Maxime Lajoie a déjà récolté sept points à ses six premiers matches dans la LNH.

Letang, un modèle pour Lajoie

Le conte de fées de Maxime Lajoie se poursuit.

Quand il a compté son quatrième but de la saison lundi soir, le défenseur recrue de 20 ans s’est hissé parmi un groupe sélect alors qu’avec sept points à ses six premiers matches, il a rejoint Steve Larouche au deuxième rang de l’histoire de l’équipe avec une telle production en début de carrière. Seul Alexandre Daigle a fait mieux en 1993-1994 avec 12 points à ses six premiers matches.

C’est une marque obscure que Brady Tkachuk pourrait bien battre, lui qui a six points en quatre parties.

Avec chaque match qui passe, on en apprend un peu plus sur l’arrière natif de Québec, mais qui a grandi à Calgary. Ses parents y ont déménagé quand il était jeune en raison du travail de son père.

Par exemple, les amateurs qui aimeraient se procurer un chandail de l’équipe avec son nom et son numéro dans le dos n’ont pas à s’inquiéter, il a l’intention de garder le 58 qui lui avait été offert par les préposés à l’équipement du club à son premier camp de développement, après sa sélection en cinquième ronde du repêchage de 2016.

«On me l’a donné par hasard au camp, mais je suis content de l’avoir. C’est le numéro de Kris Letang, un de mes défenseurs préférés en grandissant. C’est donc pas mal le fun de l’avoir eu et je ne pense pas le changer. J’ai toujours aimé regarder jouer Letang, ainsi que Duncan Keith (des Blackhawks de Chicago). C’étaient mes deux défenseurs préférés, je me comptais pas mal chanceux quand on m’a donné ce numéro-là», a raconté celui qui portait le numéro 8 la saison dernière à Belleville, sa première chez les professionnels.

Auteur d’un seul but et 14 passes en 56 matches l’an dernier avec les petits Senators, l’arrière de 6’ 1’’ et 183 livres n’a jamais rempli les filets au cours de sa carrière junior avec les Broncos de Swift Current. Il a été très régulier avec eux, connaissant des saisons de 7 (41 points), 8 (37) et 7 buts (42), comme il l’avait fait auparavant lors d’une saison junior A avec les Royals de Calgary auparavant, à 16 ans (7 buts et 17 points en seulement 32 parties cependant). Pendant ses années dans la LHOuest, il n’a jamais perdu son français, «vu qu’on le parlait toujours à la maison», relate-t-il.

Reconnu par l’entraîneur-chef Guy Boucher pour son sens du jeu au-dessus de la moyenne, sa production jusqu’à maintenant chez les professionnels peut s’expliquer en partie par le fait qu’il y a maintenant plus de joueurs capables de compléter ses jeux, ou de le repérer au moment opportun, comme Matt Duchene l’a fait lundi soir en fin de première période.

Il ne réussira probablement pas à conserver le même rythme qui le verrait compter 54 buts s’il continuait de la sorte, mais une chose est certaine, c’est que Lajoie continue à prendre ses aises à la ligne bleue. Pourra-t-il connaître une carrière similaire à Letang, le quart-arrière des Penguins de Pittsburgh ? Il est bien trop tôt pour en parler. Le jeune homme, lui, cherche à profiter du moment présent.

«Je me sens de plus en plus confortable, il y a encore des affaires qu’il faut que je travaille. Mais je pense que l’équipe, les vétérans nous ont vraiment aidés à nous sentir dans l’équipe. C’est le fun, les gars sont extraordinaires, je m’amuse beaucoup. Tout le monde est bon et j’obtiens beaucoup de chances, sur l’avantage numérique notamment», confiait-il au Droit cette semaine.

Lajoie a emménagé il y a quelques jours dans la résidence du gardien Craig Anderson, qui a offert de le prendre sous son aile alors que son épouse et ses enfants habitent en Floride et ne lui rendent visite qu’occasionnellement. «Mes gars vont être heureux d’avoir un autre gardien sur qui lancer au mini-hockey dans le sous-sol», a blagué Anderson.

Amateur de jeux vidéo comme la plupart des jeunes de sa génération, il a essayé en fin de semaine le simulateur de course automobile d’Anderson. «C’est vraiment sharp, c’est comme si tu conduisais vraiment une voiture de course. Le volant est dur à contrôler. Je préfère encore mes jeux favoris, NHL 19 et Fortnite», raconte-t-il.

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Les petits Senators ont encore plus de blessés

Comme ils attendent le retour de quelques-uns de leurs blessés d’ici leur prochain match samedi contre Montréal, les Sénateurs ont rétrogradé le défenseur Christian Jaros et l’attaquant Nick Paul à leur club-école de Belleville mardi.

Le renfort n’était pas de refus du côté des petits Senators, qui doivent composer eux aussi avec une longue liste de blessés en ce début de saison, eux qui doivent lancer leur saison locale mercredi soir au CAA (anciennement Yardman) Arena en recevant les Devils de Binghamton.

En plus d’avoir perdu le vétéran centre Jim O’Brien pour quatre à six mois en raison d’un tendon déchiré à sa jambe droite, la troupe de Troy Mann s’est débrouillée sans l’espoir Logan Brown, le vétéran Ben Sexton et le gardien Marcus Hogberg en fin de semaine au Manitoba. Les nouvelles n’étaient pas meilleures au retour de l’équipe à domicile alors que Mann a ajouté l’attaquant Filip Chlapik à sa liste d’éclopés, tandis que Brown sera absent plus longtemps que prévu. « Brown devrait rater environ quatre semaines plutôt que les deux prévues à l’origine, pour une blessure au bas du corps. Dans le cas de Chlapik, c’est mineur, mais il ne jouera pas (mercredi). C’est dommage parce qu’il a bien joué à Winnipeg, tout comme d’autres espoirs comme Drake Batherson et Rudolfs Balcers », a indiqué Mann en entrevue téléphonique mardi.

Batherson et Balcers ont compté deux buts chacun, le premier ajoutant deux passes, et Chlapik y est allé d’un but et trois passes lors d’un gain de 6-2 contre le Moose du Manitoba samedi, premier gain des Senators après deux revers serrés de 2-1 la veille et 3-1 à Utica le 6 octobre. Le gardien recrue Filip Gustavsson a signé ce gain, Mike McKenna ayant été d’office pour les deux premiers matches. « On n’a juste pas profité de nos chances pour marquer des buts lors de ces deux premiers matches, et ça a débloqué lors du troisième », a ajouté Mann, qui utilise un alignement à sept défenseurs et 11 attaquants, comme à Ottawa, en l’absence de nombreux piliers en avant.

Cody Ceci, Ryan Dzingel Alex Formenton et Max McCormick pourraient tous revenir au jeu pour Ottawa samedi.