Ottawa Senators goalie Robin Lehner, left, of Sweden, defends as teammate Jared Cowen, right, keeps Minnesota Wild's Nino Niederreiter, center, of Switzerland at bay in the first period of an NHL hockey game, Tuesday, Jan. 14, 2014 in St. Paul, Minn.

Les Sénateurs ne font qu'une bouchée du Wild

Mission accomplie pour les Sénateurs d'Ottawa. Mission très, très, très, très accomplie.
Tard mardi soir, ils ont mis le cap sur la maison après avoir mis la touche finale à un long voyage presque parfait. En quatre parties consécutives sur la route, ils ont récolté sept des huit points qui étaient à l'enjeu.
En guise de conclusion, ils ont blanchi le Wild du Minnesota 3-0 au Xcel Energy Center.
«Un super voyage. Toutefois, quand on y pense, nous ne pouvons pas nous reposer. Cette séquence victorieuse nous a simplement permis de revenir dans la course aux séries. Rien n'est encore gagné», a déclaré un des trois marqueurs, Kyle Turris. 
Clarke MacArthur et Erik Condra ont marqué les buts dans un match où le pauvre jeune gardien Darcy Kuemper a été abandonné.
On s'attendait à un duel enlevant entre deux des équipes les plus hot de la LNH en 2014. Le Wild, tout comme les Sénateurs, ne perd plus. Il avait subi une seule défaite à ses six derniers matches. C'est remarquable, quand on pense qu'ils y parviennent sans leurs deux meilleurs attaquants, Mikko Koïvu et Zach Parisé, qui sont blessés.
C'est encore plus remarquable quand on ajoute le nom de Josh Harding à la liste des joueurs clés qui manquent à l'appel. Sérieusement malade, ce sérieux aspirant au trophée Vézina a participé mardi matin à sa première séance d'entraînement du mois de janvier.
Les jeunes loups du Wild en ont joué une mauvaise. C'est aussi simple que ça.
Il était très facile de résumer la première période. Après 20 minutes de jeu, les Sénateurs dominaient 15-3 au chapitre des tirs au but.
Leur entraîneur Mike Yeo leur a sans doute savonné les oreilles pendant l'entracte, parce qu'ils étaient un peu plus alertes au début du deuxième vingt. Ils n'ont pas tenu le coup.  Ils ont perdu le peu de momentum qu'ils avaient réussi à générer durant leur première supériorité numérique de la soirée. Ils n'ont pas obtenu le moindre petit lancer.
«Vous trouvez qu'ils ont mal joué. Je dirais plutôt que nous ne leur avons pas donné grand-chose», croit Robin Lehner.
À son premier match en 2014, le gardien numéro deux n'a pas été particulièrement sollicité.
Il était peut-être rouillé. En tous cas, il était nerveux. Il l'avait lui-même reconnu avant la partie. Il avait participé à seulement un des 10 dernières parties de son équipe. C'était le match du 27 décembre, à Boston, et il avait alloué cinq buts aux Bruins.
Lors des neuf parties que Lehner a passées au bout du banc, son partenaire Craig Anderson a conservé une fiche de 6-1-2. Si Lehner ne voulait pas passer le reste du mois de janvier à se tourner les pouces, il devait agir.
Il a finalement effectué 27 arrêts pour signer son premier jeu blanc de la saison.
Il est surtout devenu le premier gardien des Sénateurs à blanchir Dany Heatley au cours des cinq dernières années.
Depuis son départ d'Ottawa, en 2009, l'ailier canadien né en Allemagne avait affronté les Sénateurs à quatre reprises. Chaque fois, il avait trouvé une façon de participer au pointage. Cette joyeuse séquence a pris fin.