Oscar Lindberg a marqué trois buts en six matches depuis son arrivée avec les Sénateurs.

Lindberg fait contre mauvaise fortune bon cœur

Contrairement à Robert Charlebois dans la chanson qui porte le nom de famille d’Oscar Lindberg, ce dernier sait très bien où il est rendu.

L’attaquant suédois obtenu dans l’échange qui a envoyé Mark Stone à Las Vegas est passé du club d’expansion qui avait atteint la finale de la coupe Stanley l’an dernier, et qui se dirige à nouveau vers une participation aux séries ce printemps, à la pire équipe de la LNH.

L’attention dans cette transaction a évidemment été portée vers le défenseur Erik Brännström, l’espoir de 19 ans qui se voulait la pièce maîtresse de ce troc, avec un choix de deuxième ronde en 2020.

Lindberg, 27 ans, est lui-même un ancien choix de deuxième ronde des Coyotes de l’Arizona, dont les droits avaient été échangés aux Rangers de New York alors qu’il jouait toujours en Suède, avec le Skelleftea AIK. Après deux saisons dans la Ligue américaine à Hartford, il avait connu une bonne saison recrue dans la LNH en 2015-2016, récoltant 13 buts et 28 points en 68 parties.

Mais sa production a régressé à chaque saison depuis, et il n’avait que 4 buts et 12 points en 35 parties avec Vegas cette saison.

Son passage dans la capitale devait donc s’avérer bref, lui qui sera joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain. Sauf qu’il surprend depuis son arrivée, lui qui a compté trois buts en six matches, incluant des filets lors des deux matches de cette semaine contre les Islanders.

« Les rondelles viennent plus souvent vers moi on dirait. Lors des derniers matches, mon trio a généré plus de chances de marquer et c’est bien », a-t-il confié au Droit vendredi.

« Le but qu’il a compté (jeudi soir), c’en est un d’un vrai marqueur de buts. J’étais placé dans un bon angle pour voir qu’il n’y avait qu’un endroit où il pouvait loger la rondelle et il a lancé exactement là. Je ne suis pas prêt à dire qu’Oscar peut être catégorisé comme étant notre gros compteur, mais il a des habiletés pour réussir un tel tir. Il a été bon autour du filet pour nous, s’il peut continuer à faire ça tout en s’améliorant dans notre zone défensif, où nous utilisons un système bien différent de Vegas qui joue homme pour homme, on va continuer à voir comment il peut cadrer dans l’équipe ici », a souligné l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford.

Passé des Rangers aux Golden Knights dans le cadre du repêchage d’expansion, Lindberg changeait de camp pour la première fois en cours de saison.

« C’est un ajustement d’être lancé dans la mêlée comme ça avec un nouveau club. Il faut essayer de s’améliorer un peu chaque jour et tenter de comprendre le système un peu plus quotidiennement. Ça prend un peu de temps, mais ça s’améliore, c’est certain », note-t-il.

La présence d’un autre Suédois, le gardien Anders Nilsson, l’a aidé à s’adapter en dehors de la patinoire.

« C’est toujours bien de pouvoir parler dans ta langue avec un coéquipier qui sait comment ça se passe ici, ça te rend la vie un peu plus facile », dit-il.

Alors qu’il est en audition pour un poste la saison prochaine, que ce soit à Ottawa ou ailleurs dans la ligue, Lindberg ne veut pas regarder trop loin en avant. « Trouver un rôle dans cette ligue n’est pas facile. L’idée, c’est de donner le meilleur de toi-même, jouer du bon hockey et on verra ce qui va arriver. Gagner des matches d’ici la fin de l’année ne peut qu’aider alors que l’atmosphère est un peu différente ici (par rapport à Vegas) », a-t-il souligné.

Comme plusieurs de ses nouveaux coéquipiers, Oscar Lindberg va bientôt devoir penser à voir s’il est prêt à accepter une invitation à porter l’uniforme de son pays au prochain Championnat mondial de hockey senior, qui aura lieu en mai en Slovaquie. « Ce n’est pas évident quand tu n’as pas de contrat pour l’an prochain, mais on verra si l’équipe veut m’avoir et si elle peut régler les questions d’assurance », a-t-il indiqué à ce sujet.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Boucher ne parle pas

Une semaine après son congédiement, Guy Boucher n’a toujours pas commenté publiquement la décision de son ancien patron, le d.g. Pierre Dorion. Alors qu’il avait attendu une dizaine de jours pour le faire la dernière fois qu’il avait été licensié, par le Lightning de Tampa Bay en mars 2013, rien n’indique qu’il va le faire cette fois-ci. En fait, dans un échange de messages textes avec le Droit, il a indiqué qu’il ne fera pas de commentaires. Il profite de ce congé forcé pour passer du temps avec sa famille, pouvant prendre des vacances pour la semaine de relâche de mars pour la première fois de sa vie.

Duclair au repos

L’attaquant Anthony Duclair a raté l’entraînement de vendredi midi afin de mettre de la glace sur un pied endolori au lendemain du match de jeudi contre les Islanders, alors qu’il s’est blessé en bloquant un tir d’un défenseur adverse. «Ça s’améliore et on pense qu’il va pouvoir jouer (samedi), ce qui serait positif parce que j’ai trouvé que son match (jeudi) était un signe positif pour notre équipe. Il a patiné vraiment bien aux côtés de Brady Tkachuk et Jean-Gabriel Pageau, ils se complétaient bien et on aimerait conserver la chimie qu’ils sont en train de bâtir», a noté l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford, qui devra encore se passer des services du défenseur Christian Jaros (aine) contre les Bruins, celui-ci pouvant possiblement rejoindre le club à Philadelphie pour le match de lundi.

Entre les lignes

  • Craig Anderson espère que son ancien adjoint Robin Lehner ne ressentira pas trop longtemps les effets de sa collision avec Brady Tkachuk mardi. «Il a fait tellement de chemin au cours de la dernière année, surtout dans sa vie personnelle, on ne voudrait pas que ça ait un effet sur sa croissance de ce côté. On va souhaiter qu’il pourra revenir sur la voie bientôt», a-t-il confié. 
  • Anderson porte un nouveau masque depuis le début de la semaine, où une roue de voiture de course en trois dimensions se retrouve aux côtés d’une image du canal Rideau ainsi que d’un tracé de la piste de course Calabogie, où le pilote aguerri s’entraîne à l’occasion. «Je discutais d’idées (avec l’artiste Sylvie Marsolais), c’était une façon pour que l’équipe, la ville et mes intérêts personnels, ma passion pour les courses, se rejoignent», a-t-il expliqué.