Henrik Lundqvist a réalisé 41 arrêts devant la cage des Rangers de New York, dont 21 dès la période initiale, mais ça n'a pas été suffisant pour permettre aux siens de remporter le premier match de la série contre les Sénateurs d'Ottawa.

Lundqvist a tout vu sauf le missile de Karlsson

Oubliez la confrontation entre Derick Brassard et Mika Zibanejad. Les deux attaquants n'ont pas pu hanter leurs anciens clubs dans le premier match de la série entre les Sénateurs et les Rangers.
Le véritable duel sur la glace du Centre Canadian Tire, il se déroulait entre Craig Anderson et Henrik Lundqvist. Le premier a réalisé 34 arrêts. Le deuxième en a effectué 41. En pleine forme, le « Roi Henrik » donnait l'impression qu'il allait arrêter tout ce que les locaux envoyaient en sa direction.
Même après avoir établi un record de franchise en décochant 21 tirs en première période, les Sénateurs sont rentrés au vestiaire avec un compte de 0-0.
Ryan Dzingel a été le premier à trouver une solution pour battre Lundqvist pendant un avantage numérique sur le 32e tir des Sénateurs. Puis, il a fallu une intervention divine pour permettre à Erik Karlsson de marquer le but de la victoire à quatre minutes de la fin.
Le capitaine des Sénateurs a beau posséder un talent fou, de l'angle où il se trouvait sur la patinoire, il pourrait difficilement répéter son exploit même s'il s'y reprenait 100 fois. Décidément, la rondelle avait des yeux pour se faufiler entre trois joueurs et la mince ouverture qu'il y avait dans le haut du filet.
Même s'il avait peu à se reprocher sur ce tir qui lui a échappé, le gardien des Rangers s'en voulait.
« Il y avait trois joueurs, tous alignés devant ce tir. Je n'ai pas vu la rondelle. Je l'attendais. Puis, elle a frappé ma tête et elle est rentrée dans le but. J'ai tenu pour acquis qu'il n'y avait pas de place pour que cette rondelle entre dans le filet, mais c'est arrivé. C'est dur à prendre. D'un seul trait, on tirait de l'arrière 2-1. C'est navrant. »
Bombardé de 43 tirs, Lundqvist a frustré les Sénateurs toute la soirée. Mark Stone a été sa première victime dès le début du match alors qu'il a été arrêté trois fois sur la même séquence devant le filet. Viktor Stalberg a été repoussé pendant une échappée en deuxième période. En troisième, Ryan Dzingel avait son deuxième but à sa portée lorsqu'il s'est aussi présenté seul devant Lundqvist, mais le gardien a sorti la mitaine pour arrêter son tir frappé à bout portant.
Lundqvist a tout fait sauf bloquer le seul tir qu'il n'a pas vu.
« C'est la vie d'un gardien. J'ai dû prendre 100-150 décisions dans ce match. J'essaie toujours de faire la bonne chose. Au lieu d'attendre le tir, j'aurais dû être plus actif. C'est l'éternel jeu du questionnement d'un gardien. Il n'y a pas de place à l'erreur, surtout pas dans un match serré comme celui-ci. »
Le gardien de 35 ans a pensé que son club aurait pu prendre une option sur le match quand Michael Graber est venu cogner à la porte des buts en deuxième période. L'arrêt de la jambière d'Anderson a cependant empêché les Rangers de prendre une avance de 2-0.
« Nous avons eu nos chances. Nous avons bataillé fermement. C'est sûr que les Sénateurs ont pris du momentum sur leurs avantages numériques. Il faudra être aux aguets dans le prochain match. »
Même s'il a multiplié les arrêts spectaculaires, Lundqvist soutient avoir eu la mainmise sur tous les tirs avant celui de Karlsson.
« Ils ont pris plusieurs retours. Ils ont des joueurs intelligents et talentueux. J'ai dû anticiper certains de leurs tirs. Des fois, je n'ai fait que réagir. »
L'entraîneur-chef Alain Vigneault, lui, a trouvé que le match s'était joué sur les unités spéciales. « Les deux équipes ont compté un but sur l'attaque massive, mais ils ont été plus efficaces que nous pour se créer plusieurs bonnes chances de marquer. Ils ont profité de nos erreurs. Pas nous. Sur le but gagnant, nous avons raté un dégagement. À forces égales, le jeu a été chaudement disputé. »