Chris Phillips .

Les revirements, l'histoire du match... et de la saison

Quand les journalistes ont eu accès au vestiaire, en fin de soirée, Chris Phillips se tenait debout, tout seul, au milieu de la place.
«Quel match affreux», furent les premiers mots qui ont quitté sa bouche.
«Toujours la même histoire. Les revirements. Nous avons pris des mauvaises décisions avec la rondelle tout au long de la soirée. Nous avons pris des mauvaises décisions avec la rondelle tout au long de l'année. Ce n'est pas une question d'indifférence. Au contraire. On veut gagner. On veut participer aux séries. C'est notre bonne volonté qui nous pousse à commettre ces erreurs.»
Il a été l'auteur du pire des revirements. Son revirement a mené au but de Benoît Pouliot. Ce but a changé complètement l'allure du match.
«J'en ai commis plein d'autres. Une soirée terriblement difficile pour moi», a-t-il conclu.
Paul MacLean n'a pas cherché à le protéger. L'entraîneur croit aussi que son vétéran défenseur a été, en partie, responsable de la défaite.
«Au hockey, il faut prendre certaines décisions rapidement. Chris aurait pu compléter une belle passe sur cette séquence, il ne manquait pas d'options. Il a trop attendu, il a fini par se débarrasser de la rondelle», a résumé l'entraîneur après le match.
«Nous avons bien commis une quinzaine de revirements du genre durant cette partie. C'est l'histoire de notre saison. Nos joueurs ont la rondelle. De belles options de passe sont disponibles. Ils trouvent le moyen de refiler la rondelle à l'adversaire...»
Phillips a été le premier joueur à se présenter devant les journalistes mais il n'a pas été le dernier. Robin Lehner a eu le courage de se présenter dans le vestiaire et de répondre à toutes les questions.
«Pas question de me cacher», déclare-t-il.
«C'est une mauvaise passe. J'en ai déjà vécu une du genre à mes débuts à Binghamton. Je me suis relevé à l'époque. Je vais encore me relever cette fois-ci.»