Tristan Scherwey (93) a redonné l’avance aux Sénateurs en marquant le deuxième but des siens au cours de la troisième période.

Les Sénateurs battent les Leafs en match préparatoire

Les Sénateurs d’Ottawa sont toujours invaincus en 2019-2020.

Dans le premier match préparatoire de septembre, mardi soir à St. John’s, ils ont même réussi à s’offrir une victoire contre les puissants Maple Leafs torontois.

Maxime Lajoie, le joueur invité Tristan Scherwey et Anthony Duclair ont été les marqueurs dans un gain de 3-1.

Alex Formenton n’a pas participé au pointage, mais ce n’est pas grave. Pour lui, ce n’est pas vraiment le départ, qui compte.

Il vise le succès à long terme.

En 2017, à 18 ans, le jeune ailier de Barrie a surpris tout le monde avec sa grande vitesse. Il a tellement causé une belle surprise qu’il a convaincu Pierre Dorion de lui faire une place.

L’expérience n’a pas été particulièrement concluante. Il a signé son contrat professionnel le 2 octobre. Treize jours plus tard, on le renvoyait chez les juniors.

Entre les deux, il a eu la chance de disputer un seul match. Ses lames n’ont même pas touché à la glace pendant cinq minutes.

En 2018, on était un peu moins surpris de voir Formenton se tailler une place avec le grand club, au terme du camp d’entraînement.

Cette fois, l’entraîneur-chef Guy Boucher l’a utilisé dans neuf rencontres, avant de suggérer qu’on le retourne, à nouveau, à son club junior.

« Je ne me sens pas nécessairement comme un vétéran parce que j’ai réussi à survivre à deux camps d’entraînement », commentait-il, mercredi matin, avant de s’envoler vers les Maritimes.

« Cette fois, j’aurai l’impression de réussir si je parviens à passer la saison au grand complet à Ottawa. J’ai vécu de grandes déceptions, dans les deux dernières années, quand j’ai été obligé de partir. »

« Cette fois, je veux rester. »

Il aura certainement d’autres opportunités de prouver qu’il a les capacités de rester, d’ici la fin du calendrier préparatoire.

La commande est claire. Chaque année, dans les 31 villes de la LNH, les entraîneurs répètent essentiellement la même histoire, quand vient le temps de parler des jeunes attaquants talentueux.

D.J. Smith l’a fait, pas plus tard que mardi matin.

Il parlait des choses que Josh Norris doit accomplir s’il veut éviter de passer par la Ligue américaine.

Mais, essentiellement, il aurait pu parler de n’importe qui d’autre.

« C’est une question de petits détails. Il n’est pas facile de faire son apprentissage dans la LNH. Il n’est pas évident d’apprendre à jouer sans la rondelle quand on affronte les meilleurs joueurs au monde. Quand nous allons affronter les Maple Leafs, sur la route, nos jeunes joueurs vont parfois se retrouver sur la patinoire en même temps que John Tavares. Quand ça va se produire, ils devront comprendre qu’ils ne sont pas les meilleurs joueurs offensifs sur la glace. »

En santé

Alex Formenton possède peut-être une petite longueur d’avance sur d’autres jeunes joueurs parce qu’il a vécu plus d’une déception dans la dernière année.

Il a vécu un deuxième deuil, en décembre 2018, quand il a subi une blessure sérieuse au camp d’Équipe Canada junior.

On pensait qu’il serait le capitaine de l’équipe qui visait la médaille d’or.

Il a finalement regardé, à la télévision, les matches d’une formation qui a raté le podium.

« J’ai quand même soutenu les gars. Je suis fier de ce qu’ils ont pu accomplir », affirme celui qui se dit complètement guéri.

« Traverser des épreuves comme ça, en début de carrière... Ça peut juste m’aider pour la suite. »

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LA GLACE EST BRISÉE POUR LE NOUVEL ENTRAÎNEUR

D.J. Smith n’avait pas l’air trop nerveux, alors qu’il s’apprêtait à diriger son premier match dans la Ligue nationale de hockey.

Il semblait même plutôt à l’aise, au moment de quitter le Centre Canadian Tire pour se rendre à l’aéroport. Il avait un peu l’impression de rentrer chez lui.

Il a passé presque toute sa carrière de joueur sur le gros rocher des Maritimes.

Il a porté les couleurs des Maple Leafs de St. John’s, principal club-école des Leafs de Toronto, pendant cinq saisons.

« Je ne connais pas trop les règlements. Je devrai peut-être subir une nouvelle cérémonie d’initiation », a-t-il lancé, à la blague.

On parlera dans les prochains paragraphes du « Screech-in », un rite de passage fort populaire à Terre-Neuve.

On demande souvent aux gens qui visitent St. John’s pour la première fois de goûter le Newfoundland Screech, un rhum produit par la Newfoundland and Labrador Liquor Corporation. Après avoir goûté l’alcool, le néophyte doit ensuite embrasser une morue.

Sans blague.

« On m’a remis un certificat, quand je l’ai fait la première fois. Mais le certificat n’est peut-être plus valide. Ça doit faire au moins 17 ou 18 ans, déjà... »

Smith a ensuite dit, de façon plus sérieuse, tout le bien qu’il pense des gens qui vivent à Terre-Neuve.

« J’étais un très jeune homme quand j’ai commencé ma carrière. J’ai adoré cet endroit. Les gens qui vivent à Terre-Neuve sont extrêmement gentils et accueillants. Je suis toujours heureux de les revoir. »

On commence à tranquillement connaître l’homme qui a été choisi pour succéder à Guy Boucher, derrière le banc des Sénateurs.

Smith aime bien s’amuser.

Au terme de chaque séance d’entraînement, depuis le début du camp, il rassemble ses joueurs au centre de la glace. Il pose alors une question d’intérêt général. Si personne ne connaît la réponse, tout le monde doit faire un tour de patinoire à pleine vitesse.

« Je faisais ça pour m’amuser dans les rangs juniors. On commence l’année avec des questions faciles, mais ça se complique avec le temps », explique-t-il.