Les Sénateurs ne s'aident pas

Ils avaient juré qu'ils ne s'occuperaient pas trop de Matt Cooke parce qu'ils voulaient se concentrer sur les deux points qui étaient à l'enjeu.
Dans un match qu'ils ont perdu 3-1, lundi soir, les Sénateurs d'Ottawa ont respecté leur promesse à moitié.
Ils n'ont pas trop cherché noise à l'agitateur qui a blessé Erik Karlsson en février. S'ils avaient insisté, ils auraient simplement gaspillé de l'énergie auprès d'un joueur qui, en bout de ligne, n'a pas joué un très grand rôle dans la partie.
Ont-ils fait tout ce qui était nécessaire pour aller chercher les deux points ?
Quand on lui a posé cette question, Paul MacLean a grimacé.
« Ce n'est pas que nous avons mal travaillé... C'est juste qu'ils ont travaillé plus fort que nous », a-t-il répondu.
Comment cela est-il possible? Les Penguins de Pittsburgh sont assurés depuis un certain temps de terminer au premier rang dans l'Association Est.
Les séries, rien de certain
Les Sénateurs, eux, ne sont même pas assurés de participer aux séries éliminatoires. Puisque les Jets de Winnipeg ont battu les Sabres de Buffalo, lundi, leur chiffre magique est toujours quatre.
Même s'ils doivent se débrouiller sans plusieurs de leurs vedettes, les Penguins continuent de gagner.
Ils avaient remporté leurs six dernières parties avant de se présenter à la Place Banque Scotia.
Sidney Crosby, Evgeni Malkine, James Neal et Kristopher Letang n'avaient pas fait le voyage ? Pas de problème. Pas de problème. Le vétéran récemment acquis Brenden Morrow s'est récemment découvert des talents insoupçonnés en zone d'attaque. Il avait connu deux matches de trois points dans les deux dernières semaines.
En première période, lundi soir, il a préparé les buts de ses coéquipiers Dustin Jeffrey et Jarome Iginla.
Tomas Vokoun peut donc le remercier, lui qui a profité de sa - dernière ? - présence de la saison pour signer sa 300e victoire dans la Ligue nationale de hockey.
200e de Bylsma
Dan Bylsma peut aussi le remercier. Au terme de cette soirée, il est devenu le plus jeune entraîneur de l'histoire du circuit à remporter 200 matches.
«Je vais me souvenir de cette partie.
«Quand je regarde les chiffres des grands entraîneurs, je me dis que j'ai du chemin à parcourir pour les rejoindre. Mais je vais conserver précieusement la rondelle qui m'a été donnée par mes joueurs», a réagi l'homme de 42 ans.
Même si l'écart était important au premier entracte, les Sénateurs n'étaient pas morts.
Craig Anderson, d'abord, avait l'air en forme. Il avait été décevant dans la troisième période du match de samedi, mais il n'aurait pas pu faire grand-chose pour empêcher Jeffrey et Iginla de marquer.
L'attaque n'a pas été capable de le soutenir. Patrick Wiercioch a réduit l'écart lors de la sixième supériorité numérique de la partie.
Samedi, Anderson a reconnu sa culpabilité après la défaite contre Toronto. Hier, il a montré ses coéquipiers du doigt.
«Nous devrons tous nous regarder dans le miroir et trouver des façons d'aider notre équipe», a-t-il déclaré.
Tyler Kennedy a fermé les livres en marquant un but en fin de soirée.