«Tout ici me plaît. Je fais partie de cette organisation depuis maintenant cinq ans, vous savez. Je connais tout le monde au sein de l'équipe. Je me plais dans la ville», affirme l'ailier gauche de 29 ans.

Les vétérans peuvent dormir tranquille

Bryan Murray est prêt à échanger des jeunes joueurs prometteurs mais il ne veut pas trop toucher à son noyau de vétérans.
Même si les vétérans en question pourraient obtenir leur autonomie complète dans quelques mois.
«Je me pose la même question chaque jour. Pouvons-nous vraiment rêver à une participation aux séries? J'interroge nos entraîneurs, j'interroge les autres membres de la direction. La réponse est claire. Si nous sommes toujours dans le coup, pourquoi échangerais-je des vétérans qui sont utiles à notre équipe?»
Le statu quo... pour l'instant
Ces paroles vont faire plaisir à Milan Michalek et Chris Phillips. Les deux vétérans qui auraient le plus à craindre de changer d'adresse dans la prochaine semaine n'ont pas trop envie de partir.
«Ça me trotte dans la tête, a reconnu Michalek, fraîchement rentré de son séjour à Sotchi. J'aime Ottawa. Je préférerais rester ici. Mais si je dois partir, je partirai.»
«À l'heure actuelle, je n'ai qu'une seule chose en tête. Je veux faire tout en mon possible pour aider mon équipe. Personne ne m'a parlé de transactions. Je n'ai rien demandé non plus. En ce qui me concerne, pour l'instant, c'est le statu quo», a pour sa part indiqué Phillips.
Un peu plus tard, Phillips a été vu en grande conversation avec Murray dans un des couloirs du Centre Guertin.
Sur la rue Carillon, hier matin, le vétéran défenseur a pris un petit coup de vieux.
On lui a demandé s'il avait de bons souvenirs associés au mythique amphithéâtre du Vieux-Hull.
«J'en ai quelques-uns. Franchement, j'aurais préféré qu'ils soient meilleurs», a-t-il répondu, sourire en coin.
Au printemps 1997, il avait 19 ans. Il a traversé le pays avec son club junior, les Hurricanes de Lethbridge, pour participer au Tournoi à la ronde de la Coupe Memorial. Individuellement, il a connu un gros tournoi. Collectivement, ça s'est un peu moins bien conclu, avec une défaite en finale contre les Olympiques.
«Ce fut mon dernier match dans les rangs juniors. Même si la défaite avait été difficile à digérer, j'avais été très fier de participer à ce tournoi.»
«Je me souviens que la foule était gonflée à bloc lors des parties des Olympiques. Certaines choses ne changeront jamais. J'ai toujours été content quand j'ai eu la chance de me produire dans un amphithéâtre survolté. C'était comme ça quand j'étais jeune. C'est encore comme ça aujourd'hui.»
Sstlaurent@ledroit.com