Tim Murray, le nouveau directeur général des Sabres de Buffalo.

Les Sénateurs comme modèle pour Tim Murray

Les Sabres savent maintenant qui sera leur directeur général à l'automne 2014. Les Sénateurs ne peuvent malheureusement pas en dire autant.
Bryan Murray écoule toujours la dernière année de son contrat. Jeudi, il a laissé savoir que des discussions ont eu lieu avec le propriétaire Eugene Melnyk dernièrement. Il ne pouvait pas aller plus loin dans ses commentaires.
M. Melnyk s'est tenu loin des projecteurs, jeudi. Dans un communiqué de presse, il s'est contenté de féliciter et de remercier l'homme de 50 ans qui vient de quitter son organisation pour se greffer à celle des Sabres. Bryan Murray n'a plus besoin de cacher son jeu, maintenant. Il a reconnu, hier, qu'il aurait bien aimé céder un jour son poste à son neveu.
S'inspirer des Sénateurs
S'il avait eu le luxe de choisir, Tim Murray aurait sans doute préféré accéder à un poste de directeur général dans sa région natale. Qui plus est, il aurait pu continuer de travailler avec tous les joueurs qu'il a repêchés et qu'il a vu grandir.
«Il n'était pas certain de vouloir quitter Ottawa. Je lui ai fait comprendre qu'il y avait seulement 30 postes disponibles, dans toute la LNH, pour un homme comme lui qui rêvait d'accéder au statut de directeur général. Je lui ai conseillé de se présenter à l'entrevue. Il l'a fait et il a réussi à les convaincre qu'il ferait un bon travail», explique le directeur général.
Durant sa conférence de presse, hier à Buffalo, Tim Murray a expliqué qu'il compte s'inspirer du succès qu'ont connu les Sénateurs au cours des dernières années pour reconstruire les Sabres. En repêchant plusieurs bons joueurs, il pourra construire un noyau fort. Il se tournera ensuite vers le marché des transactions et vers celui des joueurs autonomes pour compléter le travail.
«Tim a une forte personnalité. Je crois qu'il saura bien s'entourer. Il sera capable de bien évaluer les joueurs qui sont à sa disposition en ce moment. Il établira très rapidement les besoins de l'organisation», croit Bryan Murray.
Enfin, selon la rumeur qui circule, d'autres membres de l'État-major des Sénateurs pourraient suivre Tim Murray à Buffalo. «Tim ne m'a rien demandé. Puisque tous nos hommes sont sous contrat, je vois mal comment il pourrait s'y prendre.»