Mark Reeds agissait comme entraîneur-adjoint avec les Sénateurs d'Ottawa depuis 2011.

Les Sénateurs disent adieu à Mark Reeds

Au revoir, Mark Reeds.
L'organisation des Sénateurs au grand complet s'est présentée au Centre Canadian Tire, hier après-midi, même s'il n'y avait pas de séance d'entraînement au programme.
Les joueurs et les dirigeants de l'équipe ont participé à la «célébration de la vie» de Reeds, l'entraîneur adjoint qui a rendu l'âme à 55 ans après avoir combattu un foudroyant cancer.
«Une journée très importante, soutient l'entraîneur-chef des Sénateurs Dave Cameron.Quand un ami ou un proche nous quitte, on traverse toujours une période de deuil. Quand les larmes ont fini de nettoyer l'âme, il faut célébrer la vie. Il faut que les heureux souvenirs refassent surface. Personnellement, cette célébration de la vie va me donner la chance de rencontrer la famille Reeds. Je pourrai dire à quel point j'appréciais Mark. Je pourrai raconter quelques-unes de mes meilleures anecdotes. Les membres de sa famille sauront les apprécier car ils savaient qui était le véritable Mark.»
«Quand un ami ou un proche nous quitte, on traverse toujours une période de deuil. Quand les larmes ont fini de nettoyer l'âme, il faut célébrer la vie.»
- L'entraîneur Dave Cameron
Cameron a rencontré la presse avant d'aller à la rencontre des Reeds. Les représentants des médias et les gens du public n'ont pas eu accès à la cérémonie. Peu de gens, donc, auront eu accès au «véritable» Mark.
«Les gens nous voient derrière le banc. Ils n'ont jamais la chance de véritablement nous connaître», argue Cameron.
«Pour vraiment connaître une personne, il faut passer du temps avec elle. Puisque nous avons passé beaucoup de temps avec Mark, nous avons eu le temps d'apprendre à bien le connaître. Je suis convaincu que la célébration de sa vie sera marquée de plusieurs fous rires. Il y aura probablement quelques larmes, aussi.»
Publiquement, Cameron a semblé particulièrement ébranlé par le décès de son collaborateur.
Ses joueurs ont démontré plus de retenue. Le décès d'un homme qui a été dans le giron de l'organisation pendant quatre saisons les a quand même marqués.
«On ressent son absence, dit Marc Méthot. Nous étions habitués à sa présence. Son départ nous a donné un choc. La mort, ça fait partie de la vie. Nous devrons tous partir un jour ou l'autre. Ça nous a quand même frappés, cette fois, de perdre un membre de notre famille. Nous n'allons pas oublier cet homme de sitôt.»
«Reeder était un homme qui savait égayer notre vestiaire quand ça n'allait pas très bien pour nous. Il nous manque», complète Mark Stone.
sstlaurent@ledroit.com