Séance d'entraînement en plein air et bain de foule pour les Sénateurs d'Ottawa, jeudi matin, au parc Jules-Morin, dans la Basse-Ville.

Les Sénateurs profitent du grand air

Séance d'entraînement en plein air et bain de foule pour les Sénateurs d'Ottawa, jeudi matin, au parc Jules-Morin, dans la Basse-Ville. Matt Kassian se foutait de la gueule de Kyle Turris. Par un temps presque printanier, il était le seul joueur à porter un col roulé sous son équipement.
«Il me tient au chaud. Ce sera mon seul commentaire», a réagi Turris devant les caméras.
Kassian aurait pu se montrer plus indulgent. Il est originaire d'Edmonton, la plus nordique des grandes villes nord-américaines. Le vortex polaire, il connaît ça.
Turris a grandi en Colombie-Britannique. «J'ai joué au hockey sur une patinoire extérieure une seule fois quand j'étais jeune. Mon équipe participait à un tournoi au Québec. Chez nous, les hivers n'étaient simplement pas assez froids.»
«J'imagine que cette séance d'entraînement a rappelé des souvenirs à mes coéquipiers. Ce n'est pas mon cas», commente-t-il.
Lors de son prochain voyage dans sa ville natale, dans moins de 10 jours, Turris pourrait enfin avoir la chance de jouer en plein air. S'il fait assez beau, s'il ne pleut pas, les organisateurs de la Classique Héritage de la LNH ordonneront qu'on ouvre le toit du stade BC Place le 2 mars prochain.
«Ce sera une belle expérience, dit-il. J'ai réservé des tas de billets à l'avance parce que tout plein de membres de ma famille ont l'intention d'assister à la partie. Ce sera une belle expérience. Une expérience que je ne risque pas d'oublier de sitôt», dit-il.
En attendant, il profitera de la fin de l'hiver sur la côte est. «Il y a une patinoire à quelques pas de chez moi. J'y suis allé à quelques occasions déjà. C'est bien amusant.»
«Cela dit, il y a bien eu quelques journées cet hiver où il faisait si froid que vous n'auriez jamais pu me convaincre de mettre le nez dehors», complète-t-il.
Finale olympique
Les Sénateurs ne devraient pas vraiment mettre le nez dehors aujourd'hui non plus.
Les joueurs ont obtenu le droit de s'entraîner un peu plus tôt qu'à l'habitude. Ils sauteront donc sur une des patinoires du Sensplex vers 10h. Ça leur permettra de rentrer au Centre Canadian Tire à temps pour assister, en groupe, à la demi-finale toute nord-américaine du tournoi olympique de Sotchi.
«J'espère que le Canada va gagner, lance le franco-ontarien Marc Méthot. Même si je n'ai pas été retenu par les dirigeants, je vais encourager l'équipe. J'aimerais pouvoir dire que je n'ai pas été capable de me tailler un poste au sein de l'équipe qui a remporté la médaille d'or à Sotchi. La pilule passerait plus facilement.»
«Le problème, c'est que les États-Unis ont été constants depuis le début du tournoi. Les Canadiens ont eu des hauts et des bas. Avec tous ces joueurs qui ont subi la défaite en prolongation à Vancouver en 2010, il y aura certainement un parfum de revanche dans l'air», intervient Erik Condra, l'attaquant qui est originaire de Détroit.
Paul MacLean croit que les Canadiens vont l'emporter. Il a une foi inébranlable en son vieil ami et complice Mike Babcock.
Les deux ont travaillé ensemble à Anaheim ainsi qu'à Détroit.
«Je n'ai pas de conseils à lui donner. Mike s'est déjà retrouvé dans cette position dans le passé. Il sait quoi faire», croit l'entraîneur-chef des Sénateurs.
«Vous êtes inquiets parce que son équipe ne marque pas beaucoup de buts? Pourtant, elle n'a pas encore subi la défaite. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter», ajoute-t-il.