Anders Nilsson a mené son équipe vers la victoire en bloquant 27 des 28 lancers dirigés vers lui, mercredi soir.

Les Sénateurs rebondissent à New York

NEW YORK — Mission accomplie pour Anders Nilsson.

S’il s’agissait bel et bien de son dernier match de la saison, le gardien suédois a laissé une bonne dernière impression à ses patrons, mercredi.

Il a permis aux Sénateurs d’Ottawa de l’emporter, 4-1, au Madison Square Garden.

Nilsson n’affrontait pas la meilleure équipe. Dans le meilleur des scénarios, les Rangers de New York compléteront la campagne au 12e rang du classement de l’Association Est.

Les Rangers ont peut-être déjà le cœur aux vacances. Ils ont joué du hockey un peu brouillon pendant les 25 premières minutes de la partie.

Ils tiraient déjà de l’arrière par trois buts quand ils se sont mis en marche.

Nilsson s’est quand même dressé devant ses adversaires quand les Sénateurs avaient besoin d’un gros arrêt.

Il a frustré le meilleur élément new yorkais, Mika Zibanejad, avec sa mitaine, en fin de première période. Le genre d’arrêt qui change l’allure d’un match.

« Tout le monde connaît le contexte. J’aurais pu me mettre plein de pression sur les épaules. J’ai choisi de ne pas le faire. Je me suis juste amusé », de commenter celui qui a réussi 27 arrêts.

S’il s’agissait bel et bien de son dernier match, il complète son stage à Ottawa avec une fiche respectable de 11 victoires contre 11 défaites. 

Wolanin rappelé

La brigade défensive des Sénateurs n’a pas joué son meilleur match, non plus.

La journée a très mal commencé. Quand il s’est levé, Ben Harpur ne se portait pas bien. Sans révéler trop de détails sur ce qui n’allait pas, la direction de l’équipe a fait savoir que le virus pourrait l’empêcher de prendre part aux deux matches du dernier voyage de la saison.

Tout d’un coup, Marc Crawford n’avait que cinq défenseurs à sa disposition pour affronter les Rangers.

On a donc procédé au rappel de Christian Wolanin.

Le jeune quart-arrière a quitté Belleville en milieu de journée. Il n’a pas été simple, pour lui, d’atteindre sa destination. Il a franchi les tourniquets du Madison Square Garden aux environs de 18 h 55. Il n’a pas eu le temps d’enfiler son équipement à temps pour prendre part à la période d’échauffement.

Il a pu sauter sur la patinoire à temps pour le début de la première période. Il a passé le reste de la soirée à courir après ses adversaires.

Wolanin avait pris le chemin de Belleville, mardi. On lui avait confié une mission bien précise. Il devait donner un coup de pouce aux Senators de la Ligue américaine, dans leur poussée vers les séries éliminatoires de la Coupe Calder.

Sans lui, les B-Sens ont encaissé un dur échec. Ils ont été battus 1-0 par le Crunch de Syracuse. Ils ont décoché 34 lancers vers le filet adverse sans réussir à marquer.

Cette défaite fait mal. Elle leur a fait perdre le dernier ticket qui donne accès aux séries.

Mais bon. Le grand club a gagné.

Bobby Ryan, Zack Smith, Brady Tkachuk et Brian Gibbons ont déjoué Henrik Lundqvist.

Le but de Smith - le plus beau de toute la soirée - est survenu alors que l’équipe se défendait à court d’un homme.

Il s’agissait du 14e but marqué par Smith en désavantage numérique. Il a officiellement rejoint Mike Fisher au deuxième rang de l’histoire des Sénateurs.

Smith ne pourra jamais s’approcher du record d’équipe. Daniel Alfredsson détient une insurmontable avance. Il a marqué 25 buts en infériorité numérique.

« Je retiens de ce match l’effort collectif, a déclaré Smith après la partie. Nous n’avons pas été à la hauteur contre le Lightning, lundi. Il fallait trouver une façon de rebondir. Nous l’avons fait. »

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DACCORD AFFRONTERA LES SABRES

NEW YORK — Joey Daccord n’est pas trop nerveux.

Du moins, il n’était pas trop nerveux en fin de matinée, mercredi.

Daccord venait d’apprendre qu’il aura la chance de faire ses débuts dans la LNH. Les dirigeants des Sénateurs ont choisi de l’envoyer dans la mêlée, pour leur tout dernier match (à l’étranger) de la saison 2018-19. Il affrontera donc les Sabres de Buffalo, jeudi.

« Les sentiments que je ressens en ce moment sont durs à décrire », a-t-il déclaré aux médias.

« Je suis d’abord et surtout reconnaissant. J’ai vraiment hâte de sauter sur la glace pour jouer ce match. »

Il a hâte. On insiste : il n’est pas nerveux.

« Je croyais que je serais plus nerveux, au moment de vivre mes premiers moments dans le hockey professionnel. Je me surprends moi-même. Je suis très calme depuis le début de la semaine. »

« À la fin de la journée, c’est du hockey. J’ai pratiqué ce sport toute ma vie. Ce sera juste un match de plus. J’ai l’intention d’attaquer ce nouveau défi comme ça. Je vais essayer de m’amuser. J’espère gagner. »

Daccord a gagné plus souvent qu’à son tour, à sa dernière année dans les rangs universitaires. Il a pris le septième rang dans la NCAA, avec 21 victoires en 35 matches.

Il reconnaît que le défi sera plus grand, contre des pros.

Il ne sera pas complètement seul, sur la glace. Il devrait compter sur le soutien d’une dizaine des gens qu’il aime le plus.

« Mes parents seront là. Mon petit frère, Big Al, aura congé d’école. Ça le rend heureux. Mes grands-parents de Montréal feront le voyage. Je crois que mon coach d’Arizona State sera présent, aussi. Mes deux meilleurs amis, Colin et Jack, seront aussi à mes côtés. »

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