Erik Karlsson et Craig Anderson ont connu un fort match. Le défenseur a récolté le but gagnant et le gardien a blanchi l'adversaire pour permettre aux Sénateurs de l'emporter face aux Red Wings.

Les Sénateurs sont inspirés

Pour une deuxième soirée de suite, une surprise de taille attendait les joueurs des Sénateurs en se pointant à l'aréna avant un match contre les Red Wings.
Lundi, c'était le retour au jeu inattendu du capitaine Erik Karlsson à Détroit. L'équipe a répondu en arrachant un point à ses rivaux de la division Atlantique.
Et mardi, ce fut au tour de Clarke MacArthur, l'homme aux quatre commotions cérébrales en l'espace de 18 mois, de jouer au revenant contre ces mêmes Wings. Ses coéquipiers ont fêté le premier match de leur grand frère depuis le 14 octobre 2015 en signant une victoire importante de 2-0 contre les Wings, cette fois-ci au centre Canadian Tire.
Un gain qui permet à Ottawa (42-27-10) de se rapprocher à un point d'une participation aux éliminatoires avec trois joutes à disputer au calendrier régulier. Ses prochaines parties contre les Bruins, les Rangers et les Islanders devraient surtout servir à déterminer l'identité de son adversaire au premier tour. Ça pourrait être Toronto, Boston ou Washington.
« Je n'ai jamais été aussi nerveux avant un match », a avoué sur un ton très émotif MacArthur, qui est devenu le centre d'attention dans le vestiaire des Sénateurs après la victoire.
Son retour au jeu est sorti de nulle part en cette journée grise et pluvieuse dans la capitale nationale. La direction de l'équipe en a fait l'annonce deux heures et demie avant la rencontre.
La même direction qui semblait avoir fait son deuil de le revoir en uniforme après que l'attaquant eut échoué un test de base en janvier.
« C'était spécial de voir son chandail accroché dans le vestiaire avant la partie. Son retour nous a inspirés », a relaté Karlsson, auteur d'un des deux buts contre les Wings. Tom Pyatt a été l'autre marqueur qui a profité de la générosité du gardien Jimmy Howard, surpris à deux reprises par des tirs en angle restreint.
MacArthur a été blanchi de la feuille de pointage, mais il ne s'en plaignait pas. « Ça fait du bien de revenir au jeu, surtout que je n'étais pas sûr si j'allais revenir au jeu à un certain moment », a-t-il dit.
Ce dernier a souligné avoir obtenu le feu vert des médecins la semaine dernière afin de renouer avec l'action. « Nous l'avons gardé un peu secret », a reconnu pour sa part l'entraîneur-chef Guy Boucher.
« Tout le monde sait ce qui s'est passé ces dernières années, a affirmé MacArthur. Je suis très reconnaissant envers l'organisation de m'accorder cette opportunité. Je viens de vivre une de mes plus belles journées depuis longtemps. »
Ce retour au jeu a eu lieu deux jours avant l'anniversaire de naissance de MacArthur, qui célébrera ses 32 ans jeudi.
Ses patrons ont promis de limiter son temps de jeu, l'utilisant au sein du quatrième trio aux côtés de Chris Kelly et Ryan Dzingel de même qu'au sein de la deuxième unité du jeu de puissance. Le numéro 16 a effectué 13 présences pour neuf minutes et 44 secondes contre Détroit.
« J'ai simplement essayé de gérer du mieux que je pouvais mes émotions, a affirmé Clarke MacArthur.
«Un mot me vient à l'esprit... Incroyable, a lancé pour sa part un de ses bons amis, le défenseur Dion Phaneuf. Nous avons été témoins de tout le travail qu'il a accompli pour revenir au jeu. Son retour nous a inspirés.»
Ses coéquipiers et lui auront peu de temps pour savourer ce troisième gain des Sénateurs à leurs 10 dernières sorties. Ils prendront l'avion mercredi vers le Massachusetts en vue d'un affrontement contre les Bruins au TD Garden.
Anderson était aussi émotif
Avant le début du match, les Sénateurs ont organisé une cérémonie spéciale en l'honneur de leur gardien Craig Anderson. Ce dernier a disputé son 500e match en carrière, le 25 mars dernier, à Montréal. Anderson a passé plus de la moitié de sa carrière à défendre la cage d'Ottawa.
Clarke MacArthur n'était pas le seul joueur de son équipe à essayer de refouler les larmes avant le match. Craig Anderson aussi.
Les Sénateurs et la LNH lui ont rendu hommage avant la première mise au jeu. Ils ont souligné sa 500e partie en carrière disputée, il y a une dizaine de jours, à Montréal.
«La cérémonie a duré plus longtemps que je m'attendais», a avoué Anderson, qui a notamment eu droit à un témoignage sur bande vidéo de sa conjointe Nicholle, qui combat un cancer.
«Cela m'a touché. J'étais émotif.»
Le gardien des Sénateurs s'est remis assez rapidement de ses émotions, stoppant les 24 tirs des Red Wings pour récolter son cinquième jeu blanc de la saison. Il n'a été mis à l'épreuve qu'à deux reprises au second tiers.
«Je me souviens même des deux tirs en question, a lancé Anderson, sourire en coin.
«Le premier provenait du coin de patinoire, du côté de mon bloqueur. Le second est survenu lors d'une mêlée devant notre filet. Cela s'est avéré une belle chance de marquer.
«Des fois, tu vas avoir des périodes comme ça. Puis une autre fois, ça sera 14 ou 15 lancers. Tu dois être toujours prêt.»
Sa performance a de quoi rassurer les partisans des Sénateurs.
Anderson avait alloué 27 buts à ses sept dernières sorties devant le filet. Il tentera maintenant de signer un deuxième zéro de suite pour la deuxième fois cette saison.
Ce dernier avait blanchi Vancouver puis Edmonton en octobre lors du séjour de l'équipe dans l'Ouest canadien.