Mark Borowiecki a vécu les hauts et les bas de la franchise d’Ottawa au fil des saisons passées avec les Sénateurs. Selon lui, l’effort de ses coéquipiers explique les succès inattendus cette année dans la capitale.

Les Sens sont plus près des séries que du premier choix

Les mauvaises blagues au sujet des Sénateurs ont laissé place à un nouvel enthousiasme chez leurs partisans dans les dernières semaines. Tout ça en raison des succès inattendus d’un club qui semblait pourtant destiné à aboutir encore au dernier rang en 2019-2020.

« Ce qui se passe en ce moment, ça fait du bien. Les dernières années n’ont pas été faciles, surtout pour un gars de la place comme moi qui est si fier de cette franchise », a rappelé le défenseur et assistant-capitaine Mark Borowiecki, dimanche, avant le départ des siens vers Columbus.

Ottawa a terminé au fond du classement l’hiver dernier. La saison précédente, il avait pris la 30e et avant-dernière position.

Les Sénateurs se trouvent en ce moment à seulement quatre points des Canadiens de Montréal et d’une place en éliminatoires.

Ça jase moins en ville des Lafrenière, Byfield, Perfetti et autres possibles candidats au premier choix en vue du prochain repêchage.

« On ne veut pas commencer à s’emporter. C’est tôt, mais si nous voulons continuer à connaître du succès, il faut continuer à jouer de la même façon », a ajouté Borowiecki, qui dispute sa neuvième saison dans l’uniforme de l’équipe de son patelin.

Boro Cop a grandi non loin du centre Canadian Tire. Les Sénateurs, c’est le club qui a bercé son enfance et son adolescence.

« J’ai vu les plus belles années de cette organisation. J’ai aussi vécu récemment les années sombres. Certaines étaient de notre faute. Ce n’était pas facile, a avoué le hockeyeur âgé de 30 ans.

«Mais nous faisons un bon travail en ce moment pour nous concentrer sur les aspects positifs. C’est tout à l’honneur de nos entraîneurs qui ont amené une bouffée fraîche de positivisme.

«Ça montre aussi que si tu travailles fort, que tout le monde tire dans la même direction, de bonnes choses vont se produire. Tu as beau avoir beaucoup de talent sur papier, si l’équipe ne possède pas de bonnes habitudes, elle n’avancera pas dans la bonne direction. En ce moment, tout le monde achète ici ce que notre personnel d’entraîneur nous vend.»

Ottawa a gagné sept de ses neuf derniers matches pour grimper au classement. Six fois durant cette séquence, il a accordé deux buts ou moins à l’adversaire.

«Quand tu surprends quelques équipes comme nous venons de le faire, les autres clubs vont commencer à te respecter et te porter une plus grande attention, a prédit Borowiecki.

«Peut-être que nous commencerons à affronter moins de gardiens substituts dans les prochaines parties», a-t-il ajouté, sourire en coin.

Parlant de gardiens, les Sénateurs n’ont pas voulu dévoiler dimanche qui affrontera les Blue Jackets, lundi, soir, à Columbus.

Anders Nilsson et Craig Anderson se sont partagé la tâche lors des deux derniers matches. Les deux gardiens ont été solides devant le filet.

Le premier a alloué un but sur 31 tirs aux Rangers tandis que le second a cédé une seule fois sur 36 lancers contre les Canadiens.

L’entraîneur-chef D.J. Smith s’attend à un affrontement robuste face aux Jackets. «C’est l’équipe qui termine le mieux et le plus souvent ses mises en échec. Elle travaille aussi de la bonne façon. Ça sera un bon défi pour notre jeune équipe», a-t-il rappelé. Ce dernier s’attend à revoir dans l’alignement de son club le défenseur Nikita Zaitsev, qui était retourné en Russie la semaine dernière pour des raisons personnelles.

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Scott Sabourin

SABOURIN RENOUE AVEC SES COÉQUIPIERS

Aucun match ne se trouvait à l’horaire durant le dernier week-end, mais les Sénateurs ont quand même vécu des émotions fortes.

Plus précisément samedi matin lors d’une séance dédiée aux habiletés individuelles. 

L’attaquant Scott Sabourin a patiné avec ses coéquipiers pour une première fois, trois semaines après avoir subi cette vilaine commotion cérébrale à Boston.

Ce dernier avait dû être transporté sur une civière à la suite d’une collision avec le joueur des Bruins, David Backes. Il avait été transporté à l’hôpital.

« J’étais sur la glace avec lui samedi. Je le regardais lancer des rondelles et patiner. J’avais un sourire en voyant qu’il était de retour comme lui-même, a souligné le centre Jean-Gabriel Pageau.

«Ça nous avait secoués de le voir tomber de la sorte. Tu ne veux pas qu’une chose pareille arrive, autant à un coéquipier qu’un adversaire.»

Sabourin s’avère encore loin de participer à un match. Il n’était pas de l’entraînement régulier dimanche.

Aucune date n’a été ciblée pour son retour au jeu, a rappelé l’entraîneur-chef D.J. Smith. «Nous n’allons rien précipiter. Nous voulons qu’il guérisse à son propre rythme», a ajouté Smith.

Quant à l’attaquant russe Vladislav Namestnikov, il devra patienter aussi. Il boîtait encore dimanche à sa sortie du centre Canadian Tire.