Thomas Chabot, des Sénateurs, tente de contrer l’attaquant des Red Wings Andreas Athanasiou (72) en première période du match de samedi soir remporté 2-0 par Detroit au Centre Canadian Tire.

Les Sénateurs blanchis par Bernier

Les Red Wings de Detroit n’ont eu besoin que de 39 secondes, et de 35 arrêts de Jonathan Bernier, pour prendre la mesure des Sénateurs d’Ottawa 2-0 samedi soir au Centre Canadian Tire.

Ce quatrième revers de suite, et deuxième en 24 heures au retour de la pause du Match des étoiles, a été encaissé devant une foule tranquille de 15 714 amateurs qui ont vu leurs favoris s’enliser un peu plus dans la cave du classement de l’Est.

Pour l’entraîneur-chef Guy Boucher, c’était un résultat particulièrement décevant alors qu’il a vu la défensive de son club se resserrer considérablement au lendemain de son revers de 5-3 à Pittsburgh, n’ayant alloué que 21 lancers aux visiteurs.

«C’est une défaite dure à avaler. C’est une des plus grandes disparités de la saison entre nos tirs et ceux de l’adversaire, et on sort d’ici les mains vides. C’est difficile à accepter. Les gars ont donné tout ce qu’ils avaient, ils ont poussé alors qu’il aurait été facile d’abandonner en deuxième période, quand nous avons écopé de punitions», a-t-il analysé après ce deuxième coup de pinceau encaissé cette saison.

Des buts de Danny DeKeyser et Darren Helm à 39 secondes d’intervalle au premier tiers ont placé les Red Wings dans le siège du conducteur et Bernier s’est chargé du reste pour le premier blanchissage de son club cette saison, et son 17e en carrière, lui qui connaît une saison difficile (fiche de 6-12-2). 

«C’était ce genre de match où on n’a pas obtenu de ‘breaks’ et ils ont capitalisé sur ceux qu’ils ont obtenu, notamment sur le deuxième but», a souligné le gardien Craig Anderson.

Les Sénateurs pensaient avoir compté à 3:40 de la fin quand Mark Borowiecki a délogé une rondelle qui était entre les jambières de Bernier, mais le sifflet de l’arbitre avait déjà retenti.

«L’effort n’a pas été décevant, mais le résultat l’est. Nous avons dicté le jeu pendant de bons moments de ce match, estimait le défenseur Dylan DeMelo. C’était la bonne décision (le but refusé), il (Bernier) avait la rondelle et l’arbitre a sifflé, ou il avait l’intention de le faire. On ne peut pas dire grand-chose là-dessus pour se mettre dans le trouble, mais en bout de ligne, je pense que c’était la bonne décision. Nous sommes arrivés une fraction de trop tard dans cette bataille pour la rondelle.»

Bernier a été solide notamment en fin de rencontre quand Ryan Dzingel a sauté sur un retour du tir de la pointe de Thomas Chabot. Rappelé plus tôt dans la journée pour remplacer Mikkel Boedker, blessé, l’attaquant Rudolfs Balcers a frappé un poteau en première période.

«On a joué un bon match, mais quand tu alloues deux buts tôt dans le match contre un club responsable défensivement, c’est difficile de revenir. On a gardé la tête haute et nous avons obtenu beaucoup de lancers, mais leur gardien a bien joué, il n’a pas donné beaucoup de deuxièmes chances devant le but», a dit l’attaquant Zack Smith.

Celui-ci n’a pas aimé une punition pour avoir fait trébucher Justin Abdulkader en deuxième période qui a donné un avantage numérique de deux hommes aux Wings. «J’ai à peine touché sa jambière avec mon bâton et il tombe, si ce n’est pas un plongeon, je ne sais pas ce qui en est un», a noté celui qui a écopé d’une amende de 5000 $ pour un coup de coude à l’endroit de Marcus Pettersson, des Penguins, vendredi.

Les Wings (21-25-7) remportaient un troisième gain de suite, cette victoire étant la 914e empochée sous leur directeur général Ken Holland, établissant un nouveau record d’équipe alors qu’il le partageait auparavant avec Jack Adams. 

Les Sénateurs (19-28-5) sont bons derniers au classement général de la LNH, un point derrière les Kings de Los Angeles, et ils rendront maintenant visite aux Maple Leafs de Toronto mercredi lors de leur prochaine sortie.