Anthony Duclair a été incapable de marquer face au gardien du Wild Alex Stalock qui a reçu l'aide de ses coéquipiers.

Les Sénateurs blanchis par le Wild

Les Sénateurs d’Ottawa ont été les dindons de la farce lundi à l’occasion de l’Action de grâce.

Alors qu’ils avaient une chance de coller une deuxième victoire de suite, ils ont été blanchis 2-0 par le Wild du Minnesota devant une autre petite foule au Centre Canadian Tire.

Le gardien Alex Stalock a repoussé leurs 26 tirs pour enregistrer son sixième jeu blanc en carrière et procurer une première victoire cette saison au Wild, qui avait perdu ses quatre premiers matches cette saison. Il a une fiche en carrière de 6-1-1 contre Ottawa, qui perdait un septième match de suite contre le Wild.

Stalock a gagné un duel de gardiens avec Craig Anderson grâce au but de Victor Rask à mi-chemin au troisième tiers, Zach Parise ajoutant un but d’assurance dans un filet désert.

Le vétéran cerbère des Sénateurs a été excellent face aux 34 lancers du Minnesota dirigés vers lui, mais il a été battu du côté rapproché par Rask, après un revirement.

« On a fait beaucoup de bonnes choses, on a eu de bonnes chances tôt dans le match pour briser l’égalité. C’est comme ça qu’on doit jouer, on va se donner une chance chaque soir si on le fait. On s’est montré à nous-mêmes que ça va dans la bonne direction lors des deux derniers matches », a souligné Anderson, qui avait remporté le gain de 4-2 contre Tampa Bay samedi.

Les visiteurs ont été incapables de capitaliser sur leurs six chances avec l’avantage numérique, mais le jeu de puissance des Sénateurs a éprouvé tout autant de difficultés, blanchi en cinq chances (0 en 17 cette saison).

« Est-ce qu’il faudrait me mettre sur le jeu de puissance ? », a blagué le défenseur Mark Borowiecki.

« La clé est de se donner du “momentum”. Si on ne compte pas de but, ça arrive, il y a beaucoup de bons désavantages numériques dans cette ligue. Mais on doit trouver un moyen de générer des chances et prendre une erre d’aller de cette façon, les mettre sur les talons. C’est certain qu’on va travailler là-dessus. Notre “P.K.” (désavantage numérique) a mal commencé, mais on a appris des leçons et on est sur une bonne séquence maintenant (10 en 10) », a ajouté l’assistant-capitaine plus sérieusement.

« C’était un match d’unités spéciales, donc un match pas trop “smooth” pour tout le monde. Il y a eu des gars qui ont passé beaucoup de temps sur le banc à cause des punitions, et il ne se passait pas grand-chose en zone neutre en plus, pas beaucoup de chances de qualité d’un bord comme de l’autre », analysait son coéquipier Ron Hainsey, résumant bien ce match qui ne passera pas à l’histoire. 

La meilleure chance de compter des Sénateurs contre Stalock a probablement été celle d’Anthony Duclair en désavantage numérique, mais le quatrième adjoint de suite lancé dans la mêlée contre Ottawa a sorti la jambière droite au dernier instant.

« Nous n’avons pas été aussi bons qu’au dernier match (contre Tampa Bay), c’est certain. Mais on affrontait un gros club qui envoie la rondelle au fond de la zone et vous attend. Il faut être patient contre un tel club et on ne l’a pas été assez. En mettant de côté les unités spéciales, on s’est mis à commettre trop de revirements. On a manqué de maturité », estimait l’entraîneur-chef D.J. Smith.

Les Sénateurs (1-4) vont maintenant disputer leurs trois prochains matches à l’étranger, à Las Vegas, Phoenix et Dallas, au cours de la prochaine semaine.

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Un match « parfait » pour Fournier

Le match Sénateurs-Wild ne passera pas à l’histoire comme le plus excitant, mais Julien Fournier va s’en souvenir pour le restant de ses jours.

Embauché cet été, le juge de lignes gatinois a été d’office pour son premier match en carrière dans la LNH, travaillant aux côtés des arbitres québécois Francis Charron, Gatinois lui aussi, et François St-Laurent. 

Ça s’est bien passé pour lui alors qu’il n’a pas vu une de ses décisions sur les lignes être contestée par les entraîneurs ou joueurs, et qu’il a facilement séparé les combattants, Bobby Ryan et Luke Kunin, lors de la seule bataille du match (en fait, ils ont écopé de mineures doubles vu qu’ils ont rapidement chuté).

Géant sur patins (il fait environ 6’ 6’’), Fournier était satisfait lorsque croisé dans le couloir attenant au vestiaire des officiels au CCT.

Julien Fournier (à gauche) a travaillé avec ses collègues québécois, Francis Charron, Gatinois lui aussi, et François St-Laurent.

« Ça a bien été, j’ai connu un très bon match. Il y a eu une couple de situations difficiles, mais plus ça allait, plus je gagnais de la confiance. Au début, c’est certain que c’était un petit stress, mais c’était parfait. J’avais des super bons partenaires qui m’ont bien épaulé tout au long du match, c’était excellent... Francis Charron m’a encouragé tout au long du match, c’était vraiment très spécial. La bataille en plus m’a mis aux aguets, c’était parfait », a-t-il confié.

Les Sénateurs ont souligné son premier match sur l’écran géant, montrant du même coup un groupe de parents et amis qui avaient pris place dans une loge derrière le filet d’Ottawa, portant tous des chandails zébrés. 

« C’était presque surréaliste. Le monde dans la loge avec les chandails, ils étaient tellement bruyant. Ce sont tous des gens qui m’ont appuyé tout au long de ma carrière. De savoir qu’ils étaient là aujourd’hui, ça fait tellement chaud au cœur. C’est vraiment spécial », a ajouté Fournier.

L’arbitre recrue qui partage son temps entre la LNH et la Ligue américaine aura maintenant l’occasion d’arbitrer son deuxième match dès mardi au Centre Bell lors du duel Lightning-Canadien.