Même s'il fait maintenant face à l'élimination, le club de Guy Boucher a toujours besoin de deux victoires pour passer en finale de la coupe Stanley. «On n'a donc pas reculé», note-t-il.

Les Sénateurs se regroupent

Au lendemain de la pire défaite en séries de leur histoire, une débandade de 7-0 face aux Penguins à Pittsburgh dimanche après-midi, le repos n'était plus une arme pour les Sénateurs d'Ottawa.
À la veille d'un sixième match où sa troupe fera face à l'élimination pour la première fois de ce printemps, l'entraîneur-chef Guy Boucher a convié ses joueurs qui étaient suffisamment en santé pour patiner à un entraînement complet.
« L'objectif principal n'était pas nécessairement d'aller sur la glace. C'était de revenir et de refaire le plein d'énergie. Aujourd'hui est une nouvelle journée. Je voulais m'assurer qu'on sache sur quoi on doit se concentrer. Il faut refaire le plein mentalement, physiquement et émotionnellement pour passer à autre chose. On ne peut pas s'asseoir dans notre flaque de boue, on doit se relever et avancer. C'est ce qu'on a fait toute l'année et pendant toutes les séries », a dit Boucher d'un ton très convaincu.
Comme en troisième période, dimanche, les piliers du club que sont Erik Karlsson, Derick Brassard et Cody Ceci manquaient à l'appel. Même chose pour Alexandre Burrows. Boucher dit que les trois premiers seront à leurs postes mardi. 
Sans Karlsson et Brassard, il était cependant difficile d'essayer de peaufiner un jeu de puissance qui n'a pas marqué à ses 29 dernières chances.
Boucher a repris certains éléments de son discours d'après-match de la veille.
Dimanche, il en a fait sourciller certains quand il a déclaré que « tout le monde sur la planète sait qu'ils ont une meilleure équipe que la nôtre ». Il se défend pourtant bien d'avoir lancé la serviette. 
« Il y a 7,5 milliards de personnes sur la Terre et il y a 7,5 milliards d'opinions, mais ce n'est pas la mienne. Je crois en mon club, sinon, on ne serait pas ici », a-t-il dit, notant aussi que son club était encore au même point qu'après son gain de 5-1 lors du troisième match. « On a encore besoin de deux victoires, on n'a donc pas reculé », a-t-il fait remarquer.
Ses équipiers n'ont évidemment pas le choix de continuer à croire en leurs chances de renverser la vapeur.
« Nous avons eu une bonne petite discussion ce matin pour réaliser que nous sommes encore en bonne position. Nous sommes en troisième ronde des séries de la LNH. C'est un beau défi. On a l'occasion de jouer à la maison, ce qui est bien, et nous avons l'occasion de rebondir, a souligné le défenseur Marc Méthot. C'est la nature humaine après une défaite de penser que c'est fini... Nous avons été très résilients toute l'année. Nous sommes habitués d'être dans cette position, à revenir de l'arrière. On va donner tout ce qu'on a et se donner la meilleure chance possible de gagner. Il faut être à notre meilleur ou on n'aura pas de chance de l'emporter. On sait qu'on est capable de le faire. »
Méthot estimait que la pratique tenue lundi était une occasion pour les joueurs de « se libérer l'esprit ».
« C'est une journée pour se regrouper, alors qu'on sait ce qu'on a à faire après un très mauvais match, soulignait le centre Jean-Gabriel Pageau de son côté. On a fait des ajustements, on s'est parlé un peu et il faut vivre dans le moment, une journée à la fois. On est tous sur la même page et demain va être une bonne journée. »
Borowiecki doute d'un retour
Mark Borowiecki ne demanderait pas mieux que de s'amener en sauveur pour aider les Sénateurs à renverser la vapeur dans leur série contre les Penguins, mais après une absence de 15 parties, et avec une blessure à une jambe qui n'est pas rétablie à 100 %, il semblait avoir de sérieux doutes lundi quant à ses chances d'être lancé dans la mêlée mardi soir pour le sixième match. 
« Si je reviens et que je ne joue que 10 minutes avant de déclarer forfait à nouveau, est-ce que j'aide vraiment l'équipe ? Tu veux être un guerrier et un joueur d'équipe, être un homme qui joue malgré le mal, mais la ligne est fine. Si je peux jouer pendant 60 minutes même si je ne suis pas à 100 %, je vais le faire, c'est certain. Mais il y a toujours ce risque quand tu reviens et que tu sais que tu es blessé, tu peux mettre ton équipe dans le trouble si tu ne peux pas finir la partie et qu'il ne lui reste que cinq défenseurs. Il faut être intelligent dans cette situation », a indiqué le robuste défenseur, qui n'a pas voulu évaluer à quel pourcentage sa réhabilitation est rendue.
Son entraîneur Guy Boucher a dit qu'il « ne sait pas » si Borowiecki sera disponible. « Peut-être », a-t-il ajouté ensuite.