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Les séries éliminatoires? Thomas Chabot y croit.
Les séries éliminatoires? Thomas Chabot y croit.

Les Sénateurs en séries?

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
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Les séries éliminatoires? Thomas Chabot y croit.

Il est sérieux.

Le camp d’entraînement des Sénateurs d’Ottawa a officiellement pris fin, mardi. Pour la première fois, l’entraîneur-chef D.J. Smith a dirigé une séance d’entraînement complète avec son équipe complète, au Centre Canadian Tire.

Chabot n’y était pas. Il s’est légèrement blessé, dans le match simulé de lundi soir, quand Logan Brown l’a mis en échec.

Rien de grave, assure-t-il.

D’ailleurs, il était assez en forme pour s’asseoir au podium et répondre aux questions des journalistes.

Il a parlé des séries. Il a dit que c’est un objectif réaliste.

Il a dit ça sans cligner des yeux. Sans sourire.

Il ne sourit pas trop souvent, de toutes façons.


« On est jeunes, c’est certain. Mais les morceaux qui ont été ajoutés à notre équipe dans les derniers mois vont vraiment nous aider. Tout le monde est vraiment excité, en ce moment. »
Thomas Chabot

«Les séries, j’y pense vraiment, déclare-t-il. Dans notre division, il y aura sept équipes. Quatre d’entre-elles vont se qualifier. Nous allons disputer des séries de deux, trois ou quatre matches. Chaque match va compter. Chaque match sera important.»

Chabot aura du mal à trouver des gens, à l’extérieur de Kanata, qui partagent son optimisme.

C’est d’ailleurs une des rares idées qui font consensus, à l’approche de cette saison qui s’annonce unique, dans la Ligue nationale de hockey. Les Sénateurs forment l’équipe la moins expérimentée et la moins aguerrie au Canada. À peu près tout le monde leur prédisent le septième rang.

«En tant que groupe, on y croit, insiste Chabot. On est jeunes, c’est certain. Mais les morceaux qui ont été ajoutés à notre équipe dans les derniers mois vont vraiment nous aider. Tout le monde est vraiment excité, en ce moment. On est tous bien contents de relever ce nouveau défi.»

L’acquisition la plus importante pour les succès de l’équipe à court terme, Matt Murray, encourage Chabot à rêver.

«On devrait toujours viser la victoire, chaque année. L’ambition, ce n’est pas une mauvaise chose. Il est important d’aborder les choses un jour à la fois. Il faut poser des tas de petits gestes pour connaître du succès. C’est bon de savoir que tout le monde est sur la même longueur d’ondes, alors que débute la nouvelle année», a résumé le gardien, au lendemain d’un match intra-équipe où il n’a pas très bien paru.

Beaucoup de vidéo

Chabot, lui, avait fière allure dans le nouvel uniforme noir que les Sénateurs porteront lors de leurs matches à domicile.

Il était, de loin, le plus habile patineur sur la glace. Avant d’être frappé par Logan Brown, évidemment.

C’est rassurant, parce qu’il sera probablement le joueur qui sera le plus utilisé par Smith.

C’est rassurant, aussi, parce que Chabot pourrait être rouillé. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas pris part à un «vrai» match à cinq contre cinq, avec trois périodes chronométrées de 20 minutes, par des officiels.

«Ça faisait énormément longtemps, confirme-t-il. Depuis notre dernier match à Los Angeles, en fait.»

«C’était le fun de revenir au jeu et de retrouver notre routine habituelle.»

Le Beauceron a fait ce qu’il a pu pour continuer à s’améliorer. Il a passé beaucoup de temps devant des écrans à regarder les autres défenseurs, qui avaient la chance de participer aux séries estivales de la coupe Stanley.

Il a vu les jeunes Miro Heiskanen, Quinn Hughes et Cale Makar éclore.

«Je regardais un peu tout le monde. Je regardais les gars de mon âge, mais aussi les plus vieux. On n’a pas toujours le temps de bien étudier les habitudes des autres. J’adore la façon dont Roman Josi joue au hockey. Je le regardais, attentivement, dans différentes situations. J’essayais d’observer les petits détails.

«J’ai 23 ans. Ce sera ma quatrième année dans la Ligue nationale. J’ai encore beaucoup à apprendre.»

Dans sa quatrième année, Chabot sera sage. Pas question, pour lui, de brûler la chandelle par les deux bouts.

«L’an dernier, il y a eu un peu trop de matches où j’ai passé plus de 30 minutes sur la glace. Je ne vous dirai pas que ça n’arrivera jamais, cette saison. Dans mes discussions avec le coach, nous avons convenu qu’il serait préférable de viser 24, 25 ou 26 minutes par soir.»

«À la fin de la journée, les entraîneurs prennent les décisions. Je pense qu’on va bien gérer mon temps de jeu.»