Erik Karlsson a réussi le but vainqueur mardi soir à New York.

Les Sénateurs éliminent les Rangers

À leur troisième tentative dans la Grosse pomme, les Sénateurs d'Ottawa ont remporté une grosse, très grosse victoire.
Un gain de 4-2 empoché au Madison Square Garden leur a permis d'éliminer les Rangers de New York 4-2 dans cette série de deuxième ronde et ils accèdent à la finale de l'Est pour la troisième fois de leur histoire, la première depuis leur participation à la finale de la coupe Stanley en 2007.
Ils devront attendre le résultat du septième match de mercredi soir entre les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh pour connaître leurs adversaires au troisième tour, à une étape d'un retour en finale du tournoi printanier de la LNH.
Erik Karlsson, qui d'autre, a marqué le but le plus important de la rencontre, répliquant au but en échappée de son compatriote Mika Zibanejad en fin de période médiane. Il a décampé à partir de sa zone avant d'effectuer un bel échange en entrée de zone avec Bobby Ryan, qui lui a redonné la rondelle dans l'enclave, d'où il a atteint la lucarne contre un autre Suédois, le gardien Henrik Lundqvist, pour ce qui devait s'avérer le but vainqueur.
Pour le capitaine des Sénateurs, c'était un 13e point, et un deuxième but, au cours des présentes séries. Il avait obtenu aussi une mention d'assistance sur le but de Mike Hoffman qui ouvrait le pointage, ce dernier faisant dévier son tir/passe par-dessus l'épaule de Lundqvist.
«Ça a été une série dure, il a fallu se battre tout le temps, même quand on ne jouait pas aussi bien qu'on le voulait, lors des troisième et quatrième matches. Il faut leur donner beaucoup de crédit, ils ont rendu ça difficile pour nous. Nous avons encore un long bout de chemin à faire, nous allons savourer cette victoire un peu, puis on va se remettre au travail dès demain... On s'est rendu aussi loin et on en veut encore plus, même si on sait que la prochaine série sera encore plus difficile, peu importe qui ce sera. C'est loin d'être fini», a commenté Karlsson après coup.
Mark Stone a doublé l'avance sur une descente à deux contre deux avec Kyle Turris, qui a évité le hors-jeu de justesse, tel que l'a montré la reprise vidéo demandée par l'entraîneur des Rangers Alain Vigneault. Clarke MacArthur a obtenu sa deuxième passe du match pour amorcer ce jeu.
Ce filet est survenu après que l'unité de désavantage numérique des Sénateurs ait écoulé une punition mineure double à Derick Brassard pour avoir atteint Mats Zuccarello au visage avec un bâton élevé, ensanglantant son bon ami du temps où il jouait avec les Rangers. 
Le gardien Craig Anderson a repoussé 37 tirs dans le match, s'avérant solide lors de ce désavantage et lors d'une incursion de Zuccarello dans l'enclave en première. Il n'y pouvait pas grand-chose sur les buts en échappée de Zibanejad et de Chris Kreider en début de troisième. 
Jean-Gabriel Pageau a ajouté un filet d'assurance dans un filet désert.
«John Wooden l'a bien dit, il n'y a pas de limite à ce qu'une équipe peut faire quand tout le monde se balance de qui obtient le crédit. Un gars comme Erik (Karlsson) a fait tout un travail comme leader en troisième période, il a vraiment calmé les choses pour nous, a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher. Il est vraiment devenu un gars d'équipe. Ça déteint sur toute l'équipe quand tu vois un Bobby Ryan qui glisse deux fois pour bloquer des tirs, ou un Mike Hoffman qui bloque aussi des lancers... Nous avons fait quelque chose que peu de gens attendaient, mais on a encore du travail à faire.»
Le but de Hoffman a permis aux Sénateurs de marquer le premier but pour la première fois de la série. «Ça faisait du bien de jouer avec une avance. J'ai trouvé que nous avons bien joué dès le départ, ce qui était différent de nos deux autres matches ici», a souligné Hoffman.
Lundqvist, qui a fait face à 26 lancers, encaissait seulement un deuxième revers au Madison Square Garden à ses 12 derniers matches où son club faisait face à l'élimination.
Pageau a encore fait le travail
Le désavantage numérique des Sénateurs a fait le travail au début et en fin de match.
En plus d'écouler un quatre minutes imposé à Derick Brassard au premier tiers, il n'a pas cédé non plus quand les hommes de Guy Boucher se sont fait prendre avec trop de joueurs sur la glace à la septième minute du troisième tiers.
« Je pense que j'étais le sixième ou le septième joueur sur la glace, a blagué le Gatinois Jean-Gabriel Pageau. On aurait aimé reprendre cette punition-là. On était un peu nerveux, mais on n'a pas trop paniqué. C'était de gros désavantages numériques qu'on a "tués". Ton meilleur killer est ton gardien de but, il a fait les gros arrêts quand on en avait besoin. »
Pageau a grandement aidé sur cette unité, un travail plus effacé que son match de quatre buts lors du deuxième match de la série. Il l'a couronnée en marquant son sixième de cette série dans un filet désert, égalant une marque établie par Martin Havlat contre Tampa Bay en 2006.
« Quand on a écopé de cette punition, j'étais sûr qu'on l'écoulerait, les gars ont bien réagi sur le banc et ont bloqué beaucoup de tirs », a noté Guy Boucher.
« Ça a été un effort de groupe, nos gars ont travaillé très fort. On a alloué beaucoup moins de surnombres, ça a été la plus grosse affaire. Les gars ont fait du gros travail défensivement », a indiqué le gardien américain, auteur de 37 arrêts, dont quelques-uns qui se sont avérés importants à la fin.
Leurs succès à court d'un homme ont fait oublier les déboires de l'attaque à cinq, blanchie en deux chances mardi ce qui fait qu'elle a été zéro en 14 lors des cinq derniers matches.