Jean-Gabriel Pageau n’a pas oublié tout ce que son père a fait pour lui.
Jean-Gabriel Pageau n’a pas oublié tout ce que son père a fait pour lui.

Les papas des Sénateurs arrivent en ville

S’amener en ville pour participer au « voyage des pères » des Sénateurs aura été pas mal plus difficile pour Peder Nilsson que pour Jean Pageau.

Le premier a franchi environ 5800 kilomètres entre Lulea, dans le nord de la Suède, et la capitale nationale pour obtenir la chance de voir son fils Anders à l’œuvre. Comparez cela aux quelque 30 kilomètres qui séparent la résidence du paternel de Jean-Gabriel Pageau, dans le secteur Hull de Gatineau, du Centre Canadian Tire à Kanata.

« Mon père est arrivé il y a quelques jours déjà, c’est bien tombé, il a pu venir au match (de mercredi) à Montréal, il a pris un train, ça se fait bien, juste deux heures. Il va passer un peu plus d’une semaine ici et il va voir plusieurs matches. Ça lui a pris quelques vols pour se rendre ici, mais ce n’est pas si pire. Il vient habituellement une fois par saison », a raconté Nilsson, qui sera d’office à nouveau samedi en l’absence de Craig Anderson (Marcus Hogberg devrait obtenir un départ soit à Sunrise ou Tampa Bay, a indiqué D.J. Smith vendredi).

« Mes deux parents (maintenant divorcés) ont fait beaucoup pour me permettre de me rendre jusqu’ici. Ils ont acheté beaucoup d’équipement et ils m’ont amené à plusieurs entraînements tôt le matin, alors que les distances pour se rendre aux arénas dans le nord de la Suède étaient assez longues. Sans l’appui de nos parents, aucun d’entre nous ne serait ici aujourd’hui. Mon père était un gardien avant que j’arrive sur cette Terre, et il ne s’est pas objecté quand j’ai choisi d’être un gardien quand j’étais jeune », a-t-il ajouté.

Nilsson père en sera à son troisième voyage du genre, après ceux avec les Canucks de Vancouver et les Sabres de Buffalo.

Il en ira de même pour Jean Pageau, d’après le témoignage de son rejeton.

« C’est toujours quelque chose qui est spécial pour les pères, mais pour les joueurs aussi. Sans rien enlever aux mamans qui ont été là pour nous appuyer quand on était jeunes et qui nous appuient encore, c’est souvent les pères qui ont mis beaucoup de temps dans nos carrières. Je me souviens encore que mon père Jean m’amenait patiner au parc St-Jean Bosco le matin à 6 h avant que lui aille travailler. Tu regardes tous les sacrifices qu’ils ont faits pour mettre ma carrière en avant de la leur des fois, de mettre l’emphase sur mon bonheur, je suis vraiment chanceux et il mérite ce petit voyage-là en Floride », estime-t-il.

« Il m’a coaché jusqu’au niveau atome et maintenant, il me coache encore parfois après les matches, me donne des petits conseils. Il y en a que je prends et d’autres que je laisse, a-t-il ajouté en riant. Mais je sens toujours son appui. Avoir l’appui de tes parents, de ton père, c’est toujours encourageant. Il est là à pas mal tous les matches locaux, et il regarde les autres à la télé. Je suis chanceux d’avoir mon père qui est là tout le temps, dans les bons et les mauvais moments, les blessures et tout. »

Brady Tkachuk aura un voyage un peu différent de l’an dernier, son père Keith étant présentement à Calgary pour voir son frère Matthew. « C’est mon grand-père John (surnommé Chuck) qui va venir à sa place, il est pas mal excité et moi aussi. Il donnait un gros coup de main à mes parents quand nous étions jeunes », a-t-il dit.

L’entraîneur-chef D.J. Smith voit la présence des pères (et grand-père) pour les prochains jours d’un bon œil. « Ça va donner de l’énergie aux gars à un temps de l’année, entre les 30e et 50e matches, où le niveau diminue. C’est toujours bon de jouer devant des proches et ça va être bon pour eux de voir comment la LNH fonctionne en arrière-scène », a dit Smith, qui aurait souhaité partager une telle expérience avec son défunt père du temps où il jouait lui-même.

Entre les lignes

Smith a fait savoir que le gardien Craig Anderson a recommencé à patiner jeudi, mais il ne reviendra pas avant une autre semaine. Il fera le voyage en Floride avec ses coéquipiers pour voir sa propre famille, évidemment... Le défenseur Christian Wolanin a recommencé à patiner il y a trois semaines environ, mais il n’est pas proche d’un retour au jeu... Smith est content de voir son ancien patron quand il a commencé comme entraîneur-adjoint à Windsor, Bob Boughner, obtenir une deuxième chance comme entraîneur-chef dans la LNH, prenant la relève de Peter DeBoer à San Jose. « Tu attends toute ta vie pour avoir une chance (dans la LNH) et tu ne sais jamais comment ça va aller. Je lui ai parlé et les circonstances ne sont pas excellentes, mais il est excité d’avoir cette opportunité », a-t-il dit au sujet de celui qui a déjà dirigé les Panthers de la Floride (2017 à 2019).