Les Sénateurs affronteront les Canucks au stade BC Place, dimanche à 16h, dans le cadre de la Classique Héritage.

Les Sénateurs se préparent à la Classique Héritage

Craig Anderson était le seul joueur souriant dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa, après la séance d'entraînement de vendredi midi au Centre Canadian Tire.
Normal. Il était plutôt fier de nous annoncer que le petit Levi Bentley Anderson a vu le jour à 16 h 27, mardi. Le nouveau père a laissé le nouveau-né, son grand frère Jake et leur maman Nicholle en Floride. « Tout le monde est heureux, tout le monde pète le feu, tout le monde s'amuse », a-t-il fait savoir.
Anderson était aussi jovial parce qu'il n'a rien vu du match de jeudi soir. « J'étais dans un avion. À 30 000 pieds d'altitude, je n'ai pas eu accès à une télévision. »
C'est peut-être mieux ainsi.
Depuis le début de la saison, les Sénateurs ont hâte au voyage dans l'Ouest canadien. Ils savent que ce voyage débutera dans la magnifique métropole de la Colombie-Britannique. Ils savent qu'ils auront la chance de se produire devant plus de 50 000 fans, dimanche après-midi au stade BC Place, dans le cadre de la Classique Héritage de la Ligue nationale de hockey.
Quand le temps est enfin venu d'entreprendre le voyage, tous les joueurs avaient un peu le moral dans les talons.
Tant mieux, intervient Paul MacLean.
« Personne ne devrait être à l'aise avec la situation dans laquelle nous sommes plongés en ce moment, croit l'entraîneur-chef. Nous nous retrouvons à cinq points d'une place en séries éliminatoires. Nous avons éprouvé des problèmes de constance tout au long de la saison. Nous venons d'encaisser deux dégelées d'affilée. À titre personnel, ça me rend très mal à l'aise. Le malaise devrait être généralisé en ce moment. »
MacLean s'attend donc à ce que ses joueurs rebondissent à Vancouver. Avant de se faire déclasser par les Bruins de Boston et les Red Wings de Détroit, ils ont joué du bon hockey en janvier et février.
« Les gars ne doivent pas oublier qu'ils ont également fait de bonnes choses dans le match contre Détroit. Malheureusement, personne ne se souvient de toutes ces bonnes choses parce que les revirements que nous avons commis ont pris toute la place. Nous avons aussi subi une défaite de 6-1. Le score final est dur à effacer. »
Les joueurs qui en avaient gros sur la conscience ont pu vider leurs sacs avant de grimper dans l'avion.
Lehner s'excuse encore
Robin Lehner s'est excusé une dernière fois pour sa contre-performance. Il a laissé passer six buts dans la première moitié de la soirée avant de céder sa place à la recrue Andrew Hammond.
Parfait en relève, Hammond a néanmoins été cédé aux Senators de Binghamton quelques heures plus tard.
« Je suis rentré à la maison après le match. J'ai regardé la télé pendant quelques heures en pensant à la partie. C'est réglé maintenant. Notre équipe sait qu'elle peut mieux jouer. Tous les joueurs sont capables de mieux faire. Personnellement, je sais que je suis capable de beaucoup mieux. [...] Je suis jeune. Je sais que je vais connaître d'autres mauvais matches d'ici la fin de ma carrière. »
Chris Neil, lui, n'a pas envie de tout oublier ce qui s'est passé. Il a été chassé du match à la suite d'une altercation avec Johan Franzen. Après le match, l'ailier suédois l'a accusé d'avoir fait tout cela pour bien paraître devant les fans.
« D'abord, c'est faux. J'ai défendu mes coéquipiers chaque jour depuis le début de ma carrière. Il mesure six pieds et quatre pouces. Il pèse 240 livres. Il est plus grand et plus gros que moi. Il m'a donné un coup de bâton. Un gars qui me donne un coup de bâton doit s'attendre à ce que je me défende. »