Thomas Chabot était bien heureux de pouvoir profiter d’une journée de congé après la défaite subie face aux Blackhawks, lundi soir.

Les Sénateurs en congé pour décompresser

CHICAGO — Thomas Chabot n’en est qu’à sa deuxième saison dans la LNH, mais il a déjà eu une bonne leçon sur le plan « affaires » du circuit Bettman en très peu de temps.

Le défenseur étoile des Sénateurs d’Ottawa, qui pourra négocier une prolongation à son contrat de recrue dès l’été prochain en passant, a vu son club y aller pour un grand coup il y a 15 mois en faisant l’acquisition de Matt Duchene, pour ensuite changer de cap quatre mois plus tard en annonçant son intention de reconstruire, d’abord en écoutant les offres pour le joueur de franchise Erik Karlsson, puis en l’échangeant au premier jour du camp d’entraînement de la présente saison.

Maintenant, il est un témoin impuissant alors que d’autres grandes décisions doivent être prises cette semaine concernant l’avenir à court et long terme de trois autres piliers de l’attaque, Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel, et possiblement d’un autre membre de la brigade défensive dont il fait partie, Cody Ceci.

Ces joueurs de même que le reste de leurs coéquipiers ont pu s’évader un peu du stress que cette situation peut causer mardi en profitant d’une journée de congé à Chicago, au lendemain d’un revers de 8-7 contre les Blackhawks.

Pendant ce temps, le DG Pierre Dorion est rentré dans la capitale pour soupeser les offres de ses homologues du circuit Bettman pour ses trois joueurs, tout en attendant la réponse du clan Stone (représenté par Don Meehan, de Newport Sports) à une nouvelle proposition de prolongation de contrat. Selon la rumeur relatée par Elliotte Friedman, de Sportnet, une offre pour un pacte moins long que le maximum de huit ans (cinq saisons) lui aurait été proposée, à un salaire plus élevé que les quelque 9 millions $ en moyenne auxquels il pourrait aspirer sur le marché des agents libres l’été prochain.

« Ça va être bon de profiter d’une journée de congé pour faire autre chose, penser à autre chose que le hockey. On n’a pas joué la game qu’on voulait jouer [lundi], mais on doit passer à autre chose maintenant, a confié Chabot après le match contre les Blackhawks.

«C’est certain que pour [Stone, Duchene et Dzingel], le stress est là, mais les gars qui sont dans les rumeurs depuis le début, ils composent extrêmement bien avec ça. Ils vont sur la glace et font un travail extraordinaire alors que ce n’est pas une position facile dans laquelle être avec tout ce qu’on entend et toutes les questions qui reviennent chaque jour», ajoutait l’arrière qui a compté deux buts, ses 12e et 13e de la saison, contre Chicago.

Duchene, qui semble de plus en plus destiné à être échangé vu qu’il n’a pas accepté la meilleure offre du club à cette heure tardive, avait l’intention de passer du temps de qualité avec ses coéquipiers.

«Je ne pense pas [à ce qui va se passer], je me concentre sur le travail à faire. Je l’ai dit 1000 fois si je ne l’ai pas dit une fois, c’est le fun de venir à l’aréna avec ces gars-là. Nous avons un excellent groupe, possiblement le meilleur groupe de gars avec qui j’ai jamais joué. C’est facile de se perdre dans l’esprit de camaraderie que nous avons... Il n’y a pas de cliques ici, tu te tiens avec différents gars à différentes occasions», a noté le centre acquis à gros prix de l’Avalanche du Colorado en novembre 2016.

L’entraîneur-chef Guy Boucher notait pour sa part qu’il «ne sent pas de stress» parmi ses joueurs. «J’ai déjà vu plusieurs périodes d’échanges et probablement que c’est la meilleure fois où j’ai vu les joueurs gérer ça. C’est propre, très professionnel, je ne peux pas demander mieux en termes de focus en ce moment», a-t-il souligné.

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BALCERS COMMENCE À SE FAIRE UN NOM

CHICAGO — Rudolfs Balcers a eu son moment « Bienvenue dans la LNH » au début de ce voyage à Détroit quand il s’est fait « Kronwaller ».

Le petit attaquant recrue des Sénateurs ne s’est pas laissé intimider par la retentissante mise en échec de Niklas Kronwall, des Red Wings, jeudi dernier à Détroit. Au contraire, il avait été tout aussi tenace par la suite, et il vient de compter lors des deux matches suivants, samedi à Winnipeg et lundi à Chicago.

Rudolfs Balcers célèbre son but marqué contre les Jets, samedi, à Winnipeg.

Son but contre les Blackhawks a attiré l’attention d’un de ses compatriotes lettons, le joueur de basket-ball Kristaps Porzingis, récemment échangé par les Knicks de New York aux Mavericks de Dallas. Celui-ci lui a envoyé un message via Twitter mardi où il a écrit « Yessir ! La fierté de Liepaja @rudolfsbalcers. Lâche pas ! » Liepaja est la ville de 70 000 habitants d’où les deux athlètes sont originaires en Lettonie. 

Porzingis est plus connu, ayant été le quatrième choix au total du repêchage de la NBA en 2015. Balcers, lui, est un des espoirs acquis de San Jose dans l’échange d’Erik Karlsson et il commence à peine à faire sa place dans la LNH, ayant joué seulement 16 parties depuis son rappel au début janvier. « Je me sens de mieux en mieux avec chaque match, a-t-il confié avant la rencontre contre Chicago où il a compté le deuxième but des siens. Je suis de plus en plus habitué à jouer devant de grosses foules. Ça fait partie du jeu, plus il y a de monde, plus on a du fun. »

L’ailier gauche de 21 ans, surnommé Rudy par ses coéquipiers, est utilisé sur un quatrième trio avec Chris Tierney et Mikkel Boedker, mais avec sa production (trois buts et trois passes), il montre qu’il pourrait mériter plus de responsabilités avant longtemps. Son but à Winnipeg a été compté en avantage numérique. « Je pense que ça fait partie de mon jeu d’être utilisé sur le jeu de puissance. C’est bon que l’entraîneur me fasse confiance et m’utilise déjà pour ça », note-t-il. Concernant la mise en échec de Kronwall à laquelle il a survécu, il note que « ça fait partie du jeu, on se fait frapper souvent. Celle-là était un peu plus grosse que les autres, on m’avait averti que ça pouvait venir, mais je m’en suis bien tiré ».