Rick Bowness, le premier entraîneur-chef de l’histoire moderne des Sénateurs

L’intérim sied bien à Bowness

Même si Pierre Dorion lui avait accordé une entrevue pour le poste d’entraîneur-chef qui est allé à D.J. Smith le printemps dernier, Rick Bowness ne s’attendait pas à agir à nouveau comme entraîneur-chef lors d’un match au Centre Canadian Tire.

C’est pourtant ce qu’il a fait dimanche soir derrière le banc des Stars de Dallas, qui se sont tournés vers lui au début décembre quand celui dont il était l’adjoint, Jim Montgomery, a été congédié pour une « conduite non professionnelle » reliée à des abus d’alcool.

Le premier entraîneur-chef de l’histoire moderne des Sénateurs, après l’expansion de 1992, n’a jamais dirigé les Sénateurs dans l’amphithéâtre de Kanata. Bowness  et son associé, Alain Vigneault, ont été congédiés en novembre de la saison 1995-1996, quelques mois avant le déménagement du Centre municipal. Mais il est souvent revenu comme adjoint, ainsi qu’en 1997-1998 lorsqu’il était l’entraîneur-chef des Islanders de New York.

« C’est toujours fantastique de revenir ici. J’aime la ville. Ma famille et moi avons eu de belles années ici. C’était un bel endroit où élever les enfants. Nous avons eu de bonnes années en dehors de la glace. Sur la glace, ça avait été difficile, mais nous sommes passés au travers », s’est rappelé Bowness avant le match, lui qui avait présenté un dossier de 39-178-18 lors des années d’expansion du club de la capitale.

Bowness avait quitté le Lightning de Tampa Bay il y a deux ans pour se joindre à Montgomery à Dallas, étant toujours à la recherche de la bague de la coupe Stanley qu’il convoite. Il est d’ailleurs devenu le troisième entraîneur de l’histoire de la LNH, après Scotty Bowman et Pat Quinn, à être derrière un banc comme patron lors de cinq décennies différentes.

« Je ne suis pas allé à Dallas pour obtenir cet emploi, je n’avais pas postulé pour être entraîneur-chef. On m’a demandé de finir l’année et c’est ce qu’on va faire. C’est très différent d’être entraîneur-chef dans cette ligue qu’il y a 15 ans. L’horaire est plus exigeant. Il y a plus de coaching à faire avec les jeunes joueurs. Tu dois leur parler beaucoup, ainsi qu’à ton personnel d’entraîneurs. Ça m’a probablement pris un mois avant d’embarquer dans une routine avec laquelle j’étais à l’aise. Mais là, ça va bien. Nous avons une bonne équipe, ce qui rend les choses plus faciles », a dit Bowness, qui a une fiche de 16-8-2 depuis qu’il a pris l’intérim avec les Stars.

« Ça a été une surprise, mais mon fils Ryan m’a appelé immédiatement et il m’a dit : "Ne change rien." Il a raison. Je suis la même personne comme entraîneur-chef. Je sais que je dois prendre des décisions difficiles au niveau du temps de glace et tout ça. Mais je pense que je n’ai pas changé et j’ai de bonnes relations avec les joueurs, ce qui a toujours été important pour moi », a-t-il ajouté.

Le pilote des Sénateurs D.J. Smith mentionnait avant la rencontre que ce qu’il a remarqué en faisant ses devoirs sur les Stars, c’est que Bowness a mieux réparti le temps de glace. « La plus grande erreur de perception des gens concernant Dallas, c’est qu’ils sont un club ultra-offensif avec Seguin et Benn », a-t-il souligné.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Goloubef compte

D.J. Smith pensait après le revers de 4-2 contre les Maple Leafs de Toronto samedi que le but de Cody Goloubef pourrait être crédité à la fiche d’Anthony Duclair après une révision vidéo, ce qui aurait empêché de porter sa disette sans but à 20 parties. Goloubef, dont c’était le troisième but en carrière et premier en 87 matches (remontant à 2016 avec Columbus), a dit qu’il « n’a pas porté attention à ça. Si c’est son but, c’est son but ».

Finalement, la LNH n’a pas changé la décision sur la glace. « Il [Duclair] va devoir retourner au tableau. On l’a regardé et ça semblait avoir dévié sur lui, mais ce n’était pas certain », a souligné Smith.

Duclair s’est contenté d’une passe contre Dallas malgré de nombreuses chances de compter (six tirs) et avec sa sécheresse de 21 matches, il a égalé une marque personnelle établie deux fois quand il était en Arizona.

Absence prolongée de Borowiecki

Un diagnostic précis n’a pas encore été établi dans le cas du défenseur Mark Borowiecki, qui s’est foulé une cheville jeudi contre les Coyotes.

« Il n’y a pas d’échéancier. Il semble bien que ce ne sera pas pour bientôt [son retour]. C’est encore pas mal enflé et il faut attendre que ça le soit moins pour avoir une meilleure idée. Ces blessures sont toutes différentes, Nick Paul est revenu assez rapidement de la sienne, mais à l’origine, il faut envisager quatre à six semaines en attendant de voir comment il va se sentir en mettant un patin quand ce sera moins enflé », a indiqué D.J. Smith.

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