Oscar Lindberg a marqué le quatrième but et dernier but des Rangers de New York mardi soir.

Les Sénateurs dominés sur Broadway

NEW YORK - Les Sénateurs d'Ottawa ont été dominés de Z à A mardi soir au Madison Square Garden.
Mats Zuccarello et Mika Zibanejad ont donné le ton au match en unissant leurs efforts pour ouvrir le pointage, et leurs Rangers de New York n'ont jamais regardé en arrière en route vers un gain relativement facile de 4-1 devant leurs 18 006 farouches partisans sur Broadway.
Les hommes de Guy Boucher avaient parlé avant le match du besoin pour eux de jouer de façon aussi désespérée que leurs adversaires, qui ne voulaient pas perdre un troisième match de suite. Ce qu'ils n'ont pas fait, donc ils mènent encore cette demi-finale de l'Est 2-1, mais ça risque de se corser encore plus lors du quatrième match de jeudi, qui aura lieu aussi à Manhattan.
C'était le premier match des Sénateurs sur neuf des présentes séries qui ne se soldaient pas avec un écart d'un but, eux qui en avaient remporté six sur huit.
Zuccarello a aussi préparé le deuxième but des siens, celui de Michael Grabner qui doublait leur avance au premier tiers, un but où le gardien Craig Anderson s'est fait prendre à tenter une mauvaise sortie pour ensuite se faire battre de vitesse par le rapide attaquant des Rangers.
Rick Nash et Oscar Lindberg l'ont aussi déjoué en deuxième période.
« Comme groupe, on n'a juste pas été assez bons. On le sait, on a appris la leçon et on passe à autre chose, a dit Anderson après coup, lui qui a fait face à 30 tirs. Ils ont connu une bonne première période qui nous a mis sur les talons, et on n'a pas été capables de remonter la pente qui était trop abrupte. Le deuxième but, ce sont des choses qui arrivent. »
Jean-Gabriel Pageau, encore lui, a redonné un peu d'espoir aux visiteurs en marquant son cinquième but en deux matches à peine 32 secondes après le but de Lindberg en fin de période médiane. Il a profité de la superbe passe du revers à contre-courant de derrière le filet de Bobby Ryan. 
Les Sénateurs n'ont mis Henrik Lundqvist à l'épreuve qu'à 27 occasions, la plupart des tirs de routine qui lui auront permis de reprendre confiance après le deuxième match où il a alloué six buts.
« On est parti un peu de reculons, on n'a pas commencé comme on voulait. Ils la voulaient plus que nous au début... Quand j'ai compté, on avait encore espoir, on aurait voulu compter un but au début de la troisième, mais on n'a pas été capable d'aller chercher ce deuxième but qu'on voulait », a analysé Pageau.
Les Sénateurs ont perdu les services de l'attaquant Zack Smith en fin de première période, lui qui a été blessé au haut du corps lorsque mis en échec par Tanner Glass. Leur état de santé sera réévalué mercredi, a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher après la rencontre.
« Le match a été perdu en première période. Ils étaient affamés et désespérés, et on n'avait pas de réponse pour ça. On avait parlé avec nos joueurs du besoin d'avoir un sentiment d'urgence, mais c'est difficile de le créer de façon superficielle... Quand ils sont désespérés et que tu ne l'es pas, tu n'as aucune chance », a souligné Boucher, qui entendait essayer d'oublier ce match au plus vite.
De l'autre côté, son vis-à-vis Alain Vigneault a évidemment bien aimé la réaction de ses joueurs : « J'avais aimé nos six périodes à Ottawa, mais en revenant à la maison, on a réussi à compter une couple de buts tôt dans le match pour établir un bon rythme, que l'on a gardé pour finir le match jusqu'à la fin », a-t-il analysé. 
Les Rangers n'allaient évidemment pas paniquer avec un retard de deux matches, ce qu'ils ont comblé à plusieurs reprises au cours des dernières saisons. Ils ont gagné sept des 10 dernières parties de séries où ils tiraient de l'arrière, en remontant au cinquième match de leur série de deuxième ronde contre Washington en 2015, où ils avaient comblé un déficit de 3-1.
Dure soirée pour Karlsson
Karlsson a terminé sa soirée avec un différentiel de moins-3.
Un jeu a bien résumé la soirée des Sénateurs et de leur capitaine Erik Karlsson.
La descente à deux contre un qui a permis à Rick Nash de marquer a pu arriver parce que lui et Mark Stone sont entrés en collision à la ligne bleue adverse. 
« On a tous deux mal lu le jeu et on a voulu prendre la place de l'autre. Ça ne peut pas arriver dans des matches comme ça. C'est une des erreurs qu'on ne peut pas accepter, et on ne le fait pas. Ça va arriver et malheureusement, ils vont capitaliser là-dessus. C'est notre propre faute, on va prendre le blâme. Les gars dans ce vestiaire savent ce qu'on a mal fait, on ne va pas s'en cacher. C'est ça qui est ça, on ne peut plus rien y faire sauf tenter de rebondir, comme on l'a fait toute l'année », a-t-il souligné.
Karlsson a terminé sa soirée avec un différentiel de moins-3, alors que le jeune Ben Harpur a aussi connu sa part de difficultés (moins-2). Son tir de la pointe a aussi blessé Bobby Ryan en troisième.
« Toute l'équipe était off, a dit Guy Boucher quand il s'est fait demander son évaluation du match de Karlsson. Nous avons été un groupe orienté sur l'équipe toute l'année, on n'a jamais pointé personne du doigt toute l'année et on ne commencera pas aujourd'hui. C'est une défaite générale d'équipe. »
Concernant le deuxième but où Anderson s'est fait prendre à faire une autre mauvaise sortie, mais où Harpur a aussi raté la rondelle, Boucher en a ajouté. 
« Ça, c'était l'adversaire qui était plus rapide que nous pour tout. Ils étaient rapides et nous étions en retard sur tout. On pensait en retard, on exécutait en retard, on était en retard du côté physique. On était en retard pour tout. »