MacArthur (16) a inscrit quatre buts à ses quatre derniers matches. Ça lui en donne une bonne quinzaine, au total, dans l'uniforme rouge et noir.

MacArthur livre la marchandise

Quand il a mis Clarke MacArthur sous contrat, le 5 juillet dernier, Bryan Murray était satisfait. Dans son esprit, les Sénateurs venaient d'obtenir un ailier capable de marquer une vingtaine de buts par saison.
Plus le temps passe, plus le degré de satisfaction augmente.
MacArthur a inscrit quatre buts à ses quatre derniers matches. Ça lui en donne une bonne quinzaine, au total, dans l'uniforme rouge et noir. Pour égaler sa meilleure récolte en carrière, l'ailier de 28 ans n'a qu'à en ajouter six dans les 37 parties qui restent à disputer d'ici la fin du calendrier régulier.
Avec un peu d'ardeur au travail et de bonne volonté, le marqueur de 20 buts pourrait même se transformer en marqueur de 30 buts.
Quand on évoque cette possibilité en sa présence, MacArthur se souvient d'un discours d'encouragement effectué par son capitaine Jason Spezza cet automne.
«La saison avait mal débuté. Après une dizaine de matches, je n'avais pas encore marqué. Je ne comprenais pas. Jason m'a raconté qu'il avait déjà connu un mauvais départ comme le mien. Il avait marqué son premier but de la saison à son 12e ou 13e match. Ça ne l'avait pas empêché de finir l'année avec 35 buts. Il m'a dit que ça pourrait m'arriver à moi aussi...»
Beau vote de confiance. Belle façon de souhaiter la bienvenue à un p'tit nouveau.
MacArthur en avait bien besoin. Il a connu ses meilleures saisons dans la LNH entre 2010 et 2012 dans l'organisation des Maple Leafs de Toronto. Ce sont les ennemis jurés des Sénateurs qui ont vraiment lancé sa carrière. La fin de son association avec les gars en bleu lui a cependant laissé un goût très amer dans la bouche.
L'entraîneur-chef Randy Carlyle l'a laissé de côté durant les séries éliminatoires. Le directeur général David Nonis a ensuite décidé de ne pas lui offrir un nouveau contrat.
«Quand je repense à la façon dont ça s'est passé... Dans le contexte, je crois que n'importe quel être humain aurait eu la confiance complètement détruite. Pour relancer ma carrière, j'avais besoin de me retrouver dans un environnement où on me ferait entièrement confiance. C'est exactement ce qui s'est produit ici à Ottawa», affirme-t-il.
MacArthur, tout comme Bobby Ryan, sera joueur autonome sans compensation à l'été 2015. Personne ne sait exactement ce que Ryan fera. Il pourrait fort bien décider de quitter la capitale.
À écouter MacArthur, on a la nette impression qu'il aimerait rester un peu plus longtemps. Il aime les Sénateurs. Il aime Ottawa. «C'est fou à dire, mais je n'avais jamais visité cette ville auparavant, confie le joueur qui est originaire de Lloydminster en Alberta. Je connais bien l'hôtel Brookstreet et le secteur de Kanata. J'ai découvert le centre-ville, le marché By... J'adore ça. Ma femme aussi.»
Anderson devant le filet
Par ailleurs, Paul MacLean a indiqué vendredi que Craig Anderson sera son homme de confiance samedi soir contre les Predators. Encore une fois. Il a obtenu 10 des 11 derniers départs.
Chris Neil, de son côté, ratera un quatrième match consécutif. Même s'il aimerait affronter son grand ami Mike Fisher, les thérapeutes de l'équipe lui suggèrent de s'accorder une autre soirée de répit pour bien soigner sa blessure.