Le DG des Sénateurs, Pierre Dorion
Le DG des Sénateurs, Pierre Dorion

Loterie du repêchage: le rêve à portée de main pour les Sénateurs

Nous y sommes presque ! Dans moins d’une semaine, le vendredi 26 juin, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey procéderont au tirage qui déterminera l’ordre de sélection pour le prochain repêchage.

Les partisans des Sénateurs d’Ottawa rêvent à ce jour depuis des mois. Leur équipe a 25 % des chances, au moins, de gagner le gros lot.

En attendant cette soirée, on a choisi de vous parler un peu de ce qui pourrait arriver dans les prochaines semaines.

Comment ça marche ?

En cette année de pandémie, tout est plus compliqué que d’ordinaire. 

Les sept équipes qui ne participeront pas aux séries de la coupe Stanley participeront au tirage. Seulement six d’entre elles peuvent gagner, en réalité, parce que les Sharks de San Jose ont cédé leur choix de premier tour aux Sénateurs.

Les Red Wings de Détroit détiennent présentement 18,5 % des chances de l’emporter. Les Kings de Los Angeles, les Ducks d’Anaheim, les Devils du New Jersey et les Sabres de Buffalo suivent. Leurs chances se situent entre 9,5 et 6,5 %.

Jusque-là, c’est plutôt simple.

Le hic, c’est que par souci d’équité, la LNH compte également offert une chance à certaines équipes qui participeront aux séries de remporter le premier choix. Ainsi, les huit formations qui subiront l’élimination durant le premier tour feront ainsi partie du tirage. Ensemble, elles détiennent 24,5 % des tickets.

On pourrait donc ne pas connaître l’identité du club qui pigera premier, au terme de l’exercice. Il pourrait y avoir une deuxième phase à la loterie, plus tard, cet été.

Un peu d'histoire

L’histoire des Sénateurs est intimement liée à celle de la loterie du repêchage.

La LNH a choisi d’adopter un nouveau système pour déterminer l’ordre de sélection de la première ronde au milieu des années 1990. 

À l’époque, la formation qui terminait au la saison régulière au dernier rang du classement général obtenait, de facto, le premier choix.

On soupçonnait certains dirigeants de ne pas faire tous les efforts nécessaires pour gagner, de façon à mieux construire pour l’avenir...

En 1995, les Kings de Los Angeles ont été les heureux vainqueurs du premier tirage organisé par la LNH. Ça leur a permis de gagner quatre échelons. Ils détenaient, au départ, le septième choix. Ils ont grimpé au troisième rang.

Avec le troisième choix, ils ont repêché Aki Berg, un défenseur finlandais qui a joué 600 matches dans la LNH.

Au septième rang, les Jets de Winnipeg se sont contentés de Shane Doan, un futur membre du Temple de la renommée qui a joué 1540 matches au sein d’une seule organisation...

En 1995, même sans gagner la loterie, les Sénateurs ont conservé le premier choix. Ils ont sélectionné Bryan Berard.

Ils ont gagné le tirage l’année d’ensuite, ce qui leur a permis de recruter Chris Phillips.

Quelques bons coups

Dans les 25 dernières années, les équipes qui détenaient le plus de chances de remporter la loterie ont conservé le premier choix à seulement 11 occasions.

De façon générale, ces équipes ont bien fait.

En 1997, les Bruins de Boston ont misé sur Joe Thornton. L’année suivante, le Lightning de Tampa Bay a obtenu Vincent Lecavalier.

Plus récemment, le Lightning, les Islanders de New York, les Oilers d’Edmonton et les Maple Leafs de Toronto ont été capables de conserver le premier choix durant des années où Steven Stamkos, John Tavares, Taylor Hall et Auston Matthews étaient disponibles.

En 2004, les Capitals de Washington ont réussi à mettre la main sur le plus grand joueur de leur histoire, Alexander Ovechkin, en gagnant la loterie qui leur a fait passer du troisième au premier rang. Cette année-là, les Penguins de Pittsburgh avaient complété la saison dans la cave du classement.

Ils ne sont quand même pas trop à plaindre ! Au deuxième rang, ils ont pu obtenir un pas pire prix de consolation, Evgeni Malkin. L’année suivante, dans un tirage spécial qui réunissait les 30 équipes de la LNH, ils ont gagné la loterie de Sidney Crosby.

À moins d'une surprise majeure, Alexis Lafrenière sera le premier joueur sélectionné lors du prochain repêchage de la LNH.

En attendant Alexis

Au début du mois de mai, durant une visioconférence organisée par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Alexis Lafrenière a dit qu’il serait bien content d’entreprendre sa carrière à Ottawa. Les Sénateurs, dit-il, forment une « belle organisation ».

C’est une façon, polie, de dire les choses.

Lafrenière a depuis remporté le titre d’espoir professionnel numéro un dans la Ligue canadienne de hockey. Si les Sénateurs remportent la loterie, dans une semaine, ils se tourneront vraisemblablement vers lui, dans l’espoir qu’il devienne le joueur autour duquel ils pourront construire leur attaque.

S’ils ne mettent pas la main sur le premier choix, il y a de fortes chances qu’ils se rabattent sur un jeune homme qui pourrait renforcer la ligne du centre. Les candidats sont quand même nombreux. L’Ontarien Quinton Byfield, l’Allemand Tim Stützle, l’Autrichien Marco Rossi...

Des voix s’élèvent, déjà, dans le monde du hockey. Les Sénateurs détiennent un troisième choix de première ronde, celui des Islanders de New York. On leur suggère de l’utiliser pour sélectionner un gardien russe, Yaroslav Askarov.

À condition, bien sûr, qu’il soit toujours disponible quand le moment sera venu d’utiliser cette sélection...