléguer au deuxième rang.

« Je ne surveille pas trop ce qui se passe avec la course pour le Calder. J’ai rencontré Hugues l’été dernier et il est un dude fantastique. Je suis content que ça aille bien pour lui et ici, nous avons un groupe incroyable qui cherche juste à accumuler des victoires. Le reste va venir avec les succès de l’équipe », a indiqué Makar avant d’affronter les Sénateurs mardi soir.

Originaire de Calgary, le mobile arrière de 5’ 11’’ et 187 livres avait choisi la voie des collèges américains pour poursuivre son développement après avoir joué dans la Ligue junior A de l’Alberta pour les Bandits de Brooks. À l’université U-Mass-Amherst, il a connu deux excellentes saisons sous les ordres de l’ancien entraîneur-adjoint des Sénateurs (du temps de Bryan Murray), Greg Carvel. Avec 16 buts et 49 points en 41 parties la saison dernière, il a mené son club alignant un joueur de la capitale, Jake Gaudet (ancien participant au camp de développement des Sénateurs) jusqu’en finale du Frozen Four, le championnat national universitaire chez nos voisins du Sud.

Sa saison terminée, le premier choix (4e au total) au repêchage de 2017 s’est joint à l’Avalanche après avoir signé son contrat d’entrée dans la LNH. Son impact a été immédiat avec une récolte d’un but et six points en 10 parties de séries.

« Ça m’a aidé beaucoup pour cette saison d’arriver le printemps dernier. J’ai pu apprendre à connaître certains des gars, comprendre la routine de jouer au hockey professionnel. C’était un gros saut à faire cette saison, mais en étant plus à l’aise avec mon environnement, c’était plus facile pour moi. Auparavant, ma dernière saison universitaire a été toute une expérience,. Les relations bâties au sein de cette équipe vont rester avec moi toute ma vie. », a-t-il raconté.

Avec l’Avalanche, il fait partie d’un jeu de puissance de haut niveau qui compte des vedettes comme Nathan MacKinnon, Mikko Rantanen et Gabriel Landeskog.

« Ces gars-là sont incroyables, c’est tellement le fun d’être sur la glace avec eux. Nous avons aussi beaucoup de profondeur. Peu importe avec qui je suis sur la glace, je sais que nous allons avoir des chances de créer des chances en offensive », a-t-il dit.

Makar est ni plus ni moins le Thomas Chabot de l’Avalanche, et son agent aura certes pris en note quel genre de contrat ce dernier a signé l’automne dernier. Les Sénateurs lui ont accordé une prolongation de contrat de huit ans d’une valeur de 64 millions $ qui entrera en vigueur la saison prochaine.

« Avec leurs coups de patin fluides et les chances qu’ils créent tout en jouant beaucoup de minutes, il est facile de les comparer. Ce qui est plus difficile pour Chaby c’est qu’il n’est pas au sein d’un club qui a toujours la rondelle comme Makar. S’il était sur le même genre d’équipe, il ferait aussi beaucoup plus de choses. Dans peu de temps, je pense que vous allez voir que lorsque nous allons nous améliorer, il va contrôler la rondelle encore plus et ça va lui rendre la vie plus facile pour faire ce qu’il veut sur la glace », analysait D.J. Smith mardi.