Les Sénateurs affronteront les Hurricanes, samedi midi. Ces derniers ont vaincu les Sabres de Buffalo 4-3, jeudi.

Les Sénateurs en terre inhospitalière

Après un match lors duquel la fusillade - une de leurs bêtes noires - leur a coûté un point de classement, les Sénateurs d'Ottawa en affronteront bientôt une autre.
Dans un match repoussé d'une journée à cause des effets d'une petite tempête sur la côte Est des États-Unis, ils affronteront des Hurricanes de la Caroline contre qui ils n'ont qu'une victoire à leurs 11 dernières visites au PNC Arena de Raleigh. Lors de ces 11 parties, les Hurricanes ont compté 37 buts et n'en ont accordé que 14, Ottawa étant limité à un but ou moins à neuf reprises.
Et ils ont aussi le numéro des Sénateurs quand ils passent par la capitale, comme en fait foi leur dossier de 10-3-2 contre eux à leurs 15 derniers duels.
«Pour une raison qui m'échappe, il y a certains clubs contre qui nous faisons mieux, certains arénas où on se sent mieux. Ici, nous avons éprouvé des difficultés. Je pense qu'ils se débrouillent bien contre la plupart des équipes à la maison. On va essayer de briser cette tendance, car c'est un gros match considérant où on se retrouve au classement (un point devant la Caroline), c'est certain», racontait le capitaine Jason Spezza après la pratique des siens à Raleigh vendredi après-midi.
Comme si leurs problèmes à Raleigh n'étaient pas suffisants, les Sénateurs ont aussi une mauvaise fiche cette saison lors des parties qui ne sont pas présentées en soirée, celle-ci étant de 1-4-2 lors des parties qui débutent en après-midi.
«C'est notre premier match à midi, on va espérer que ça va nous porter chance», a blagué Spezza.
«On m'a dit qu'on n'a jamais perdu en jouant à midi, donc j'ai bien hâte de voir ça. [...] On verra ce que ça va donner... Il va falloir que les gars soient bien préparés, c'est leur responsabilité, peu importe l'heure du match», soulignait l'entraîneur-chef Paul MacLean.
Son vis-à-vis Kirk Muller a convoqué les siens à un entraînement vendredi midi même s'ils étaient revenus tard dans la nuit d'un voyage de deux parties en 24 heures à Buffalo (gain de 4-3 jeudi) et Philadelphie (victoire de 3-2 mercredi). «Il fallait traiter la journée (de vendredi) comme une pratique matinale en vue du match», a-t-il expliqué.
C'est un peu la même approche qu'ont les Sénateurs en ce qui a trait aux fusillades, où ils ont une piètre fiche de 2-6 cette saison après leur défaite de 4-3 jeudi à Tampa Bay. En inversant leur dossier, ils auraient assez de points pour occuper une place donnant accès aux séries éliminatoires, parmi les huit premiers de la LNH. Mais MacLean ne regarde pas les choses comme ça.
«Je les considère comme un match nul. Dans la LNH d'aujourd'hui, il faut perdre de la bonne façon. Si vous perdez en obtenant des points, c'est bon. Évidemment, la meilleure façon est de gagner en temps régulier ou en prolongation, parce que les victoires en fusillade ne comptent pas en cas d'égalité à la fin de l'année. Dans notre situation et celle de beaucoup d'autres équipes, il vaut mieux perdre en prolongation ou en tirs de barrage qu'en temps régulier», soulignait MacLean.
Les Sénateurs vont rentrer à Ottawa immédiatement après le match pour participer à la Soirée Ferguslea Sotchi au Casino du Lac-Leamy organisée au bénéfice de leur fondation. Ils repartiront ensuite sur la route mardi pour rendre visite aux Blue Jackets de Columbus.