L'entraîneur-chef des Sénateurs, Paul MacLean, refuse carrément de parler des séries éliminatoires. « Vous devez comprendre que nous n'avons encore rien accompli... Au strict minimum, on parlera (des séries) quand on verra un 'X' à côté de notre nom au classement.

MacLean dit merci au Canadien

Dimanche soir. Les Sénateurs d'Ottawa venaient de gagner leur match qui leur garantissait leur participation aux séries éliminatoires. Paul MacLean n'avait pas eu le temps de bien mastiquer la nouvelle. Son premier réflexe? Remercier le Canadien de Montréal.
Étrange.
Le Canadien a pourtant été la bête noire d'Ottawa tout au long de la saison.
En battant les Sénateurs quatre fois sur six, l'équipe qui croupit dans les bas-fonds du classement a bien failli tout faire dérailler.
C'est justement pourquoi MacLean est reconnaissant.
Le coach conserve un souvenir particulièrement douloureux du match du 23 mars. Ce soir-là, au Centre Bell, le CH avait infligé un douloureux revers de 5-1 à sa troupe.
«Le Canadien a eu le don de nous faire rager toute l'année, mais cette défaite-là m'a fait particulièrement mal. Une victoire à Montréal nous aurait donné une belle priorité sur les Sabres de Buffalo et sur les Capitals de Washington. Quand nous avons perdu, nous avons réalisé qu'il faudrait se battre jusqu'à la fin pour les devancer au classement.»
À son retour à Ottawa, MacLean a convoqué ses capitaines Daniel Alfredsson, Chris Phillips et Jason Spezza dans son bureau.
Il a résumé ainsi la situation. Il reste sept matches à jouer en saison régulière. Je veux que mon équipe se comporte comme si les séries avaient déjà commencé.»
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