Logan Brown tente de faire sa place avec les Sénateurs, lui qui a été repêché au 11e échelon du repêchage de la LNH en 2016.

Logan Brown entend saisir sa chance

C’est un mardi matin au Sensplex de Kanata, deux jours avant l’ouverture du camp des recrues des Sénateurs d’Ottawa.

Aucun dirigeant n’est là pour épier les faits et gestes des espoirs et des vétérans qui mettent la touche finale à leurs préparatifs pour la « rentrée du hockey ». Il n’y a que quelques partisans et un seul membre de la faune médiatique ottavienne, le journaliste du Droit.

À la fin de la séance d’entraînement et d’une séance de jeu simulé, le dernier joueur à quitter la patinoire en est un qui, par le passé, n’était pas particulièrement reconnu pour son ardeur au travail. Plus pour son apparente nonchalance.

Logan Brown a été un choix de première ronde il y a trois ans, le 11e au total, parce qu’à maturité, il représentait un bel espoir pour combler un poste de centre numéro un ou deux, du haut de ses 6’ 6’’ et 220 livres.

Depuis, les Sénateurs ont fait le plein d’espoir en liquidant leurs meilleurs joueurs, les Erik Karlsson, Mark Stone et Matt Duchene en particulier. Lorsque le camp d’entraînement du « gros » club va se mettre en branle le 13 septembre, la porte sera ouverte pour plusieurs d’entre eux, comme Josh Norris (acquis dans l’échange de Karlsson), un centre lui aussi.

Pour Brown, le temps est venu de la défoncer, cette porte. Sinon, elle pourrait fort bien se refermer devant lui. À Ottawa à tout le moins.

Tout le monde dans l’organisation d’Ottawa va repartir à zéro avec un nouvel entraîneur-chef, D.J. Smith, mais ce dernier connaît le centre de 21 ans un peu parce qu’il a joué son hockey junior en grande partie avec les Spitfires de Windsor, club de son patelin avec qui il a fait ses classes comme adjoint et dont il connaît bien les dirigeants.

« C’est un nouveau départ, c’est comme ça que je vois ça. Je veux mettre les dernières années derrière moi et recommencer à neuf avec D.J. », a-t-il confié en entrevue en quittant l’aréna mardi.

« Il ne m’a rien dit récemment. Je dois juste me présenter et jouer à ma façon. Et bien jouer. Ça fait longtemps que je suis un espoir, un choix de première ronde. Là, il est temps de rentrer dans l’ouverture qui se présente... Tout commence au camp des recrues, si tu peux bien jouer là, faire une bonne première impression, ça ne peut qu’aider. Pour les recrues, le camp commence dès maintenant », a-t-il ajouté.

À sa première saison chez les professionnels l’an dernier, Brown a excellé après les Fêtes quand il a pivoté un trio entre Drake Batherson et Nick Paul avec les Senators de Belleville, qui ont raté les séries de peu. Blessé en début de saison, il a terminé en force pour totaliser 42 points, dont 14 buts en 56 matches dans la Ligue américaine de hockey.

Il se rapportera officiellement au camp des recrues avec une dizaine de livres en plus sur sa charpente, après avoir travaillé avec un préparateur physique différent (Jeff Lovecchio) au cours de l’été passé dans son patelin de Saint-Louis. « Je pense être dans la meilleure forme de ma vie. J’ai amélioré ma vitesse, ma force, ma puissance et tout, mais surtout mon endurance. L’idée est d’éviter les petites blessures et demeurer fort toute l’année. Le plan est de commencer à Ottawa, j’ai tout fait en mon pouvoir pour que ça se réalise », mentionne-t-il.

Avec la mise sous contrat de Colin White la semaine dernière, les Sénateurs ont déjà quatre centres qui ont des contrats à sens unique de la LNH, les autres étant Jean-Gabriel Pageau, Chris Tierney et le nouveau venu Artem Anisimov.

« Qu’il y ait quatre, cinq ou six gars devant moi, je dois arriver et prouver aux entraîneurs que je mérite un des quatre postes au centre », affirme Brown, qui a assisté à quelques parties des Blues en route vers la conquête de la coupe Stanley le printemps dernier, en plus d’être présent à leur parade vu que son père Jeff y a pris part en tant qu’ancien de l’équipe.