Magnus Paajarvi a paraphé une entente d'une saison de 900 000 $ avec les Sénateurs en mai dernier.

Magnus Paajarvi a trouvé sa niche à Ottawa

Quand il est débarqué en Amérique du Nord en tant que premier choix au repêchage des Oilers d’Edmonton en 2009, Magnus Paajarvi ne pensait certes pas qu’il deviendrait un jour un spécialiste de la défensive.

C’est pourtant ce rôle que le Suédois de 29 ans, 10e choix au total de cet encan, occupe cette saison avec les Sénateurs, sa troisième équipe dans la LNH qui l’a récupéré au ballottage auquel il avait été soumis par les Blues de St. Louis en janvier dernier.

Quand l’entraîneur-chef Guy Boucher a formé un trio pour tenter de contrer les élans du trio de Patrice Bergeron mardi soir, Paajarvi et son nouveau fidèle compagnon du quatrième trio, Tom Pyatt, ont conjugué leurs efforts au joueur de centre Zack Smith. Et même si Bergeron, David Pastrnak et Brad Marchand se sont partagé une récolte de huit points, aucun des joueurs des Sénateurs qui les surveillaient n’était sur la glace pour leurs buts.

« Il est très, très bon défensivement, c’est un gars intelligent avec beaucoup de leadership. En désavantage numérique, c’est notre meilleur, affirmait Guy Boucher mercredi. C’est ce qui lui donne un rôle, et quand tu as un rôle dans la Ligue nationale, tu te garantis une carrière à long terme. Ça, c’est vraiment de la maturité. C’est un des problèmes des gars de la Ligue américaine ou (qui arrivent) du junior, ils veulent être ce qu’ils étaient. C’est correct au début, mais si tu n’es pas capable d’être ce que tu étais, il y a une raison. Là, il faut que tu te réorientes pour te trouver une niche. Il y en a qui ne comprennent pas ça, donc ils ‘meurent’ dans la Ligue américaine. Il y en a d’autres comme lui (Paajarvi) qui comprennent, c’est ce que je suis obligé d’être et parfait, je vais prendre et apprécier ce rôle-là. »

Paajarvi, qui avait été choisi peu après John Tavares, Victor Hedman et Matt Duchene en 2009, confirme qu’il s’est fait à l’idée de ne pas être appelé à remplir les filets adverses, lui qui avait pourtant montré des talents offensifs lors de sa saison recrue avec les Oilers, récoltant 15 buts et 34 points en 2010-2011.

« J’ai commencé à jouer ce rôle en arrivant ici l’an dernier, mais ça avait été une année bizarre avec toutes sortes de blessures et d’autres problèmes. Mais cette année, j’accepte ce rôle encore un peu plus. On joue contre les meilleures lignes adverses, au moins à domicile quand nous avons le dernier changement. On fait bien ça jusqu’à maintenant, même si ça a été difficile (mardi) vu qu’ils ont compté deux fois en avantage numérique. C’est un trio difficile à contenir, probablement le meilleur de la ligue », a dit Paajarvi en parlant de la ligne de Bergeron.

Auteur de six buts et huit points en 35 matches l’an dernier après son arrivée de St. Louis, Paajarvi souhaiterait évidemment contribuer un peu plus en attaque, lui qui est un des quatre derniers réguliers de l’équipe en quête d’un premier point cette saison (Pyatt, Alex Formenton et Mark Borowiecki sont les trois autres).

« J’ai eu bien des chances de compter et j’aurais dû le faire. Mais au moins j’ai des chances, c’est quand tu n’en obtiens pas que tu t’inquiètes. Mais en général, ça va bien. Ma sélection en première ronde, c’était il y a neuf ans. Il s’est passé beaucoup de choses pendant ce temps-là. Je pense avoir prouvé que je pouvais jouer dans la ligue, je veux jouer pour encore 10 ans. Si j’ai trouvé ma niche, je veux bâtir là-dessus », dit-il.

Alors qu’il aurait pu se prévaloir de son autonomie complète le 1er juillet dernier pour aller ailleurs ou retourner en Suède, Magnus Paajarvi a accepté l’offre des Sénateurs d’un contrat d’un an pour 900 000 $ (US) à la fin du mois de mai dernier.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Rapport de l’infirmerie

Guy Boucher avait de bonnes nouvelles à rapporter de son infirmerie mercredi alors qu’il a confirmé d’ores et déjà que son défenseur le plus expérimenté dans la LNH, Cody Ceci, pourra revenir au jeu vendredi soir au Colorado, lui qui a raté les quatre derniers matches en raison de deux blessures au haut du corps.

L’attaquant Max McCormick, qui s’est blessé à l’aine pour une deuxième fois, aurait aussi obtenu le feu vert des médecins, mais son utilisation dépendra si Boucher y va avec sept défenseurs à nouveau contre l’Avalanche, ce qui est sa préférence.

La suspension de Mark Borowiecki et le statut incertain de Ben Harpur, blessé « au milieu du corps » (probablement au dos) pourraient l’empêcher de concrétiser ce plan, cependant.

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Un premier long voyage

Leur plus long séjour à domicile de la saison terminé avec une fiche de 3-2-0, les Sénateurs vont prendre le chemin du Colorado jeudi pour un périple qui les amènera ensuite à Las Vegas dimanche et Phoenix mardi.

Ils chercheront alors à continuer à développer leur esprit d’équipe, a souligné l’assistant-capitaine Mark Stone mercredi.

« Nous avons fait des activités ensemble pendant le séjour à domicile (party d’Halloween notamment), mais je pense que ça va être bon d’aller sur la route et d’organiser quelques soupers d’équipe dans un environnement différent », a souligné Stone.

Le club profitera notamment d’une journée de congé sous le soleil de l’Arizona lundi, au lendemain de son passage au Nevada.

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Entre les lignes

Le défenseur recrue Max Lajoie a fait l’objet d’un intéressant reportage de CTV Ottawa cette semaine, alors qu’il s’est prêté au jeu d’aller au Collège algonquin en se faisant passer pour un stagiaire à la station de télévision, demandant à des passants ce qu’ils pensaient des nouveaux joueurs des Sénateurs... comme lui.

« Certains n’avaient aucune idée qui j’étais tant que je ne leur ai pas montré une photo de moi », a-t-il relaté.

Remis de sa commotion cérébrale, l’attaquant recrue Alex Formenton  s’est senti à l’aise contre les Bruins mardi.

« Je me sentais de retour à la normale, là où j’avais laissé. Il me reste à profiter de mes chances de compter », a-t-il confié... Guy Boucher a déjà annoncé que Craig Anderson affrontera l’Avalanche vendredi.