Les Capitals ont rossé les Sénateurs 7-2 au Capitol One Arena à Washington.

Les Sénateurs massacrés à Washington

WASHINGTON - Pendant quelques minutes, on a cru que les «nouveaux» Sénateurs d’Ottawa causeraient une première surprise.

Dix-sept minutes, pour être précis.

Sur la patinoire du Capitol One Arena de Washington, ils ont réussi à se donner un petit coussin de deux buts.

Ça fonctionnait plutôt bien aux deux extrémités de la patinoire. Dans les 17 premières minutes de la partie, les Capitals ont lancé seulement trois fois vers le filet d’Anders Nilsson.

Tout allait bien.

Les Caps ont fini par se souvenir qu’ils sont les champions en titre de la coupe Stanley. Quelqu’un leur a rappelé qu’ils affrontaient une formation qui vient de larguer ses trois meilleurs attaquants, à l’approche de la date limite des transactions.

Ils ont ouvert la machine. La grosse machine rouge. Ils ont gagné le match, 7-2.

«Une équipe comme les Caps... Disons qu’ils n’ont pas besoin d’avoir beaucoup de chances pour marquer plein de buts», a dit le brave vétéran qui attendait les journalistes dans le vestiaire, Dylan DeMelo.

Pendant 17 minutes, tout allait merveilleusement bien. Les buts qui ont permis aux Sénateurs de prendre les devants ont été marqués grâce aux attaquants de soutien acquis par le directeur général Pierre Dorion, à l’approche de la date limite des transactions.

Oscar Lindberg a ouvert la marque alors que s’achevait sa première présence sur la patinoire dans l’uniforme des Sénateurs. Sur une passe de Brian Gibbons.

Ça ne s’invente pas.

Anthony Duclair a doublé l’avance de son nouveau club.

Il était passé à quelques centimètres près d’inscrire son premier aux dépens des Flames de Calgary, dimanche. Son solide tir avait frappé le poteau.

Il a décoché un lancer encore meilleur, cette fois. Son lancer n’a laissé aucune chance à l’ancien récipiendaire du trophée Vézina, Braden Holtby.

«Ces gars-là ont fière allure avec notre chandail sur le dos. Nous sommes contents de les avoir», assure Jean-Gabriel Pageau.

Les éternels optimistes diront qu’en marquant deux buts dans un match, les Sénateurs ont fait un gros pas vers l’avant. Ils en avaient inscrit seulement un, dans les trois premiers matches où ils avaient été obligés de se débrouiller sans Matt Duchene, Ryan Dzingel et Mark Stone. Il y a toujours bien ça.

Guy Boucher a pris deux décisions un peu étonnantes, dans les heures qui ont précédé le match. D’abord, en optant pour une formation à 11 attaquants et sept défenseurs, il a choisi de rayer Rudolfs Balcers de la formation débutante.

Le jeune ailier letton s’était pourtant bien débrouillé, récemment.

Boucher avait aussi confié son filet à Anders Nilsson.

Celle-là était surprenante à deux points de vue.

D’abord, parce que le Suédois n’a jamais connu beaucoup de succès à Washington. Avant le match, il présentait une fiche de 1-4-1, une moyenne de buts alloués de 3,43 et un taux d’efficacité de 88,8 % en carrière, contre les Caps.

Ensuite, parce que Craig Anderson a joué un de ses meilleurs matches de la saison, dimanche, contre Calgary.

Nilsson a encore passé une bien mauvaise soirée face à la grosse machine rouge.

Il a été battus six fois en 11 minutes. 

Anders Nilsson a dû céder sa place à Craig Anderson en deuxième période.

Tom Wilson. Lars Eller. John Carlson. T.J. Oshie (deux fois). Brett Connolly. L’exposition répétée à la lumière rouge des buts pourrait lui avoir laissé un coup de soleil.

«On savait que ça s’en venait», a déclaré Eller en direct à la télévision, au deuxième entracte.

Evgeny Kuznetsov a inscrit le dernier but aux dépens d’Anderson.

«Nous avons essayé de trop en faire, croire DeMelo. Nous avons besoin de frapper des simples pas des circuits.»

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UNE ATTAQUE MASSIVE RENOUVELÉE

WASHINGTON - Guy Boucher et ses adjoints ont passé la dernière semaine à se poser une question fondamentale.

Comment pourra-t-on continuer à marquer des buts sans Matt Duchene, sans Ryan Dzingel, sans Mark Stone?

La recherche de solutions débute du côté des unités spéciales.

Boucher a sorti son tableau blanc durant l’entraînement matinal de mardi. Il a enseigné, rapidement, la base d’un nouveau schéma pour l’avantage numérique.

Les résultats n’ont pas été mauvais. Les Sénateurs ont obtenu une seule supériorité numérique à Washington. Ils ont marqué.

On retrouve deux défenseurs dans la première unité. Christian Wolanin a hérité d’un rôle très important, sur la pointe du parapluie.

C’était le rôle de Thomas Chabot, jusqu’à tout récemment.

Le Québécois glisse maintenant sur le côté droit. «Je vais me tenir le long de la rampe. Ça devrait me permettre d’utiliser davantage mon tir sur réception. Je vais mettre des rondelles sur le filet», explique-t-il.

Chabot n’avait encore été utilisé dans ce rôle, depuis le début de sa carrière dans la LNH.

Il est prêt à faire les choses différemment.

«Notre jeu de puissance fonctionnait bien, dans le passé, mais il faut reconnaître que les trois gars qui sont partis y étaient pour quelque chose», note Chabot.

«Mais tu sais, en même temps, il faut juste avoir confiance en nous. Notre équipe est jeune, mais plusieurs jeunes joueurs sont capables de faire le travail.»

Le numéro 72 est devenu le meilleur marqueur des Sénateurs, en supériorité numérique, lorsque Mark Stone a quitté pour Las Vegas.

«On sait qu’on est capables de faire le travail.»

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