Chris Tierney a connu un fort match contre les Red Wings mercredi soir.

Les Sénateurs renouent avec la victoire à Ottawa

Les Sénateurs d’Ottawa connaissent un début de saison difficile. Ils peuvent se consoler en se disant qu’ils ne représentent pas un cas unique.

Mercredi soir, ils ont affronté une autre formation moribonde.

Et ils ont vaincu cette formation moribonde.

Cette victoire de 5-2 contre les Red Wings de Détroit ne passera pas à l’Histoire. 

Une équipe en reconstruction en a vaincu une autre. Dans un aréna où des milliers de sièges n’ont pas été utilisés. Surtout au niveau 300.

Les Sénateurs, qui retrouvaient leur patinoire après un premier long voyage, cette saison, ont quand même fait le nécessaire. Ils ont réussi à mettre un terme à une séquence de quatre revers consécutifs.

Ça devrait suffire à raccrocher un sourire à certains...

« On est rentrés de notre voyage avec un seul point sur six. C’était insuffisant. On savait qu’il fallait répondre en livrant un bel effort pendant 60 minutes. C’est ce qu’on a fait », a déclaré Anthony Duclair, après avoir connu une soirée de deux buts.

On surveillait de très près Logan Brown. Le meilleur espoir des Sénateurs au centre disputait un premier match, cette saison. Il avait été rappelé de Belleville, en début de journée, afin de remplacer les — nouveaux — blessés Artem Anisimov et Colin White.

Il a obtenu une chance de marquer au début de la troisième période. C’est à peu près tout.

Les « vieux » centres, en revanche, ont connu une bonne soirée.

À commencer par Chris Tierney.

Le numéro 71 a probablement joué son meilleur match de la saison. Ce fut, assurément, un de ses meilleurs matches en 2019.

Il a marqué le premier but de son équipe. Il a préparé le quatrième.

Entre les deux, il a trouvé tout plein de moyens de se rendre utile. Surtout en zone d’attaque.

Tierney a été solide, d’un bout à l’autre. Jean-Gabriel Pageau s’est signalé quand ça comptait.

Le Gatinois a marqué le but de la victoire.

Il a frappé durant une infériorité numérique, vers la fin du deuxième tiers. Il a piqué la rondelle au meilleur joueur adverse, Anthony Mantha, avant de filer pour déjouer Jonathan Bernier.

Ce but a brisé les jambes des Red Wings.

La confiance des visiteurs était déjà fragile, quand ils ont mis les pieds au Centre Canadian Tire.

Ils avaient perdu leurs cinq dernières parties. Ils avaient leur plus récent échec, frais en mémoire. Ils menaient par deux buts, au deuxième entracte, mardi. Cette avance a disparu quand ils ont laissé les Canucks de Vancouver inscrire trois buts consécutifs au troisième engagement.

« On savait qu’ils étaient fatigués parce qu’ils devaient jouer un deuxième match en autant de soirs. Il fallait travailler plus fort qu’eux. C’est ce qu’on a fait », croit Mark Borowiecki.

Le combatif défenseur d’expérience a inscrit l’autre but des vainqueurs.

Darren Helm et Tyler Bertuzzi ont été les marqueurs des Wings.

Paul efficace

Un troisième attaquant a connu un match plus que correct, dans le camp d’Ottawa.

Utilisé ans le top-9, Nick Paul a obtenu une passe. Il a également décoché quatre tirs au but et complété trois mises en échec.

Belle façon de profiter de ses 14 minutes d’utilisation.

« Il a joué un super match, note Borowiecki. Voilà un gars qu’on croyait fichu, il n’y a pas si longtemps. Avec son gabarit, il sera toujours à prendre au sérieux. Cette performance nous laisse présager de belles choses de sa part. »

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UN AUTRE SOLIDE MATCH POUR NILSSON

D.J. Smith avait l’intention d’utiliser ses deux gardiens de but de façon égale, en début de saison. Il voulait donner une chance égale à ses deux protégés, en espérant que l’un d’entre eux se signale...

Anders Nilsson s’élève, rapidement, au-dessus de la mêlée.

Peut-on déduire qu’il est en train de s’emparer du poste de gardien de but numéro un ?

« Tout ce que je sais, c’est qu’il travaille fort depuis trois matches. Il avait livré une performance magistrale à Dallas. Les autres joueurs n’avaient pas été à la hauteur. Son effort avait un peu été gâché. Ce soir, nous l’avons soutenu », a commenté l’entraîneur-chef des Sénateurs, après la victoire contre les Red Wings de Détroit.

Nilsson a été un peu moins occupé que lors des sorties précédentes. Il a quand même fini par arrêter 34 rondelles.

Il a surtout effectué deux ou trois beaux arrêts, en troisième période, quand les Sénateurs protégeaient une avance de deux buts.

« C’est bien. Pour une fois, nos efforts sont récompensés », a déclaré le Suédois.

Nilsson pouvait difficilement se réjouir de ses deux sorties précédentes. Même s’il avait réussi plus de 90 arrêts, les Sénateurs avaient empoché seulement un point sur quatre.

« En fin de compte, on joue au hockey pour gagner des matches, dit-il. Il faut contrôler ce qu’on peut contrôler. La première chose qu’on contrôle, c’est notre effort. Moi, je crois que si on travaille de cette façon, soir après soir, on va obtenir de bons résultats de façon régulière. »

De très bonne humeur, Nilsson était capable de blaguer avec son ami Mark Borowiecki, au sujet du but qu’il a marqué contre Jonathan Bernier.

« Dans le haut du filet, du côté de la mitaine. Je vous le dis, moi. Boro a un meilleur tir que vous pensez. »